Des hommes et des dieux

Des hommes et des dieux

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07 aoû. 2010 Par Fha Star Rating 8
1996. Sept moines français de Tibhirine sont retrouvés morts. Un choc profond pour tous, qui retranscrit la puissance des actes de violences propagée par les groupes terroristes extrémistes d’alors. Deux mystères planent pourtant toujours sur cette affaire : l'identité des assassins ainsi que leur but et la circonstance exacte de la mort des hommes de dieux. Le chamboulement fit en tout cas ressurgir les vieux démons de la guerre d’Algérie pour entremêler des questions d’ordres religieuses, politiques et humaines.

Le film de Xavier Beauvois, "Des Hommes et des Dieux", propose de suivre ces moines peu de temps avant leur enlèvement. Tout comme pour "Le Petit Lieutenant" pour lequel il avait intégré une section de la PJ, Beauvois s’est ici littéralement immergé du monde religieux et de la vie provinciale algérienne. La première chose qui frappe est ainsi l’aspect documentaire du film, qui s’appuie sur une description précise de leur routine et du milieu dans lequel ils vivent. Entre la pauvreté volontaire des moines et celle des villageois, c’est un climat de calme et d’entre aide qui règne dans ces montagnes.

Les moines connaissent ensuite terrorisés la visite des hommes armés qui recherchent un médecin. En leur refusant tout aide, ils accroissent leur chance de mourir et soulèvent la question clef du film, faut-il ou non rester sous les pressions ? Durant la majorité du temps c’est à une crise identitaire et religieuse que nous confronte "Des Hommes et des Dieux". Peur, lâcheté, croyance,… ou autant d’idées fondamentales que ces hommes vont se remettre en tête au risque de leur vie pour finalement prendre une décision commune unanime.

Comment alors retranscrire ce moment de crise intellectuel? C’est le grand pari du film. Pari gagné qui est atteint aisément à travers nombre de scènes très juste qui réussissent à englober la plupart des questions soulevées. Pourtant rien n’est jamais dit clairement, rien n’est jamais souligné, c’est dans sa globalité que le film prend forme comme c’est dans leur unicité que ses hommes trouvent du courage.

Extrêmement âpre et sans fioriture aucune, le film connaît pourtant une scène plus libre. Celle du Lac des Signes. Un ultime repas filmé sans dialogues sous la musique de Tchaïkovski, qui a elle seul résume tout. Les visages de ces hommes montrent leur amour, leur bonheur, leur tristesse, leur désarroi aussi. Tout cela sans un dialogue, sans un rajout inutile. A l’image d’un film précis, courageusement lumineux dans sa simplicité qui va jusqu’à nous faire comprendre la foi. Un Grand Prix mérité.


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Didier Verdurand :

Star Rating 8
La version longue d’un chef d’Å“uvre d’1h40.

Ilan Ferry :

Star Rating 8
Beauvois dissèque la foi dans ce qu’elle a de plus pure et sincère. Un film en état de grâce bien que très austère.

Laurent Pécha :

Star Rating 8
Difficile d’accès, Des hommes et des dieux parvient à atteindre un Everest cinématographique : rendre tangible sur un écran la foi humaine.

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Une plongée vertigineuse dans la foi intime et la croyance des hommes… en l’Homme. Un film partial, épique et lumineux !

Patrick Antona :

Star Rating 7

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Une introspection d’une rare justesse et sans prêchi-prêcha religieux de la foi de l’Homme en lui-même et en Dieu.


dodeskaden26/02/2011 18:15 par dodeskaden

Vu en salle : de beaux paysages. 7/10 LIRE LA SUITE
conn220/02/2011 11:37 par conn2

Finalement, j’ai pris le courage de le voir, ce film (certe pas en salle) après, il est vrai, son succès public et son prix à Cannes. Soyons honnête. Je n’avais aucune vie d’aller un film sur les moines à sa sortie dans les salles..surtout qu’il n’y a pas Angelina Jolie et [...] LIRE LA SUITE
Commissaire Juve05/02/2011 13:27 par Commissaire Juve

Un jour, ailleurs, j’ai posté ça : Lambert Wilson à propos de Des hommes et des dieux… A une époque où on nous dit d’avoir peur des autres, ce qui est super, c’est que, eux… ils disent : “N’ayons pas peur !” Ouaaaaah ! “N’ayons pas peur”… Et on les a retrouvés coupés en [...] LIRE LA SUITE

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