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Critique
"Le point de non retour" a les qualités essentielles qu’on pourrait également reconnaître au "Guet-Apens" de Sam Peckinpah ou au superbe "Get Carter" de Mike Hodges. Fracassante brutalité, minéralité de l’intrigue et des caractères, scabreuses situations balancées sous une forme particulièrement moderne et audacieuse : John Boorman, encore débutant et lorgnant fort sur l'excellent "A Bout Portant" réalisé par Don Siegel trois années plus tôt, connait ses classiques et choisit l'âpreté pour véhiculer son message.
Prototype même du hard boiled sec sans le moindre tralala cosa nostresque (le genre de film de mâles envers lequel Tarantino a une dette évidente et reconnue), "Le point de non retour" est une production sèche, nerveuse et couillue, comme le spectateur masculin aime à s’en envoyer parfois encore, pour se prouver peut-être qu'il est toujours un homme un vrai, même au pays de Johnny Depp et Orlando Bloom. A noter tout de même le hic principal du film, son score un peu pourri, en tous cas pas aussi inspiré que la caméra classieuse de Boorman ou que le jeu monolithique d’un épatant Lee Marvin, qui réussit là ce que ce revanchard de Bronson fait justicier ne parviendra jamais à offrir.
Mais pour le reste, "Le point de non retour" sent la bonne vieille testostérone des familles : le plaisir est indéniablement au rendez-vous, on a quand même droit à du sacré putain de chié de bordel de merde de film solide et ultra-burné, les gars !
Prototype même du hard boiled sec sans le moindre tralala cosa nostresque (le genre de film de mâles envers lequel Tarantino a une dette évidente et reconnue), "Le point de non retour" est une production sèche, nerveuse et couillue, comme le spectateur masculin aime à s’en envoyer parfois encore, pour se prouver peut-être qu'il est toujours un homme un vrai, même au pays de Johnny Depp et Orlando Bloom. A noter tout de même le hic principal du film, son score un peu pourri, en tous cas pas aussi inspiré que la caméra classieuse de Boorman ou que le jeu monolithique d’un épatant Lee Marvin, qui réussit là ce que ce revanchard de Bronson fait justicier ne parviendra jamais à offrir.
Mais pour le reste, "Le point de non retour" sent la bonne vieille testostérone des familles : le plaisir est indéniablement au rendez-vous, on a quand même droit à du sacré putain de chié de bordel de merde de film solide et ultra-burné, les gars !


