The Descent

Descent (The)

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



07 oct. 2005 Par Audrey Zeppegno Star Rating 8

Amateurs de chairs fraîches déchiquetées, de tripes goulûment dévorées, de brûlot féministe dégainant les gerbes de sang dans le delirium le plus total.. Risquez-vous à cette décadente descente en enfers.. Frissons à vous hérisser le poil le plus dur à cuire, onomatopées terrifiées, crises de tétanie rythmées de tressautements de frousse, The Descent déclenche une avalanche d'atrocités capables de vriller l'estomac du spectateur le plus endurant. Réactions physiques garanties. Neil Marshall ne craint rien, et surtout pas d'y aller franco dans les artifices de l'horreur.

Prenant le prétexte d'une expédition spéléologique menée dans les Apalaches par une bande de six donzelles en mal de sensations fortes, ce bougre de cinéphage mitonne un modèle du genre, en hachant menu tout ce que les histoires qui font peur recèlent de légendes monstrueuses. Comme quoi les grosses ficelles tiennent bon, pour peu que l'on manie ses cordages avec un tant soit peu de dextérité filmique. Scénario catastrophe de cause initialement naturelle, manque de bol, pétage de plombs, accidents, bobos divers avec plaies béantes, veines saillantes et fracture ouverte, perte de repères, accès de panique, troubles du comportements compulsifs, rivalités féminines et, cerise sur la gâteau empoisonné, lorsque la situation semble parvenue au comble de l'envenimement, surviennent alors les apparitions fantomatiques puis carrément hostiles de créatures féroces et carnivores…Le pire n'est décidemment jamais décevant. Tandis que Sarah, Juno, Beth, Rebecca, Holly et Sam s'éveillent à la dure réalité qui se terre au fin fond des méandres de cette grotte où elles s‘étaient aventurées pour traquer l‘adrénaline, nous nous délectons de ce feu d'artifice de démence sado-masochiste.

Enfin, rectifications faites, trêve de vantardise, la phase de jubilation surgît pour peu que l'on se fasse souffrance, en maintenant nos deux yeux grand ouverts… Du cran que diantre ! Le spectacle vaut le coup d'être vu. Tomb Raider a fait des émules et ces belles effrontées ont maille à partir avec des cannibales sortis d'outre-tombe, trop heureux de pouvoir se délecter de proies fraîches et tendres sous la dent. La chasse à la citadine casse-cou est ouverte. Et les maîtres des lieux, sortes d'hybrides de Nosferatu et de Golum s'en lèchent les babines. Pour le moins inhospitaliers, ces hôtes sang pour sang réels, n'ont pas besoin d'effet spécial pour faire froid dans le dos. Assez fier du potentiel effrayant de ses crawlers, nommés en référence à leur aptitude supersonique à ramper sur les parois du gouffre maudit, le réalisateur a ménagé la surprise à ses ouailles jusqu'à la dernière minute. Désirant mesurer le degré de pétoche occasionné par ses démons sur le visage de ses comédiennes à l‘instant T du tournage, Neil Marshall n'a pas été déçu du résultat : en deux temps trois mouvements, ce qui se voulait être un premier face-à-face assez couillu s'est mué en véritable débandade, chacune de ses action héroïnes ayant pris ses jambes à son cou à la vue de ces spécimens pour le moins rebutants… Bien joué mister Hyde ! Le stratagème est sadique mais du plus bel effet à l'écran… On s'y croirait… La sueur coule à grandes eaux le long des tempes… Et le cauchemar de sombrer dans des profondeurs tirant vers le noir pourpre.

The Descent frôle l'overdose d'hémoglobine, mais quitte à mettre les pieds dans cet engrenage terrorisant jusqu'au-boutiste, Marshall prend le parti de s'y immerger tout entier. La pataugeoire suinte de toute part. Les scènes rivalisent de folie sanguinaire, mais les principaux personnages sont assez bien dessinés pour ne céder à la vendetta caricaturale qu'en tout dernier recours. Les quelques rares rescapées de cette extermination en bonne et due forme s'étonnent alors d'avoir la rage, et les rôles s'inversent un tantinet entre les belles et les bêtes. C'est ainsi que les fous rires nerveux succèdent aux cris horrifiés. Le noir obscurantissime s'irise de reflets à second degré, et Marshall envoie Wes Craven et tutti quanti au pilori.

Nota bene dédié aux âmes sensibles : cette descente leur demandera de recourir à de nombreux et lancinants paliers de décompression.

Nota bene bis dédié aux non végétariens : veuillez laisser passer un laps de temps relativement conséquent avant de dévorer une côte de bœuf bien saignante, sous peine d'indigestion assez sévère.



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Francis Moury :

Star Rating 10

Tonton BDM :

Star Rating 9
“The Descent” est une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore une, de l’extrème vitalité du cinéma d’horreur anglais. En effet, le moins que l’on puisse dire c’est que ce survival claustrophobique et véritablement angoissant ferait ainsi prendre le Burt Reynolds de “Delivrance” pour une petite tapette tout juste bonne à jouer dans “That 70’s Show”. [...]

Didier Verdurand :

Star Rating 9

Julien Foussereau :

Star Rating 9

Bruno Laurent :

Star Rating 9

Ilan Ferry :

Star Rating 8
Moi qui voulais faire de la spéléo c’est foutu maintenant !

Flavien Bellevue :

Star Rating 8

Louisa Amara :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 8

Sandy Gillet :

Star Rating 7
L’un des rares films des années 2000 à vraiment foutre le trouillomètre à zéro. Et rien que pour cela on ne peut passer à côté !

Patrick Antona :

Star Rating 7

Laurent Pécha :

Star Rating 7
Assurément l’un des films horrifiques les plus marquants des années 2000. Mais la concurrence est bien faible !

Vincent Julé :

Star Rating 7
Rien de nouveau sous le sol… dans l’obscurité, mais de son casting 100% féminin à ses scènes de spéléo comme si vous étiez, The Descent fait preuve d’un culot et d’une efficacité redoutables.


ISOKILLA14/07/2008 19:24 par ISOKILLA

Je me souviens avoir vu dog soldier et me dire “ce mec se prend pas au sérieux, son film sent trop l’amateurisme” même si la construction du récit me parraissait interessante. A la vision de the descent, j’ai vu une version améliorée de Dog soldier dans tout les domaines; réalisation, effet, [...] LIRE LA SUITE
pulpy14/07/2008 14:49 par pulpy

La vache, à la troisième vision c’est toujours aussi bon! Un véritable classique. LIRE LA SUITE
La Rédaction01/11/2007 03:20 par La Rédaction

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