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Critique
Clint Eastwood n'a plus rien à prouver quant à ses talents de réalisateur, mais l'homme aime les défis. Il va donc raconter l'une des batailles les plus sanglantes de la guerre du Pacifique, selon le point de vue des deux camps.
Comme il le dit lui même: «Mémoires de nos pères n'est pas un film de guerre mais un film sur la guerre». Le cinéaste tient à démontrer l'absurdité de la guerre à travers différents personnages: les conséquences néfastes avec Ira Hayes qui sombre dans l'alcoolisme, la gloire aussi importante qu'éphémère avec Rene Gagnon, la camaraderie avec John "Doc" Bradley (joué par un Ryan Philippe irréprochable).
Eastwood joue avec les flash-backs pour montrer l'horreur de la guerre et le faste des dirigeants qui se persuadent que c'est pour la bonne cause. Malheureusement ces retours en arrière nuisent à la fluidité du film qui semble un peu trop long et un peu rébarbatif dans la deuxième moitié.
Le cinéaste et son directeur de la photographie, Tom Stern prennent le même parti que Spielberg (qui produit ici le film) pour Il Faut Sauver le Soldat Ryan en «délavant» la pellicule lors des scènes de guerre. Ceci permet de rendre un effet authentique aux scènes de batailles. De plus, en contrastant avec une colorimétrie élevée dans les scènes de la tournée des ventes de Bons, le réalisateur renforce l'opposition entre le sort des dirigeants et celui des soldats.
Mémoires de nos Pères, même bancal dans sa deuxième partie, reste un grand film humaniste dans la veine des réalisations précédentes de Clint Eastwood.
Comme il le dit lui même: «Mémoires de nos pères n'est pas un film de guerre mais un film sur la guerre». Le cinéaste tient à démontrer l'absurdité de la guerre à travers différents personnages: les conséquences néfastes avec Ira Hayes qui sombre dans l'alcoolisme, la gloire aussi importante qu'éphémère avec Rene Gagnon, la camaraderie avec John "Doc" Bradley (joué par un Ryan Philippe irréprochable).
Eastwood joue avec les flash-backs pour montrer l'horreur de la guerre et le faste des dirigeants qui se persuadent que c'est pour la bonne cause. Malheureusement ces retours en arrière nuisent à la fluidité du film qui semble un peu trop long et un peu rébarbatif dans la deuxième moitié.
Le cinéaste et son directeur de la photographie, Tom Stern prennent le même parti que Spielberg (qui produit ici le film) pour Il Faut Sauver le Soldat Ryan en «délavant» la pellicule lors des scènes de guerre. Ceci permet de rendre un effet authentique aux scènes de batailles. De plus, en contrastant avec une colorimétrie élevée dans les scènes de la tournée des ventes de Bons, le réalisateur renforce l'opposition entre le sort des dirigeants et celui des soldats.
Mémoires de nos Pères, même bancal dans sa deuxième partie, reste un grand film humaniste dans la veine des réalisations précédentes de Clint Eastwood.

