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Critique
Avec toute la subtilité désormais légendaire de Michael Bay, les petits jouets pour enfants se sont transformés en énormes robots destructeurs et coriaces. Pas un plan sans une explosion tonitruante, des mitraillettes qui font feu ou une musique assourdissante qui vient surligner le propos mastodonte d’un scénario ridicule et affublé de dialogues pathétiques. Pendant une heure, l’intrigue s’installe. Le calme avant la tempête. Peut-être le meilleur moment d’un film bruyant destiné principalement aux ados au vu de la médiocrité des sous entendus graveleux et de l’excentricité assumée de l’ensemble.
Michael Bay n’a peur de rien, ni de personne, se cite lui-même avec bonheur (et prétention) et multiplie les clichés. Evidemment, le boutonneux de la classe va finir par sortir avec la "bombasse" plus intelligente qu’elle ne semble l’être du lycée. Evidemment, il se trouve qu’il est le descendant d’un explorateur ultra célèbre dans le monde des robots. Evidemment, il est plus fort que tout le monde et sa bagnole est géniale. Fascinant.
Le plus déconcertant dans le cinéma de Michael Bay c’est peut-être la manière ultra sérieuse qu’il a de présenter le plus monstrueux des scripts et la plus épileptique des réalisations et de les faire passer pour des trucs cool et fun. Parfois excitant (les effets spéciaux sont énormes dans le genre), souvent agaçant (l’humour débilisant) mais au final, réellement médiocre, Transformers a le même goût de déception qu’un certain The Island sacrifié par la démesure de Michael Bay deux ans plus tôt.
Michael Bay n’a peur de rien, ni de personne, se cite lui-même avec bonheur (et prétention) et multiplie les clichés. Evidemment, le boutonneux de la classe va finir par sortir avec la "bombasse" plus intelligente qu’elle ne semble l’être du lycée. Evidemment, il se trouve qu’il est le descendant d’un explorateur ultra célèbre dans le monde des robots. Evidemment, il est plus fort que tout le monde et sa bagnole est géniale. Fascinant.
Le plus déconcertant dans le cinéma de Michael Bay c’est peut-être la manière ultra sérieuse qu’il a de présenter le plus monstrueux des scripts et la plus épileptique des réalisations et de les faire passer pour des trucs cool et fun. Parfois excitant (les effets spéciaux sont énormes dans le genre), souvent agaçant (l’humour débilisant) mais au final, réellement médiocre, Transformers a le même goût de déception qu’un certain The Island sacrifié par la démesure de Michael Bay deux ans plus tôt.


