Rubber

Rubber




09 nov. 2010 Par Vincent Julé Star Rating 7

 

No reason or No sense ? C'est la question qui se pose dès les premières images de Rubber, qui cassent le quatrième mur et prennent à partie le spectateur, du film comme de la salle. Après, bien sûr, qu'une voiture de police ait renversé des chaises en plein désert ! o_0 Ainsi, un shérif sorti du coffre explique qu'il n'y a pas de raison au fait qu'E.T. soit marron, que Le pianiste doive se cacher ou que les jeunes de Massacre à la tronçonneuse n'aillent pas pisser. Et au film d'être un hommage à ce no reason. Ouais, sauf qu'à ces questions, il y a des raisons, voire même que ce sont des questions qui n'ont pas de raison d'être. Alors quoi, hommage au cinéma d'exploitation, au cinéma en général ou au no cinema ?

Quentin Dupieux est donc déjà parti loin, très loin, et certains diront qu'il est perdu dans son désert ou qu'il a plus sa place à la FIAC. Œuvre expérimentale, court gonflé en long ou OFNI... il n'y a pas a priori pas de raison à Rubber d'exister, si ce n'est celle, essentielle et unique, d'exister ou plutôt de faire exister. Robert le pneu. Le réalisateur crée ainsi la vie et l'empathie à partir de rien, enfin d'une merde de caoutchouc. Ses premiers pas, sa première canette écrasée, son premier animal éclaté, son premier amour, son premier meurtre... le spectateur est le témoin de la plus belle et tragique des histoires : la naissance, la vie et la mort d'un monstre malgré lui, comme dans les meilleures séries B ou Z.

Jamais, non jamais, un pneu serial killer psychopathe télépathe n'avait été filmé comme ça. Ce qui vient d'être écrit n'a aucun sens ?  No reason. Le film met alors en branle un langage cinématographique connu, de Lynch à Cronenberg en passant par les Monty Python ou la Roxane Mesquida, pour prouver que oui, c'est possible, il n'y a pas de raison. D'ailleurs, cela aurait aussi marché avec un Steak.



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Tonton BDM :

Star Rating 9

Vincent Julé :

Star Rating 7

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Star Rating 6

Sandy Gillet :

Star Rating 6
C’est con mais qu’est-ce que c’est bon, mais qu’est-ce que c’est con !

Laurent Pécha :

Star Rating 5
Quentin Dupieux a tenté l’exploit du fabuleux pitch de court-métrage en long-métrage. Pari à moitié raté mais l’audace et la singularité de l’entreprise méritent de belles louanges.


dinoj10/04/2011 15:51 par dinoj

Plus ou moins comme les précédents avis positifs : bien moins scotchant et électrisant qu’un Steak, mais tout de même un très bon moment pour un film partageant la modestie d’une série B avec l’ambition d’une innovante récréation par de singuliers dispositifs. 7.5/10 LIRE LA SUITE
humanzoo196705/04/2011 13:14 par humanzoo1967

J’avoue avoir loupé Steak (alors que ça me disait) et Rubber aussi (faut dire, il est pas passé longtemps). Mais alors de l’entendre se plaindre comme il l’a fait avec ses “moi je” et ben ça m’a pas donné envie de connaitre son œuvre. Fincher, par contre … j’adore ;-) LIRE LA SUITE
Julien Foussereau05/04/2011 12:14 par Julien Foussereau

Je ne pense pas que tu aies lu dans ce cas, l’interview de ce mossieur. Je l’ai fait lire à ma femme qui ne connaissait rien du film ni de Dupieux (Dupneu?) et elle m’a dit après avoir lu : “et ben, il ne se prend pas pour de la [...] LIRE LA SUITE

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