Die hard 4 - Retour en enfer

Live free or die hard, États-Unis, 2007

Die hard 4 - Retour en enfer
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Critique

Laurent PéchaLaurent Pécha 21 juin. 2007 Star Rating 7

« Yippee-ki-yay ». John McLane est de retour après 12 ans d'absence ! Maintes fois annoncées et repoussées, les nouvelles aventures du grand (le seul ?) inspirateur du cinéma d'action moderne sont-elles à la hauteur de ce que l'on a connu sous la houlette de McTiernan et à un degré (bien) moindre de Renny Harlin ? Voilà bien LA question qui est sur toutes les lèvres en entrant dans la salle.

 

Les craintes sont plus que légitimes pour cause de tâcheron aux commandes de la saga Formule 1 du genre (Len Wiseman et ses navrants Underworld) et surtout qu'entre temps, le père McLane a eu des héritiers qui n'ont plus rien à lui envier (Jack Bauer et ses 24 heures en pagaille en tête). McLane has-been dépassé par le cinéma d'action du nouveau millénaire ? C'est justement la très bonne idée de ce quatrième opus, même si, malheureusement, mal exploitée sur la longueur par Wiseman et sa troupe, que de nous offrir un Bruce Willis old school confronté à des terroristes et des menaces high-tech. Les temps changent, les menaces également  - ici, quelques intrusions informatiques dans les divers systèmes des USA et le pays est menacé de revenir à l'âge de pierre - mais McLane reste le même.

 

Avec l'âge, il faut toutefois le ménager un peu, ce flic au grand cœur qui n'est jamais à la bonne place au bon moment. Et ces mésaventures avec la gent terroriste, toujours très spectaculaires voire irréalistes (le duel camion-avion atteint de sympathiques sommets de n'importe quoi), s'avèrent moins violentes et destructives pour son corps que par le passé. Il faut dire que si les sbires du grand méchant sont toujours aussi coriaces avec une mention spéciale à Maggie Q et son mano à mano ultra physique avec McLane (la meilleure scène du film), la Némésis de notre héros étant un cran nettement plus en dessous en termes de charisme que la fratrie Gruber (Alan Rickman et Jeremy Irons). Timothy Olyphant (Deadwood) s'avère être l'un des vrais talons d'Achille de ce quatrième opus, les autres étant une durée excessive mais tellement tendance dans le blockbuster moderne (140 minutes) et une abusive linéarité lors des séquences d'action qui ont tendance à se ressembler au niveau des enjeux et des ressorts narratifs même si la générosité est bien là (ça explose souvent de tous les côtés).

 

Alors si ce Die hard là est le moins bon épisode de la saga, il n'en est pas pour autant le vilain canard boiteux. On a beau le critiquer, il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien : Bruce Willis ! L'acteur reprend le rôle comme s'il ne l'avait jamais quitté, ses bons mots font toujours mouche même s'il n'est désormais plus tout seul, l'excellent Justin Long, son side-kick attitré, osant même lui voler la vedette avec la meilleure vanne du lot. Un retour dans la douleur mais convaincant pour McLane. À tel point qu'on se demande bien si l'on n'a pas déjà vu avec deux ans d'avance la future adaptation ciné de 24 heures chrono. « Yippee-ki-yay ».

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