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Critique
"The Holiday" n'est pas une comédie romantique gentillette. Il ne s'agit pas non plus d'une fable fleur bleue, même faiblarde. Non, "The Holiday" est une bouse immonde, un truc dégueulasse et écoeurant, qui cache, sous les abords sirupeux de la comédie sentimentale pour cop-copines, un discours réac et nauséabond.
Aussi passionnant qu'un épisode du "Destin de Lisa", c'est à dire sans la moindre intensité dramatique, cousu de fil blanc jusque dans ses plus infimes "rebondissements", le film se permet également de nous tartiner régulièrement un pathos aussi convenu que complaisant : les vieux croulants qui peuplent les villas d'Hollywood ont donc de grandes leçons de vie à nous donner, et on sait qu'il faut les révérer dés leur apparition dans le récit, sous le seul prétexte qu'ils sont vieux et attendrissants comme de petits chiens perdus... "The Holiday" est un effrayant spécimen de cinéma douteusement poujadiste, un odieux exemple de ce qu’on peut véhiculer de pire comme idéaux sous couvert d'eau de rose et de jolis minois. Ode balourde au retour à la simplicité, le film oppose le cynisme et la vanité du monde moderne à la franchise chaleureuse, la simplicité bienheureuse du temps passé, où l'on savait prendre le temps de vivre... Et où les femmes n'avaient pas le droit de vote, où les noirs ne pouvaient accéder aux endroits réservés aux blancs, etc, etc. D'ailleurs, en 135 interminables minutes de métrage, combien voit-on de noirs à l'écran ? Hum... Ben oui, aucun. Le compte est bon.
En plus donc d'être un film puant (qui enchaine les lieux communs les plus affligeants sur le cinéma des années 50 et sur les compositeurs de musiques de films), "The Holiday" nous offre de bien minables prestations d'acteurs : ceux-ci ne forcent jamais leur talent, Cameron Diaz et Jude Law se la jouant 'sois beau et tais-toi', tandis que Kate Winslet et Jack Black sont plutôt du côté de l'"humour" et de la "personnalité", ce qui est une façon déguisée et assez répugnante de dire 'sois laid et tais-toi'.
Bref, l’ennui s'ajoute donc à l’agacement jusqu'à un dénouement lapidaire et ultra-convenu, qui réussirait à faire passer un épisode de "Plus Belle la Vie" pour une expérience bien plus enrichissante.
Aussi passionnant qu'un épisode du "Destin de Lisa", c'est à dire sans la moindre intensité dramatique, cousu de fil blanc jusque dans ses plus infimes "rebondissements", le film se permet également de nous tartiner régulièrement un pathos aussi convenu que complaisant : les vieux croulants qui peuplent les villas d'Hollywood ont donc de grandes leçons de vie à nous donner, et on sait qu'il faut les révérer dés leur apparition dans le récit, sous le seul prétexte qu'ils sont vieux et attendrissants comme de petits chiens perdus... "The Holiday" est un effrayant spécimen de cinéma douteusement poujadiste, un odieux exemple de ce qu’on peut véhiculer de pire comme idéaux sous couvert d'eau de rose et de jolis minois. Ode balourde au retour à la simplicité, le film oppose le cynisme et la vanité du monde moderne à la franchise chaleureuse, la simplicité bienheureuse du temps passé, où l'on savait prendre le temps de vivre... Et où les femmes n'avaient pas le droit de vote, où les noirs ne pouvaient accéder aux endroits réservés aux blancs, etc, etc. D'ailleurs, en 135 interminables minutes de métrage, combien voit-on de noirs à l'écran ? Hum... Ben oui, aucun. Le compte est bon.
En plus donc d'être un film puant (qui enchaine les lieux communs les plus affligeants sur le cinéma des années 50 et sur les compositeurs de musiques de films), "The Holiday" nous offre de bien minables prestations d'acteurs : ceux-ci ne forcent jamais leur talent, Cameron Diaz et Jude Law se la jouant 'sois beau et tais-toi', tandis que Kate Winslet et Jack Black sont plutôt du côté de l'"humour" et de la "personnalité", ce qui est une façon déguisée et assez répugnante de dire 'sois laid et tais-toi'.
Bref, l’ennui s'ajoute donc à l’agacement jusqu'à un dénouement lapidaire et ultra-convenu, qui réussirait à faire passer un épisode de "Plus Belle la Vie" pour une expérience bien plus enrichissante.


