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Critique
"Au début, il y avait le cube" annonce une voix off caverneuse, genre Dieu parlant à Moise sur sa montagne. Forcement, ça fait sourire! La voix explique que deux races extra-terrestres se sont disputées sa possession, ce qui a conduit à la destruction de leurs civilisations, mais comme tout celà n'a pas servi de leçon à ces intelligences supérieures et ces formes de vie surrévoluées, elles décident de jouer la revanche sur terre. Ce qui est potentiellement risqué pour nous, misérables êtres sous-évolués dont les préoccupations métaphysiques tournent autours de carrosseries en tout genre et qui, forcement, n'entendons rien au mysticisme du rubixcube.
Très drôle, mais aussi ébouriffant visuellement! Michael Bay ne nous a jamais habitué à la subtilité, en revanche on reconnait facilement son style visuel survitaminé, souvent à l'excès! L'histoire, Bay s'en fout: son super kiff, c'est de tout faire sauter sur fond de soleil couchant avec des ralentis et des images saccadées. Sauf que désormais, il travaille pour Spielberg qui a pris son role de producteur très au sérieux et a canalisé l'hyper-activité du réalisateur tout fou en se chargeant un peu du scénar, un chouillat des dialogues, un tantinet du casting et en déléguant tous ses experts en montage et effets spéciaux pour livrer un blockbuster imparable.
Les acteurs jouent à merveille leur partition surtout le jeune Shia LaBeouf très convaincant en ado maladroit en proie à ses hormones et devant sauver le monde. Ils parviennent ainsi à faire oublier l'ineptie du scénario, l'humour est basique sans être beauf, le rythme est insensé et c'est là que le film perd un peu de sa puissance jouissive: à accumuler les séquences à fort taux d'adrénaline, le spectateur peut se relâcher une heure avant la fin. Un autre bémol: la performance de John Turturro, trop cartoonesque à mon goût...
Reste que c'est sans doute le meilleur film de Bay du à, vous l'aurez compris, l'association d'un génie et d'un tâcheron forcené.
Très drôle, mais aussi ébouriffant visuellement! Michael Bay ne nous a jamais habitué à la subtilité, en revanche on reconnait facilement son style visuel survitaminé, souvent à l'excès! L'histoire, Bay s'en fout: son super kiff, c'est de tout faire sauter sur fond de soleil couchant avec des ralentis et des images saccadées. Sauf que désormais, il travaille pour Spielberg qui a pris son role de producteur très au sérieux et a canalisé l'hyper-activité du réalisateur tout fou en se chargeant un peu du scénar, un chouillat des dialogues, un tantinet du casting et en déléguant tous ses experts en montage et effets spéciaux pour livrer un blockbuster imparable.
Les acteurs jouent à merveille leur partition surtout le jeune Shia LaBeouf très convaincant en ado maladroit en proie à ses hormones et devant sauver le monde. Ils parviennent ainsi à faire oublier l'ineptie du scénario, l'humour est basique sans être beauf, le rythme est insensé et c'est là que le film perd un peu de sa puissance jouissive: à accumuler les séquences à fort taux d'adrénaline, le spectateur peut se relâcher une heure avant la fin. Un autre bémol: la performance de John Turturro, trop cartoonesque à mon goût...
Reste que c'est sans doute le meilleur film de Bay du à, vous l'aurez compris, l'association d'un génie et d'un tâcheron forcené.


