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Critique
Qu'ils portent l'uniforme pour le prestige, pour faire comme papa ou comme dans les classiques du cinéma , les "héros" du "Petit lieutenant" ont tôt fait de déchanter: entre paperasse, bar du coin et salle d'autopsie, la P.J. a le quotidien grisâtre et d'une banalité a mille lieues des films de Melville, Fincher et Leone dont les affiches ornent abondamment les tristes bureaux.
C'est cette routine que s'attache a suivre au plus près Xavier Beauvois dans son film, suivant a la trace le parcours d'une nouvelle recrue, ayant quitté la province en laissant femme et famille derrière parce que "c'est a Paris que "ça" se passe", cherchant a trouver ses marques au sein d'une équipe tout en navigant a vue entre racisme ordinaire, exercices de tir et désillusions.
Stylistiquement et scénaristiquement très proche du "Scènes de crime" de Frédéric Schoendoerffer, de part son approche quasi documentaire du sujet et son choix d'utiliser sa vague intrigue principalement comme révélateur du caractère de ses personnages, le film repose beaucoup plus sur ses dialogues que ses scènes d'action.
Des scènes de planque propices a la confidence en passant par le tragique passé de Nathalie Baye révèlé parcimonieusement tout au long du film, d'une folle course tous gyrophares allumés pour, l'espace d'un instant, se croire dans "French Connection" aux retrouvailles maladroites des week-end provinciaux, les personnages se dessinant peu a peu a coup de frustrations, d'éclats de rire et de coups de gueule, parviennent sans mal a se rendre attachants et terriblement humains.
Uniquement desservi par un final trop précipité, tachant de mettre en 10 minutes chrono un point final a l'ensemble, le film s'achève sur l'un des nombreux superbes plans du film, bouclant brillamment le tout en une bouleversante expérience.
C'est cette routine que s'attache a suivre au plus près Xavier Beauvois dans son film, suivant a la trace le parcours d'une nouvelle recrue, ayant quitté la province en laissant femme et famille derrière parce que "c'est a Paris que "ça" se passe", cherchant a trouver ses marques au sein d'une équipe tout en navigant a vue entre racisme ordinaire, exercices de tir et désillusions.
Stylistiquement et scénaristiquement très proche du "Scènes de crime" de Frédéric Schoendoerffer, de part son approche quasi documentaire du sujet et son choix d'utiliser sa vague intrigue principalement comme révélateur du caractère de ses personnages, le film repose beaucoup plus sur ses dialogues que ses scènes d'action.
Des scènes de planque propices a la confidence en passant par le tragique passé de Nathalie Baye révèlé parcimonieusement tout au long du film, d'une folle course tous gyrophares allumés pour, l'espace d'un instant, se croire dans "French Connection" aux retrouvailles maladroites des week-end provinciaux, les personnages se dessinant peu a peu a coup de frustrations, d'éclats de rire et de coups de gueule, parviennent sans mal a se rendre attachants et terriblement humains.
Uniquement desservi par un final trop précipité, tachant de mettre en 10 minutes chrono un point final a l'ensemble, le film s'achève sur l'un des nombreux superbes plans du film, bouclant brillamment le tout en une bouleversante expérience.


