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Critique
Après le dérangeant et inoubliable Requiem for a dream, Darren Aronofsky revient avec une oeuvre qui nous laisse à nouveau sur le carreau....mais pas pour les mêmes raisons. Perdu dans son trip égoïste et mystico religieux, le réalisateur livre un film replié sur lui-même dont on a bien du mal à percer le mystère. Le film, sans aucune linéarité, ni logique, semble être une grande réflexion sur la mort, le sens de la vie et l'amour. Une véritable métaphore aux couleurs jaunâtres et criardes dont on ne saisit en rien la complexité engloutie sous l'aspect visuel, doré et franchement kitch.
Trop ambitieux et trop dense, ce long métrage abscons cache son vide derrière ses décors trop étudiés et sa dissertation appuyée sur la quête d'immortalité d'un homme à travers les âges. Il est évident que le film se ressent plus qu'il ne se comprend. Et même les excellentes prestations de Hugh Jackman et de Rachel Weisz ne viendront pas sauver le film de l'abîme incommensurable dans lequel il plonge au fur et à mesure que les (longues) minutes défilent.
Il manque à The Fountain ce qui fait les grands chefs d'oeuvre: de la modestie et de la sincérité.


