World invasion : Battle Los Angeles

Battle : Los Angeles

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10 mar. 2011 Par Simon Riaux Star Rating 7

 

Quand la bande-annonce de World invasion: Battle Los Angeles est arrivée, même les plus sceptiques y ont jeté un oeil. Des images apocalyptiques de la cité des anges, ravagée par une invasion extra-terrestre, le tout emballé dans une chape de musique stratosphérique, il n'en fallait pas plus pour réveiller l'aficionado de débarquement Alien. Cependant, on pouvait légitimement craindre que la baudruche ne se dégonfle au visionnage. Et au final, si l'on espérait sans doute trop de cette bataille, elle n'en demeure pas moins une bonne surprise.

World invasion : Battle Los Angeles démarre sur les chapeaux de roue, avant même la première image, le ton est donné par un bulletin d'information. Le monde s'écroule, pas question de perdre Los Angeles. Dès lors nous suivrons une unité de marines précipitée au front, juste avant le pilonnage total et définitif de la zone. L'entrée en matière est puissante, particulièrement réussie. La caractérisation des personnages parvient à être à la fois très simple, sans jamais verser dans le cliché militaro-débilisant. Aaron Eckhart est instantanément crédible en militaire au bord de la démission, écrasé par les regrets et empesé d'un corps qui n'est plus celui de ses 20 ans. À ses côtés Michelle Rodriguez, une fois qu'elle entre en scène (patience donc), fait bien plus que de la figuration, parvenant à exister sans être une bourrine dégénérée, ni une sufragette en treillis. La cohésion de groupe qui se dégage du casting permet au film de ne pas trop donner dans l'héroïsme primaire, mais d'exalter la tension commune à tous les personnages et de rendre leurs exploits crédibles. Le spectateur fait très vite face aux envahisseurs, que le metteur en scène parvient à mettre en lumière sans jamais les dévoiler totalement. Les trente premières minutes du film sont puissantes et nerveuses, presque autant que la dernière bobine, épique et haletante.

Très bien me direz-vous, mais entre les deux que se passe-t-il ? Et bien... pas  assez de choses. Jonathan Liebesman est hélas rattrapé par son concept de départ. Car rien ne ressemble plus à du combat de rue que du combat de rue. Difficile de varier les rebondissements lorsque l'on a choisi une unité de lieu et d'action, à fortiori si les héros sont des soldats dont la mission est, en gros, de tirer à tout va. Si chaque affrontement recèle son lot d'actes de bravoure et de plans qui impriment la rétine, ils finissent par se ressembler et se fondre dans un Los Angeles anthracite, recouvert de cendres. Le second acte du film lasse, d'autant plus que l'on ressent clairement l'absence de propos construit, plutôt une esbroufe virtuose, mais de l'esbroufe tout de même. On regrettera aussi que le réalisateur, qui orchestre l'action avec une dextérité remarquable, souffre, lors des séquences plus posées, du syndrome de « la shaky-cam du démon. » Certains passages au demeurant bien amenés et écrits sont ainsi parasités par un découpage épileptique et un opérateur quasi-parkinsonien, ce qui tend à nous faire sortir du récit.

World invasion : Battle Los Angeles est un véritable film de guerre, immersif et implacable. Le film est loin d'être parfait, et n'atteint jamais la poésie violente et éthérée que nous promettait la bande-annonce. Ne boudez cependant pas votre plaisir, car ce que le long-métrage perd en ampleur, il le gagne en impact et en immédiate âpreté.  Sachez qu'il s'agit également d'une des meilleures "adaptation" de FPS qu'on ait vu, tant la furie des combats rappelle les meilleures fusillades vidéoludiques.  Retreat ? Hell no !



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Vincent Julé :

Star Rating 7
Friday Night Wars !

Simon Riaux :

Star Rating 7
Passé une première demie-heure tonitruante, Liebesman a un peu de mal à tenir son pari, jusqu’à un final de folie, qui sent bon la cordite et les tripes d’Aliens.

Laurent Pécha :

Star Rating 7
Une ouverture et un final superbes. Entre, c’est moins stimulant faute d’une certaine prévisibilité dans l’action. Mais, au final, Battle : L.A., comme candidat à la meilleure transposition ciné d’un FPS, a de sérieux atouts à faire valoir.

Stéphane Argentin :

Star Rating 6
La bande-annonce de cette Chute du faucon noire version Alien certifiée “100% US Army approved” était beaucoup plus bandante que le résultat final, longuet, sans surprise et un peu foutraque visuellement.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Il faut oscariser le réalisateur-monteur de la bande-annonce !

Patrick Antona :

Star Rating 5
Avalanche de poncifs pour ce “Faucon Noir” à la sauce “ID4″ qui a du mal à tenir en haleine, malgré un début prometteur. Les amateurs de jeu vidéo apprécieront, ceux de pur cinéma s’amuseront à énumérer les nombreux emprunts aux classiques de la SF et du film de guerre.

Didier Verdurand :

Star Rating 3
Engagez-vous !! On a plus l’impression de voir un long clip à la gloire des Marines qu’une invasion d’extra-terrestres…


DJ Fest30/04/2011 01:54 par DJ Fest

:biglaugh: LIRE LA SUITE
Julien Foussereau29/04/2011 12:46 par Julien Foussereau

Reznik29/04/2011 12:43 par Reznik

A moins d’être un fou de la gâchette, ou de triquer devant du treillis camouflage, c’est quand même peuplé de gros cons de Marines QUI NE RECULENT JAMAIS, GODAMMIT !, parce qu’ils ont dans le slip deux pastèques bien mûres, puceaux ou non, traumatisés ou non, etc. C’pas des paydays ! [...] LIRE LA SUITE

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