Marie-Noëlle

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30 mar. 2011 Par limubai Star Rating 0

 

Tout le monde a déjà plus ou moins fredonné les paroles de la Fille du Père Noël, la célèbre calembredaine de Jacques Dutronc, que certaines ondes FM se font un plaisir de diffuser à profusion. Fredonné, certes, mais sans jamais avoir réellement prêté gare au sens et à la place des mots, et donc visualisé mentalement les tableaux que ceux-ci peuvent laisser imaginer. Coquinement baptisée Marie-Noëlle, cette production Alkrys, entend pallier cette insuffisance et lever le voile - et bien plus encore, comptez sur elle ! - sur la vie lubrique de la fille de l’attendu et généreux Santa Claus. Ainsi, dans une maison en bois, notre jouvencelle, entourée de personnages de contes (lutins et lutines) et de comic-book (Sperman contre Super suceuse, vive la littérature !) s’adonnant à une fornication tous azimuts, sans pudeur ni limite, laisse-t-elle parler son appétence et sa concupiscence charnelles. Le film respecte à la lettre tous les clichés du X des années 2000, saisis en gros plans par des moyens techniques confortables : plaisir solitaire, fellation, gamahuchage, copulation traditionnelle, accouplement multiples, sodomie. Nos gentilshommes, musculeux et généreusement membrés par Dame Nature, devraient sérieusement penser à alerter leur syndicat, tant la mise en scène les a réduit à l’état vilain de dispositifs à pilonner sans flancher les cramouilles et rondelles de souris au demeurant fort peu farouches, dans des positions gymnastiques nécessitant absolument en aval un échauffement professionnel et rigoureux. Avec comme apogée du supplice, la très rituelle orgie finale, dégueulasse au possible avec ses fluides corporels qui jaillissent en tous lieux. Excepté Graziella Diamond et sa frange ridicule, les libertines, indécemment vêtues de déguisements polissons, sont jolies, et les gars, sacrément athlétiques. Comme de bien entendu, dans un scénario de circonstance grotesque qui se voudrait rigolo, tous frisent le ridicule dès lors qu’il s’agit d’aligner deux syllabes dissemblables d’un gémissement brutal ou d’un roucoulement de plaisir exagéré. Dur, dur d’emporter le beurre, l’argent du beurre et la crémière…


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La Rédaction26/02/2009 02:36 par La Rédaction

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