Men in black 3

Men in black 3D




14 mai. 2012 Par Aude Boutillon Star Rating 5

 

1997. Tandis que Paul Verhoeven manie brillamment l'humour et la SF pour signer un pamphlet assassin avec Starship troopers, une autre comédie extraterrestre sensiblement plus inoffensive voit le jour, portée par un tandem d'agents antipodiques aux confrontations irrésistibles : Men in black. Un succès retentissant, qui justifiera la mise en chantier d'une suite nettement plus oubliable. Dix ans plus tard, J et K sont de retour sur le terrain, prêts à en découdre avec les suspicions de spectateurs flairant le bon coup commercial plutôt que l'intention sincère et généreuse de combler les fans nostalgiques.

Si la réunion des deux têtes d'affiches de la saga pouvait constituer l'argument central -voire unique- du second opus, MIB 3 choisit au contraire de tabler sur la séparation physique des deux acteurs pendant une majeure partie du film. Face à un alien belliqueux fraîchement échappé de prison, détenteur du pouvoir  de voyager dans le temps et un poil remonté contre le responsable de son incarcération, J n'a en effet d'autre choix que de bondir vers l'année 1969, afin de sauver son partenaire, que Boris l'Animal, version 2012, a fermement l'intention d'abattre. Exit Tommy Lee Jones, donc, et place à Josh Brolin, qui fait illusion sans grand mal en Agent K rajeuni d'une petite quarantaine d'années. C'est sans céder aux sirènes de la caricature que l'acteur parvient effectivement à s'approprier la gestuelle et l'intonation de son aîné et futur-moi, que l'on devra se contenter de réapercevoir furtivement à l'occasion de la scène de fin du film. Si les afficionados du couple J/K devront ainsi se résoudre à renoncer à l'alchimie qui unissait Will Smith à Tommy Lee Jones, la prestation de son double rafraichi reste suffisamment convaincante pour ne pas menacer l'existence même du personnage, malgré l'absence de son interprète principal. Dommage, lorsque la complicité est indubitablement installée, d'assister à de laborieux échanges comiques excessivement écrits, additionnés à des gags d'un niveau général décevant, et qui amènent à regretter la fraîcheur de l'humour du premier épisode. Passé quelques sketches poussifs, le contexte historique ne sera ainsi pas particulièrement exploité (deux hippies, Andy Warhol, Yoko Ono, du papier peint à losanges, terminé) et fait davantage office de prétexte au développement de l'intrigue, qui saisit l'opportunité d'un événement bien particulier de l'année concernée pour installer son dénouement.

Après des mois de querelles et de reports semblerait-t-il relatifs au script du film, on ne pouvait que craindre un scénario bouclé en catastrophe, décousu et incohérent. Si le résultat est bien moins calamiteux que prévu, il n'en est pas moins bringuebalant, la faute notamment à des incohérences liées aux problématiques de time-line que n'aurait pas renié ce bon JJ Abrams. Le sort de la planète, en fort mauvaise posture au départ de J, est quant à lui largement snobé au profit du développement de la relation des deux personnages principaux, et qui s'achèvera -en partie- sur un ton résolument guimauve, alors que l'humanité du personnage grincheux et indéridable incarné par Tommy Lee Jones avait déjà été soulignée avec bien plus de subtilité par le passé. On regrettera également l'absence notoire d'un méchant pourtant charismatique, malgré une catchphrase lourdingue, qui apparaîtra de façon relativement sporadique avant la confrontation finale. Il faudra qui plus est se contenter de ces manifestations, le bestiaire se faisant relativement faiblard au sein de cette troisième épopée, à l'exception d'une séquence riche en étrangetés, prenant place dans un restaurant chinois. Côté 3D, enfin, rien de nouveau sous le soleil, avec des effets qui, sans agresser la rétine du spectateur, peinent une fois de plus à en justifier le recours.

Sorti du capital sympathie de la saga Men in Black, et passé le plaisir de retrouver un tandem efficace, tempéré par l'absence d'un des deux protagonistes durant une bonne partie du film, difficile de voir en son troisième opus un épisode solide et complet, MIB 3 se contentant d'exploiter les bases installées par son prédécesseur pour emporter l'adhésion, sans particulièrement en enrichir la mythologie, ni même les tenants et aboutissants. Divertissant, mais loin de constituer un ultime épisode pleinement satisfaisant.



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Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Un peu trop long par endroits, ce 3ème volet reste néanmoins aussi plaisant que les deux précédents, avec un soupçon d’émotions en plus et où tous les éléments s’emboîtent plutôt bien à la fin.

Didier Verdurand :

Star Rating 7
Une vraie bonne surprise, et peut-être le meilleur de la trilogie.

Tonton BDM :

Star Rating 7
Généreux, bon enfant et surtout très, très drôle : les années passent mais le cinéma de Barry Sonnenfeld ne change pas. Les amateurs seront aux anges !

Sandy Gillet :

Star Rating 6
On pensait trouver une équipe en total roue libre et on obtient un opus assez malin et très respectueux de son vivier de fans. Bref, le produit calibré par excellence et dans le bon sens du terme cette fois-ci.

Patrick Antona :

Star Rating 5
Bien feignant comme les 2 précédents épisodes de la série, mais un poil plus relevé grâce au pastiche du (non) jeu de Tommy Lee Jones effectué par Josh Brolin et le côté suranné de l’entreprise.

Aude Boutillon :

Star Rating 5

Laurent Pécha :

Star Rating 4
Répétitif malgré la fausse bonne idée de Josh Brolin en jeune Tommy Lee Jones, MIB 3 n’offre rien pour élever le niveau d’une franchise passée de mode.


250109/09/2012 10:18 par 2501

Ca pue le réchauffé et le has been mais… 1. je m’amuse plus là devant qu’avec les superhéros de cette année 2. c’est bien mieux que le 2ème opus, donc contrat quand même rempli (j’en attendais rien fait dire). Alors oui c’est un peu la roue libre en mode Will Smith show. La [...] LIRE LA SUITE
Gregmond12/07/2012 12:25 par Gregmond

Putain, c’est moche. Je n’ai jamais revu le premier, mais les effets étaient déjà aussi cheap ? A voir pour observer Josh Brolin qui joue Tommy Lee Jones. Ca, c’est drôle. LIRE LA SUITE
Dr. GERO25/06/2012 20:31 par Dr. GERO

J’y suis allé à 2€50 histoire de ne pas prendre trop de risques. Et bien j’ai bien fait ! LIRE LA SUITE

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