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Critique
The Truman Show, c’est l’histoire d’un type tout ce qu’il y a d’ordinaire. Il est marié, vit dans un joli pavillon et travaille en tant qu’agent d’assurance. Sauf que depuis sa naissance, il est le joujou d’une équipe TV qui le filme en continu. A son insu, dans le cadre d’un programme de divertissement à succès diffusé non-stop en mondovision. C’est un Jim Carrey surprenant qui joue notre larron. Il a su laisser au placard sa panoplie d’Ace Ventura. Il transmet ainsi toute l’émotion de cet homme qui se sent mystérieusement épié et nourrit l’addiction voyeuriste du public.
Peter Weir n’a pas seulement réussi une tragi-comédie haut de gamme. Si au début son film est franchement drôle, c’est pour mieux montrer l’absurdité de notre société de consommation. Son american way of life, son matraquage marketing, son hypocrisie généralisée, son dédain pour la pauvreté. Mais Weir ne s’arrête pas là. Il livre aussi une réflexion malicieuse sur l’influence des médias et les effets de la télé-réalité sur le public. Petit à petit, le ton volontairement sitcom saupoudré de comédie musicale légère laisse place à une vraie gravité.
Le scénario suit cette logique. Il est impeccablement construit selon une trame linéaire, à peine haché par un obligé flash back rose bonbon. Weir combine sa science du récit à l’efficacité de sa mise en scène. Joliment coloré, réglé au millimètre, bourré d’angles de caméra, l’ensemble est arrangé avec une maestria évidente. Cette orchestration donne crédibilité à cette farce. Une farce façon Big Brother poussé à son paroxysme. Une farce où la vie est écrite en coulisses par un lascar qui se prend pour Dieu. Une farce qui interpelle sur la raison de notre réalité …
Peter Weir n’a pas seulement réussi une tragi-comédie haut de gamme. Si au début son film est franchement drôle, c’est pour mieux montrer l’absurdité de notre société de consommation. Son american way of life, son matraquage marketing, son hypocrisie généralisée, son dédain pour la pauvreté. Mais Weir ne s’arrête pas là. Il livre aussi une réflexion malicieuse sur l’influence des médias et les effets de la télé-réalité sur le public. Petit à petit, le ton volontairement sitcom saupoudré de comédie musicale légère laisse place à une vraie gravité.
Le scénario suit cette logique. Il est impeccablement construit selon une trame linéaire, à peine haché par un obligé flash back rose bonbon. Weir combine sa science du récit à l’efficacité de sa mise en scène. Joliment coloré, réglé au millimètre, bourré d’angles de caméra, l’ensemble est arrangé avec une maestria évidente. Cette orchestration donne crédibilité à cette farce. Une farce façon Big Brother poussé à son paroxysme. Une farce où la vie est écrite en coulisses par un lascar qui se prend pour Dieu. Une farce qui interpelle sur la raison de notre réalité …


