Maciste contre le fantôme
Maciste contro il vampiro- PAYS :Italie
- ANNÉE DE PRODUCTION :1961
- DATE DE SORTIE :31 octobre 1962
- GENRE :Peplum
- DURÉE :92 MIN
- REALISATEUR : Sergio Corbucci, Giacomo Gentilomo
- ACTEURS :Gordon Scott (I), Leonora Ruffo, Jacques Sernas, Gianna Maria Canale, Rocco Vitolazzi
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
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Le péplum italien, c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber : sur le papier, les scenarii sont pratiquement tous les mêmes, les budgets se tiennent tous dans une même (modeste) tranche et certains clichés (les épreuves de force pure), héros (Maciste, Ursus ou Hercule), acteurs, décors et dialogues sont récurrents.
C’est donc réellement le talent et l’investissement des deux ou trois chefs de bord (généralement le scénariste, le réalisateur et l’acteur principal) qui déterminent la réussite ou la médiocrité artistique du produit final. Pour séparer le bon grain de l'ivraie, on n'a donc pas d'autres choix que de mettre la main à la patte.
Globalement, le ratio est d’une réussite, plus ou moins inspirée, pour quatre ou cinq pâles copies, plus ou moins amusantes selon le niveau de médiocrité. MACISTE CONTRE LE FANTÔME/VAMPIRE fait clairement partie de la première catégorie, voire des fleurons du genre.
Au scénario, on trouve Ducio Tessari, qui nous a concocté ici un mix live d’Astérix (le surhomme filant des gnons à qui mieux mieux) et d’Aladin (pour le décorum) avant l’heure, sans l'aspect marketé et l’humour tout public qui vont avec. Une histoire généreuse, filant volontiers la métaphore politique à travers l’argument fantastique (la résonance stalinienne du "Vampire rouge"), narrant sans ironie aucune le combat convaincu du Bien pur contre le Mal absolu. Renversant de pureté et de beauté.
A la barre, un duo intergénérationnel, Gentilimo-Corbucci. C’est à ce dernier, dont on dégage déjà les composantes d'un style à travers une violence supérieure à la moyenne et des thèmes typiquement corbucciens de la vengeance et du double négatif (qu’on retrouvera dans ROMULUS & REMUS, NAVAJO JOE, LE GRAND SILENCE voire DJANGO) qu’on aura tendance à attribuer la vitalité du spectacle proposé, bien servi par le travail inspiré d'un Alvaro Mancori en plein trip "bava-esque" !
Devant la caméra, et c’est peut-être le côté le plus faible du triangle, Gordon Scott campe un Maciste volontaire et relativement convaincant, mais aux biceps un peu flasque. Outre son physique moins impressionnant que certains de ses collègues, l’acteur n’avait ni le charisme d’un Steve Reeves (LES TRAVAUX D'HERCULE), ni l’intensité d’un Gordon Mitchell (MACISTE CONTRE LE CYCLOPE).
Au programme donc, plus de flair visuel que chez Tom Hooper (il y a du SUSPIRIA avant l’heure dans ce Maciste), des scènes d’actions plus trépidantes que celles du dernier CONAN, une tempête de sable plus réussie que celle de M:I-4, un discours plus sincère que celui de TIME OUT (Maciste, héros du Bien, se dresse face au monstre rouge et le terrasse), un méchant plus méchant que Saroumane, une microsociété underground d’hommes schtroumpfs plus badass que ceux d’AVATAR, de la chair plus appétissante que Saoirse Ronan et une aventure qui touche plus notre âme d’enfant que n’importe quel hommage -tout appliqué qu'il soit- aux productions Amblin.
Quelle santé, ce Maciste.
C’est donc réellement le talent et l’investissement des deux ou trois chefs de bord (généralement le scénariste, le réalisateur et l’acteur principal) qui déterminent la réussite ou la médiocrité artistique du produit final. Pour séparer le bon grain de l'ivraie, on n'a donc pas d'autres choix que de mettre la main à la patte.
Globalement, le ratio est d’une réussite, plus ou moins inspirée, pour quatre ou cinq pâles copies, plus ou moins amusantes selon le niveau de médiocrité. MACISTE CONTRE LE FANTÔME/VAMPIRE fait clairement partie de la première catégorie, voire des fleurons du genre.
Au scénario, on trouve Ducio Tessari, qui nous a concocté ici un mix live d’Astérix (le surhomme filant des gnons à qui mieux mieux) et d’Aladin (pour le décorum) avant l’heure, sans l'aspect marketé et l’humour tout public qui vont avec. Une histoire généreuse, filant volontiers la métaphore politique à travers l’argument fantastique (la résonance stalinienne du "Vampire rouge"), narrant sans ironie aucune le combat convaincu du Bien pur contre le Mal absolu. Renversant de pureté et de beauté.
A la barre, un duo intergénérationnel, Gentilimo-Corbucci. C’est à ce dernier, dont on dégage déjà les composantes d'un style à travers une violence supérieure à la moyenne et des thèmes typiquement corbucciens de la vengeance et du double négatif (qu’on retrouvera dans ROMULUS & REMUS, NAVAJO JOE, LE GRAND SILENCE voire DJANGO) qu’on aura tendance à attribuer la vitalité du spectacle proposé, bien servi par le travail inspiré d'un Alvaro Mancori en plein trip "bava-esque" !
Devant la caméra, et c’est peut-être le côté le plus faible du triangle, Gordon Scott campe un Maciste volontaire et relativement convaincant, mais aux biceps un peu flasque. Outre son physique moins impressionnant que certains de ses collègues, l’acteur n’avait ni le charisme d’un Steve Reeves (LES TRAVAUX D'HERCULE), ni l’intensité d’un Gordon Mitchell (MACISTE CONTRE LE CYCLOPE).
Au programme donc, plus de flair visuel que chez Tom Hooper (il y a du SUSPIRIA avant l’heure dans ce Maciste), des scènes d’actions plus trépidantes que celles du dernier CONAN, une tempête de sable plus réussie que celle de M:I-4, un discours plus sincère que celui de TIME OUT (Maciste, héros du Bien, se dresse face au monstre rouge et le terrasse), un méchant plus méchant que Saroumane, une microsociété underground d’hommes schtroumpfs plus badass que ceux d’AVATAR, de la chair plus appétissante que Saoirse Ronan et une aventure qui touche plus notre âme d’enfant que n’importe quel hommage -tout appliqué qu'il soit- aux productions Amblin.
Quelle santé, ce Maciste.
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Francis Moury :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 28/12/2011 10:14 par Reznik Cher Reznik
Texte sympathique auquel je souscris concernant ses points principaux et auquel j’apporte une précision : le film a été signé Gentilomo mais Corbucci et Tessari sont tous les deux crédités du “découpage” dans le générique français de la copie chimique en VF d’époque. En réalité, ils ont certainement supervisé [...] LIRE LA SUITE | |
28/12/2011 01:44 par Francis Mouryprécisions sur MACISTE CONTRE LE FANTOMECher Reznik
Texte sympathique auquel je souscris concernant ses points principaux et auquel j’apporte une précision : le film a été signé Gentilomo mais Corbucci et Tessari sont tous les deux crédités du “découpage” dans le générique français de la copie chimique en VF d’époque. En réalité, ils ont certainement supervisé [...] LIRE LA SUITE | |
24/04/2009 13:07 par La RédactionMaciste contre le fantômeVous pouvez discuter ici du film Maciste contre le fantôme.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-18100.php
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