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Critique
Le couple de Cœurs perdus rappelle celui du célèbre tandem de truands qu’étaient Bonnie and Clyde. A la différence que ces deux là s’intéressent uniquement à des femmes veuves ou célibataires que l’homme a pour mission de séduire dans le but de les alléger d’une partie de leur fortune avant de finalement les trucider. L’escroc mâle, assez poltron, est joué avec un élan de fantaisie par le chanteur de rock Jared Leto. Il est à la scène dirigé à la baguette par sa compagne d’amour et de crime incarnée par la beauté latine Salma Hayek. Le film se suit comme un thriller : John Travolta, un policier fatigué par son métier, leur donne la chasse. Tout ce petit monde ne donne malheureusement pas le meilleur de lui-même dans son interprétation. Et s’il tient la route au cours de développement, le scénario est au final sans intérêt puisqu’il n’a aucun enjeu policier : on connaît le dénouement dès le prologue.
Ce tout premier long-métrage signé du débutant Todd Robinson n’est pas le flop intégral que l’on peut redouter. Il séduit tout de même de temps en temps par son souci du détail esthétique rappelant le cinéma des années 40 jusque dans un clin d’œil à Casablanca lors d’une scène d’aéroport sous la pluie. A une image qui se rapproche souvent du noir et blanc, le réalisateur essaie un coloris rouge vif qui souligne efficacement quelques scènes sanglantes ressemblant en plan figé à une toile de maître. Il ne suffit toutefois pas d’avoir vouloir actualiser cet art d’époque et gager uniquement sur le style pour réussir une œuvre de cinéma digne de ce nom : il existe un océan entre susciter l’intérêt et convertir l’attente en jubilation. Cœurs perdus ne développe strictement rien de neuf et est une imitation sans relief d’un genre usé jusqu’à l’os.
Ce tout premier long-métrage signé du débutant Todd Robinson n’est pas le flop intégral que l’on peut redouter. Il séduit tout de même de temps en temps par son souci du détail esthétique rappelant le cinéma des années 40 jusque dans un clin d’œil à Casablanca lors d’une scène d’aéroport sous la pluie. A une image qui se rapproche souvent du noir et blanc, le réalisateur essaie un coloris rouge vif qui souligne efficacement quelques scènes sanglantes ressemblant en plan figé à une toile de maître. Il ne suffit toutefois pas d’avoir vouloir actualiser cet art d’époque et gager uniquement sur le style pour réussir une œuvre de cinéma digne de ce nom : il existe un océan entre susciter l’intérêt et convertir l’attente en jubilation. Cœurs perdus ne développe strictement rien de neuf et est une imitation sans relief d’un genre usé jusqu’à l’os.
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