Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Réaliser l’adaptation ciné d’un feuilleton est toujours un exercice délicat. Surtout lorsqu’il s’agit du cultissime Mission Impossible. Brian De Palma, lui, l’a osé. En centrant son récit sur un Ethan Hunt bien mal barré puisque suspecté de trahison et traqué où qu’il aille. Tombée dans un guet-apens savamment orchestré, toute son équipe y est passée, sauf lui. Seul rescapé, il se met à la recherche du véritable criminel et d’une vérité dont il est loin de se douter …
A la mise en scène, De Palma enchaîne les morceaux de haute voltige. La science du réalisateur se ressent constamment à l’écran, dans sa volonté de bluffer, d’étonner. Au niveau de l’action, il n’y a rien de bien neuf. Tout est joliment calibré pour en mettre plein la vue, à l’hollywoodienne. Hormis bien entendu cette scène ridicule de l’hélico versus TGV, moment qu’il aurait été souhaitable de zapper au montage. C’est plutôt du côté du scénario qu’il faut chercher l’intérêt de l’objet. Tricoté à la manière d’un puzzle hitchcockien, celui-ci s’orchestre selon un jeu malicieux où le chat se travestit en souris pour mieux charger sa proie.
Mais ce Mission Impossible-là, si personnel soit-il à son auteur, est bien une commande. Une commande à la gloire de son producteur, l’omniprésent Tom Cruise. Intelligemment, monsieur s’est donné le beau rôle. Bien dirigé, comme le reste de la distribution, il emmène mécaniquement ce ballet hollywoodien qui s’achève sur une pirouette inoubliable et cauchemardesque. Ô combien haïssable, ce dénouement enlève grandement de sa saveur au film. La série ne le méritait pas. Le public non plus !
A la mise en scène, De Palma enchaîne les morceaux de haute voltige. La science du réalisateur se ressent constamment à l’écran, dans sa volonté de bluffer, d’étonner. Au niveau de l’action, il n’y a rien de bien neuf. Tout est joliment calibré pour en mettre plein la vue, à l’hollywoodienne. Hormis bien entendu cette scène ridicule de l’hélico versus TGV, moment qu’il aurait été souhaitable de zapper au montage. C’est plutôt du côté du scénario qu’il faut chercher l’intérêt de l’objet. Tricoté à la manière d’un puzzle hitchcockien, celui-ci s’orchestre selon un jeu malicieux où le chat se travestit en souris pour mieux charger sa proie.
Mais ce Mission Impossible-là, si personnel soit-il à son auteur, est bien une commande. Une commande à la gloire de son producteur, l’omniprésent Tom Cruise. Intelligemment, monsieur s’est donné le beau rôle. Bien dirigé, comme le reste de la distribution, il emmène mécaniquement ce ballet hollywoodien qui s’achève sur une pirouette inoubliable et cauchemardesque. Ô combien haïssable, ce dénouement enlève grandement de sa saveur au film. La série ne le méritait pas. Le public non plus !


