American history X
American history X- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :1998
- DATE DE SORTIE :03 mars 1999
- GENRE :Drame
- DURÉE :119 MIN
- REALISATEUR : Tony Kaye
- ACTEURS :Edward Norton, Edward Furlong, Beverly D'Angelo, Avery Brooks, Jennifer Lien
- BUDGET : 10 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
| Tweet |
|
A posteriori, il n’est finalement pas si étonnant que "American History X" fut abusivement considéré comme une œuvre culte lors de sa sortie à la fin des années 90. A l’instar d’autres œuvres "coup de poing" qui ont vu le jour à la même époque ("Requiem for a dream" ou "Fight club", pour rester dans la filmographie d’Edward Norton), il est symptomatique d’une dérive, influencée par le clip vidéo, se caractérisant par une surabondance d’effets visuels clinquants se faisant souvent au détriment du scénario, qui accumule les outrances, les clichés, la superficialité, la philosophie de comptoir et les idées en toc.
Il n’est donc pas étonnant non plus de découvrir que Tony Kaye, dont "American History X" est le premier long-métrage, s’est fait la main dans le monde du clip vidéo et de la publicité. Son cinéma s’en ressent lourdement.
Car, dans la forme comme dans le fond, le réalisateur anglais accumule les scories et empile les raisons de se faire haïr. De l’utilisation du noir et blanc prétexte à surligner le flashback aux ralentis abusifs, de la musique tonitruante forçant l'émotion au manichéisme idiot, caricatures et autres raccourcis en pagaille, d’une mise en scène naviguant entre la publicité pour un gel douche et le documentaire racoleur, il donne l’impression de tendre joyeusement et systématiquement le bâton pour se faire battre.
L’intrigue, narrant la rédemption d’un nazillon fou furieux après son passage en prison, signé David McKenna (scénariste qui sera un peu plus tard à l’origine de "Blow", autre sommet de finesse cinématographique, l’un des films utilisant le plus le mot "fuck" dans l’histoire du septième art) ne fait pas dans la dentelle. Utilisant des ressorts contestables (le héros voit ses convictions ébranlées après un viol dans les douches), c'est la blitzkrieg par l'image, les Panzerdivisions qui foncent sur le spectateur pour délivrer ce message aussi basique que rabâché : qu'on soit noir ou blanc, l'ignorance et la haine aboutissent à de mauvais choix.
En fait, ce qui rend "American History X" relativement supportable tient en deux points, très réussis. Tout d'abord, on ne peut qu’admettre le sens esthétique de Tony Kaye, également directeur de la photographie sur le film, que ce soit lors des séquences en couleurs (dans un décor aux couleurs hideuses) ou dans un noir et blanc esthétisant. Cette magnificence de l'image est, certes, totalement déplacée étant donné le sujet du film (les régimes fascistes, et le troisième Reich en particulier utilisaient beaucoup la fascination provoquée par l'image et l’art graphique) mais Tony Kaye a au moins ce talent là . Ensuite, il bénéficie de grands interprètes : Edward Norton, charismatique, Edward Furlong, la colère nonchalante et l'émotion de Beverly D'Angelo.
Insuffisant néanmoins pour effacer les infâmes errances de la mise en scène et du script, qui gâchent "American History X" telle une croix gammée tatouée sur le torse d'un skinhead repenti.
Il n’est donc pas étonnant non plus de découvrir que Tony Kaye, dont "American History X" est le premier long-métrage, s’est fait la main dans le monde du clip vidéo et de la publicité. Son cinéma s’en ressent lourdement.
Car, dans la forme comme dans le fond, le réalisateur anglais accumule les scories et empile les raisons de se faire haïr. De l’utilisation du noir et blanc prétexte à surligner le flashback aux ralentis abusifs, de la musique tonitruante forçant l'émotion au manichéisme idiot, caricatures et autres raccourcis en pagaille, d’une mise en scène naviguant entre la publicité pour un gel douche et le documentaire racoleur, il donne l’impression de tendre joyeusement et systématiquement le bâton pour se faire battre.
L’intrigue, narrant la rédemption d’un nazillon fou furieux après son passage en prison, signé David McKenna (scénariste qui sera un peu plus tard à l’origine de "Blow", autre sommet de finesse cinématographique, l’un des films utilisant le plus le mot "fuck" dans l’histoire du septième art) ne fait pas dans la dentelle. Utilisant des ressorts contestables (le héros voit ses convictions ébranlées après un viol dans les douches), c'est la blitzkrieg par l'image, les Panzerdivisions qui foncent sur le spectateur pour délivrer ce message aussi basique que rabâché : qu'on soit noir ou blanc, l'ignorance et la haine aboutissent à de mauvais choix.
En fait, ce qui rend "American History X" relativement supportable tient en deux points, très réussis. Tout d'abord, on ne peut qu’admettre le sens esthétique de Tony Kaye, également directeur de la photographie sur le film, que ce soit lors des séquences en couleurs (dans un décor aux couleurs hideuses) ou dans un noir et blanc esthétisant. Cette magnificence de l'image est, certes, totalement déplacée étant donné le sujet du film (les régimes fascistes, et le troisième Reich en particulier utilisaient beaucoup la fascination provoquée par l'image et l’art graphique) mais Tony Kaye a au moins ce talent là . Ensuite, il bénéficie de grands interprètes : Edward Norton, charismatique, Edward Furlong, la colère nonchalante et l'émotion de Beverly D'Angelo.
Insuffisant néanmoins pour effacer les infâmes errances de la mise en scène et du script, qui gâchent "American History X" telle une croix gammée tatouée sur le torse d'un skinhead repenti.
LIENS SPONSORISES
Stéphane Argentin :
|
|
|
Patrick Antona :
|
|
|
Bruno Laurent :
|
|
|
Laurent Pécha :
|
|
|
Didier Verdurand :
|
|
|
Sandy Gillet :
|
|
|
Tonton BDM :
|
|
|
Nicolas Thys :
|
|
LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!30/11/1999 01:00 par La RédactionAmerican history XVous pouvez discuter ici du film American history X.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-1924.php
LIRE LA SUITE |
Les encheres
- DVD Christian de Chalonge
- DVD + Blu-ray Némo
- DVD The Plague Dogs
- DVD + Blu-ray Les mondes de Ralph
- DVD + Blu-ray Argo
TOUTES LES ENCHERES
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
À VOUS DE JOUER:
- Quiz du 24 fév. 2013
- Quiz du 17 fév. 2013
- Quiz du 10 fév. 2013
- Quiz du 02 fév. 2013
- Quiz du 27 jan. 2013
TOUS LES QUIZ
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
Les News
Newsletter
Les critiques cinema
- Vie d'Adèle (La) - Chapitre 1 et 2
- Fast & furious 6
- Only God forgives
- Au bord du monde
- Ma vie avec Liberace
- Grande bellezza (La)
- Inside Llewyn Davis
- Blind detective
- Blood ties
- Haunter
- Tel père, tel fils
- Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines)
- Bling ring (The)
- Passé (Le)
PLUS DE CRITIQUES
Les tests DVD/Blu-ray
- BR - Zero dark thirty
- BR - White tiger
- DVD - Quinze jours ailleurs
- BR - End (The)
- BR - Tribulations d'un chinois en Chine (Les)
- BR - Homme de Rio (L')
- DVD - De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites
- BR - Tombeau des lucioles (Le)
- BR - Attack ! (Attaque)
- BR - Part des ténèbres (La)
- BR - Django unchained
- BR - Dagmar, l'âme des vikings
- DVD - Toomaï le grand cormac
- DVD - Unsuspected (The) - Les trésors de Warner
PLUS DE TESTS DVD/BLU-RAY




