Anvil - The Story of Anvil

Anvil! The story of Anvil

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02 fév. 2010 Par Thomas Messias Star Rating 7

Anthrax, Slayer, Metallica... Des groupes plus ou moins connus par la ménagère de moins de 50 ans, mais qui ont fait les beaux jours du metal et de ses différents courants que l'auteur de ces lignes serait bien incapable de nommer ou de décrire. Tous, en tout cas, furent influencés tôt ou tard par Anvil, groupe mené par deux canadiens aussi chevelus que l'impose leur chapelle musicale. Anvil connut le succès à la jonction des seventies et des eighties, et puis plus rien. Pourquoi ? C'est ce que tente d'établir le doc réalisé par Sacha Gervasi, fan de la première heure qui veut comprendre pourquoi ces deux types promis à un succès universel et durable ont rapidement sombré dans un quasi anonymat dans lequel ils continuent de baigner. On a d'abord des doutes sur la nature du film : le pathétique achevé de ces anti-héros dont l'un de nomme Robb Reiner font un temps imaginer qu'Anvil ! puisse être une sorte de nouveau Spinal Tap. En fait non, et c'est là qu'est sa réussite : aussi pitoyable soit le destin de ces deux types, il est parfaitement réel et absolument pas parodique. À vrai dire, le film de Gervasi penche davantage vers une fiction telle que Still crazy, film de 1998 dans lequel quelques vieux briscards du rock tentaient de renouer pour un temps avec la célébrité, quitte à flirter avec le ridicule.


En une heure quinze, sans s'appesantir, Anvil ! réussit à conjuguer peinture amusée du quotidien des metalleux et enquête sur le pourquoi d'un tel fiasco. Il en ressort tout un tas de réponses, de la plus futile à la plus vraisemblable, toutes étalées avec le même degré de sérieux par un Gervasi à la fois amusé et touché par les anti-héros qu'il filme. Est-ce parce qu'ils ne se sont pas montrés assez égoïstes ? Parce qu'ils sont tombés sur des managers moisis du bulbe ? Parce qu'ils tenaient absolument à fonder une famille ? Ou parce qu'ils sont canadiens ? On suit chacune de ces pistes tout en assistant à une tentative de come-back qui fait souvent peine à voir mais se termine tout de même sur une note d'espoir.


De grandes salles vides à 90%, des bars miteux où ne les suivent que leurs fans les plus hardcore, des gares désertes où ils sont contraints de dormir à même le sol... Pour les mecs d'Anvil, le quotidien est ainsi fait. Et c'est parce qu'ils sont des losers pas magnifiques du tout qu'ils en deviennent éminemment touchants et plus qu'attachants. On a envie de les pousser pour qu'ils arrivent enfin à trouver enfin la reconnaissance de la part du public, au moins ponctuellement. Les voir retrouver une maison de disques ou s'envoler vers le Japon pour un grand concert est un petit moment d'espoir dans une vie à moitié gâchée, leur vie de famille étant malgré tout altérée par leur recherche du succès et réciproquement. Cette petite fantaisie ô combien distrayante montre, l'air de rien, à quel point l'existence est affaire de choix.



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Julien Foussereau :

Star Rating 8
Quand l’hilarité coexiste avec la mélancolie, cela donne Anvil, un des documentaires rock les plus précieux, drôles et tordants de ces 20 dernières années.


Le Gluon05/09/2010 12:06 par Le Gluon

Revu pour la troisième ou quatrième fois…Ca n’a pas changé, “The Sory of Anvil” est toujours ce documentaire rempli à ras bord de vie. A voir en tandem avec “The Devil and Daniel Johnston”, tout aussi émouvant et exemplaire. Je maintiens mon 10/10! LIRE LA SUITE
chdx07/03/2010 14:11 par chdx

Dustin Hoffman est fan et c’est rendu apres une projection a Londres vers le batteur pour lui dire: “This is the most human piece of film-making I’ve ever seen”. Batteur qui est ensuite allé vers le réalisateur pour lui demander: “Isn’t that the guy from Papillon?”:lol: http://img7.hostingpics.net/pics/75431027455484_27455485_large.jpg :crette: LIRE LA SUITE
Le Gluon15/12/2009 10:43 par Le Gluon

Dustin Hoffman est fan et c’est rendu apres une projection a Londres vers le batteur pour lui dire: “This is the most human piece of film-making I’ve ever seen”. Batteur qui est ensuite allé vers le réalisateur pour lui demander: “Isn’t that the guy from Papillon?”:lol: LIRE LA SUITE

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