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Critique
Casse-gueule et forcément inégal l’exercice du film à sketchs, c’est bien connu. D’autant plus que la thématique d’une ville laisse une grande liberté aux réalisateurs de ce Paris Je t’aime, liberté piège qui ne manque pas d’en faire tomber un certain nombre dans un hors sujet peu intéressant.
La courte durée imposée à chaque segment (5 minutes) empêche l’ennui de s’installer devant les films les moins inspirés, qu’ils soient vaguement touristiques, versés dans un message de tolérance ou plus resserrés sur des personnages que sur la ville elle-même. Cette contrainte demande une exigence sur la pertinence du sujet ou l’ambiance propre à un quartier qui ne pardonne pas la fainéantise. Nombre de films s’avèrent en effet plutôt anecdotiques, on les oublie sitôt terminés. C’est le cas des courts décevants de Gurinda Chadha, Gus Van Sant, du plan-séquence bateau d’Alfonso Cuaron ou du social creux de Walter Salles, sur lesquels il est donc inutile de s’attarder.
Le Coen humoristiquement touristique fait mouche grâce à la science de la narration des frangins et à l’expressivité d’un Steve Buscemi muet. Cet épisode sait installer rapidement une ambiance, intriguer, faire sourire et ménager des retournements de situations en un temps record. L’inverse du 13ème arrondissement fantasmé de Christopher Doyle versant dans un délire influencé par les cinéastes asiatiques contemporains, trop disparate pour convaincre. L’amour est bien sûr souvent au cœur de ces petites histoires et c’est Sylvain Chomet, avec son film de mimes aux multiples clins d’oeil à sa filmographie, qui en donne l’illustration la plus légère et charmante. D’autres sont plus orientés vers le deuil, avec des résultats plus ou moins réussis (Suwa et son ridicule cow-boy imaginaire). Le vampirique Quartier de la Madeleine de Vincenzo Natali est le seul à nous emmener avec succès vers les contrées du film de genre. Un vrai petit tour de force pour un tournage de deux jours. Avec le cimetière du Père Lachaise, Wes Craven avait un inestimable décor qu’il n’utilise que pour proposer une ridicule querelle de couple.
Le journal d’une touriste américaine par Alexander Payne parvient à toucher, tandis que le style survitaminé de Tom Tykwer offre l’un des meilleurs segments, histoire d’amour en accéléré d’une belle densité, à l’opposé des bluettes trop légères qui encombrent ce programme.
Une dernière séquence tente de lier artificiellement les personnages dans leur environnement comme si la ville n’avait pas été suffisamment mise en valeur. Elle ne fait que confirmer l’insignifiance d’une bonne moitié de ce film kaléidoscope qui ne brille qu’à de trop rares moments. Paris perdu.
La courte durée imposée à chaque segment (5 minutes) empêche l’ennui de s’installer devant les films les moins inspirés, qu’ils soient vaguement touristiques, versés dans un message de tolérance ou plus resserrés sur des personnages que sur la ville elle-même. Cette contrainte demande une exigence sur la pertinence du sujet ou l’ambiance propre à un quartier qui ne pardonne pas la fainéantise. Nombre de films s’avèrent en effet plutôt anecdotiques, on les oublie sitôt terminés. C’est le cas des courts décevants de Gurinda Chadha, Gus Van Sant, du plan-séquence bateau d’Alfonso Cuaron ou du social creux de Walter Salles, sur lesquels il est donc inutile de s’attarder.
Le Coen humoristiquement touristique fait mouche grâce à la science de la narration des frangins et à l’expressivité d’un Steve Buscemi muet. Cet épisode sait installer rapidement une ambiance, intriguer, faire sourire et ménager des retournements de situations en un temps record. L’inverse du 13ème arrondissement fantasmé de Christopher Doyle versant dans un délire influencé par les cinéastes asiatiques contemporains, trop disparate pour convaincre. L’amour est bien sûr souvent au cœur de ces petites histoires et c’est Sylvain Chomet, avec son film de mimes aux multiples clins d’oeil à sa filmographie, qui en donne l’illustration la plus légère et charmante. D’autres sont plus orientés vers le deuil, avec des résultats plus ou moins réussis (Suwa et son ridicule cow-boy imaginaire). Le vampirique Quartier de la Madeleine de Vincenzo Natali est le seul à nous emmener avec succès vers les contrées du film de genre. Un vrai petit tour de force pour un tournage de deux jours. Avec le cimetière du Père Lachaise, Wes Craven avait un inestimable décor qu’il n’utilise que pour proposer une ridicule querelle de couple.
Le journal d’une touriste américaine par Alexander Payne parvient à toucher, tandis que le style survitaminé de Tom Tykwer offre l’un des meilleurs segments, histoire d’amour en accéléré d’une belle densité, à l’opposé des bluettes trop légères qui encombrent ce programme.
Une dernière séquence tente de lier artificiellement les personnages dans leur environnement comme si la ville n’avait pas été suffisamment mise en valeur. Elle ne fait que confirmer l’insignifiance d’une bonne moitié de ce film kaléidoscope qui ne brille qu’à de trop rares moments. Paris perdu.


