Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Quand Mario Van Peebles réalise New Jack City en 1991, c'est encore un acteur de seconde zone. De son père, Melvin Van Peebles (réalisateur de Sweet Sweetback's Baad Asssss Song, originaire de la blaxploitaxion avant que le genre ne tombe dans une dérive commerciale), il a certainement hérité l'envie de faire un long-métrage.
Un flic (Ice T) intègre un gang de la drogue, dont le chef (Wesley Snipes) est prêt à tout pour assouvir sa soif de pouvoir. Mario Van Peebles se réserve un rôle secondaire, de policier, sans doute pour ne pas trop se détacher de la réalisation.
Comme le célèbre film se son père, la communauté afro-américaine est au premier plan de son film. Van Peebles traite du problème de la drogue en adoptant tous les points de vues. Le scénario manque parfois de subtilités mais l'auteur est sincère !
Le problème de New Jack City est sa mise en scène, le jeu des acteurs, la musique. Tout ceci a mal vieillit (le film n'a même pas quinze ans) et porte le poids de son époque, celle des 80's et début 90's (les clips flashy, tec ), pas une période artistique cruciale. Et dès lors la vision devient très pénible, en dépit de son message. A contrario, la mise en scène de son père, ancré dans les 70's, fait toujours preuve d'autant d'audace !
Il manquait sans doute de la maturité à Mario Van Peeble à l'époque, tout comme dans ses choix en tant qu'acteurs. Il serait intéressant de voir quel film Van Peebles en ferait aujourd'hui. Ou alors tout simplement il n'aura jamais le talent de son père...Malgré ses défauts, c'est un film qu'on aime de toute façon !


