Alien vs. Predator
AVP : Alien vs. Predator- PAYS :États-Unis, Allemagne, République tchèque, Royaume-Uni
- ANNÉE DE PRODUCTION :2004
- DATE DE SORTIE :27 octobre 2004
- GENRE :Science-fiction, Action, Thriller
- DURÉE :109 MIN
- REALISATEUR : Paul W.S. Anderson
- ACTEURS :Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova, Ewen Bremner, Colin Salmon
- BUDGET : 60 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Inspiré des personnages de Ronald Shusett & Dan O'Bannon
| Tweet |
|
Difficile à sa sortie de porter un regard lucide sur AvP, unanimement conspué et condamné par les milieux cinéphiles de la toile. Ce dictat aura vite eu raison du plaisir fébrile pouvant être éprouvé à la vision du film d’Anderson, alors incontestablement décevant. A tête reposée et débarrassé des énormes attentes de l’époque, quid d’AvP ?
Pas si mal et plutôt sympa en fait (au contraire de sa piteuse suite qui ne mérite qu'ignorance).
Car si l’on peut toujours regretter l’interminable exposition qui manque par trop de suspens et de caractère pour accrocher, l’absence de terreur (même si c‘est le cas depuis Fincher), la faiblesse du casting -Henriksen excepté- et la pudeur de la violence graphique, il faut en revanche être de mauvaise foi pour nier les qualités formelles, techniques et scénaristiques du film (qualités toutes étrangères à la bousesque séquelle, insistons).
Le soin apporté aux décors (jolis extérieurs glacés, le choix d’intérieurs mouvants nous change des longs couloirs inanimés de la saga Alien), aux éclairages (bel usage esthétique des lampes torches, fumigènes rouges et autres pointeurs lasers), aux effets spéciaux (mécaniques comme numériques) et au montage -notamment lors du morceau de bravoure final et du crescendo qui y mène- sont indéniables. Malgré d’évidentes contraintes commerciales c’est bien un film de fan qu’Anderson, artisan capable bien que sans génie ni talent de conteur particulier, s’est échiné à concocter. Aimant ses créatures, il filme leurs violentes et trop rares rencontres amoureusement, avec les excès que cela comporte (certains ralentis moins opportuns que d’autres) mais rend les joutes lisibles et spectaculaires.
Mais le point le plus heureux est que le monstre favori du réalisateur est le plus fascinant des deux. Chasseur extraterrestre icônisé d’emblée par un chef d’œuvre insurpassable, le predator a vu son background s’enrichir avec la suite de S.Hopkins. S’y dévoilait, sous le masque, une conscience, un code moral, une culture que l’Alien -prédateur animal essentiellement instinctif- ne possède pas.
Le film d’Anderson creuse le sillon de ses prédécesseurs en imaginant une civilisation préexistante et supérieure à l’humanité. Ses développements divinatoires et synergiques (divinités, sacrifices, rites de passages, asservissement de l’homme…) sont judicieux et finalement précieux. Pour preuve, il est difficile de revoir ensuite Predator I et II sans être tenté de les confronter aux apports d’Anderson. C’est tant mieux car tous en profitent.
On peut certes dire le contraire de l’univers d’Alien, quelque peu malmené, mais ses contributeurs respectifs ayant tous d’avantage tenté d’affirmer leur propre singularité au détriment de la cohérence du tout, les ajustements d’Anderson n’ont pas d’importance capitale.
De même, beaucoup -l’auteur de ces lignes compris- aveuglés par le dénie général avaient fustigé l’orientation du dernier acte, hurlant au buddy movie voire à la love story alors qu’il s’agissait d’une filiation thématique hérité des premiers opus : la reconnaissance de la « valeur du guerrier », qui pousse ici à l’alliance de circonstance.
Notons pour finir que AvP est sorti dans une version « extended cut ». Ses ajouts ne corrigent pas les défauts les plus significatifs du long-métrage mais améliorent sa tenue générale. A l’indécis tenté de (re)découvrir l’œuvre comme aux fans, on recommandera cette version longue.
Pas si mal et plutôt sympa en fait (au contraire de sa piteuse suite qui ne mérite qu'ignorance).
Car si l’on peut toujours regretter l’interminable exposition qui manque par trop de suspens et de caractère pour accrocher, l’absence de terreur (même si c‘est le cas depuis Fincher), la faiblesse du casting -Henriksen excepté- et la pudeur de la violence graphique, il faut en revanche être de mauvaise foi pour nier les qualités formelles, techniques et scénaristiques du film (qualités toutes étrangères à la bousesque séquelle, insistons).
Le soin apporté aux décors (jolis extérieurs glacés, le choix d’intérieurs mouvants nous change des longs couloirs inanimés de la saga Alien), aux éclairages (bel usage esthétique des lampes torches, fumigènes rouges et autres pointeurs lasers), aux effets spéciaux (mécaniques comme numériques) et au montage -notamment lors du morceau de bravoure final et du crescendo qui y mène- sont indéniables. Malgré d’évidentes contraintes commerciales c’est bien un film de fan qu’Anderson, artisan capable bien que sans génie ni talent de conteur particulier, s’est échiné à concocter. Aimant ses créatures, il filme leurs violentes et trop rares rencontres amoureusement, avec les excès que cela comporte (certains ralentis moins opportuns que d’autres) mais rend les joutes lisibles et spectaculaires.
Mais le point le plus heureux est que le monstre favori du réalisateur est le plus fascinant des deux. Chasseur extraterrestre icônisé d’emblée par un chef d’œuvre insurpassable, le predator a vu son background s’enrichir avec la suite de S.Hopkins. S’y dévoilait, sous le masque, une conscience, un code moral, une culture que l’Alien -prédateur animal essentiellement instinctif- ne possède pas.
Le film d’Anderson creuse le sillon de ses prédécesseurs en imaginant une civilisation préexistante et supérieure à l’humanité. Ses développements divinatoires et synergiques (divinités, sacrifices, rites de passages, asservissement de l’homme…) sont judicieux et finalement précieux. Pour preuve, il est difficile de revoir ensuite Predator I et II sans être tenté de les confronter aux apports d’Anderson. C’est tant mieux car tous en profitent.
On peut certes dire le contraire de l’univers d’Alien, quelque peu malmené, mais ses contributeurs respectifs ayant tous d’avantage tenté d’affirmer leur propre singularité au détriment de la cohérence du tout, les ajustements d’Anderson n’ont pas d’importance capitale.
De même, beaucoup -l’auteur de ces lignes compris- aveuglés par le dénie général avaient fustigé l’orientation du dernier acte, hurlant au buddy movie voire à la love story alors qu’il s’agissait d’une filiation thématique hérité des premiers opus : la reconnaissance de la « valeur du guerrier », qui pousse ici à l’alliance de circonstance.
Notons pour finir que AvP est sorti dans une version « extended cut ». Ses ajouts ne corrigent pas les défauts les plus significatifs du long-métrage mais améliorent sa tenue générale. A l’indécis tenté de (re)découvrir l’œuvre comme aux fans, on recommandera cette version longue.
LIENS SPONSORISES
Francis Moury :
|
|
|
Patrick Antona :
|
|
|
Stéphane Argentin :
|
|
|
Sandy Gillet :
|
|
|
Didier Verdurand :
|
|
|
Laurent Pécha :
|
|
|
Ilan Ferry :
|
|
|
Julien Foussereau :
|
|
|
Vincent Julé :
|
|
LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 11/11/2007 21:44 par Fha D’un autre côté le 2 a l’air pire. Parce que Anderson dans le genre des metteurs en scène bidon c’est un des meilleures, il suffit de voir Resident Evil 2 pour s’en convaincre.
Anderson est effectivement un gros nul (à part Event horizon qui est quand même sympathique), mais rien ne [...] LIRE LA SUITE | |
| 11/11/2007 21:23 par pulpy D’un autre côté le 2 a l’air pire. Parce que Anderson dans le genre des metteurs en scène bidon c’est un des meilleures, il suffit de voir Resident Evil 2 pour s’en convaincre.
Anderson est effectivement un gros nul (à part Event horizon qui est quand même sympathique), mais rien ne [...] LIRE LA SUITE | |
| 11/11/2007 20:07 par Jean-Noël Nicolau La BA est sans doute trompeuse, mais AVP Requiem a l’air mille fois plus fun que le premier.
En sachant qu’à présent on espère juste du bourrinage à tous les étages et rien de plus.
LIRE LA SUITE |
Les encheres
- DVD L'irlandais
- DVD On the Ice
- Blu-ray La grande illusion + To be or not to be
- Blu-ray + DVD The Artist
- Blu-ray + DVD Mondwest
TOUTES LES ENCHERES
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
À VOUS DE JOUER:
- Quiz du 18 avr. 2012
- Quiz du 17 avr. 2012
- Quiz du 16 avr. 2012
- Quiz du 13 avr. 2012
- Quiz du 12 avr. 2012
TOUS LES QUIZ
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
Newsletter
Les tests DVD/Blu-ray
- BR - Anonymous
- BR - Bounty (Le)
- BR - Ordre et la morale (L')
- BR - Men in black 2
- BR - Jardin du Diable (Le)
- DVD - Looking for Nicolas Sarkozy
- DVD - Mer à l'aube (La)
- BR - Flèche brisée (La)
- DVD - Molex, des gens debout (Les)
- BR - Dix Commandements (Les)
- BR - Illegal traffic (Reykjavik Rotterdam)
- DVD - Irlandais (L')
- DVD - Mission : Impossible, 20 ans après - Saison 1
- DVD - On the ice
PLUS DE TESTS DVD/BLU-RAY







