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Critique
Autrefois habitué des productions Spielberg avec qui il a signé quelques classiques instantanés des années 80-90 (Retour vers le Futur, Roger Rabbit…), Robert Zemeckis a toujours essayé d’innover et de faire évoluer le cinéma avec son temps. Récemment, Le Pôle Express lui a permis, avec plus ou moins de bonheur, de développer la motion capture. C’est ce procédé qu’il reprend aujourd’hui pour Beowulf, avec une réussite beaucoup plus probante et une maestria certaine.
En s’inspirant d’un célèbre poème épique éponyme, œuvre clé de la littérature anglo-saxonne datée du 8ème siècle, il livre un film très influencé par le 13ème guerrier de McTiernan. On peut également y voir un peu de La chair et le sang de Verhoeven. En effet, même pour un film d’animation, tout est très sauvage, féroce et sent le stupre et la luxure (on décèle ici et là de nombreuses allusions sexuelles comme quand Angelina Jolie manipule un glaive à la manière d’un sexe en érection).
Le scénario, signé Gaiman et Avary (ceci expliquant sûrement cela), il se permet avec une audace folle de présenter le héros principal comme un menteur, un lâche, un mythomane qui ne désire que gloire et sexe. Tant de détails le rendant immédiatement attachant. Des faiblesses humaines pour un combattant élevé au rang de Dieu par les siens.
La caméra est, elle, ultra mobile, rendant l’action extraordinairement rythmée. Les morceaux d’anthologie ne manquent pas : les attaques de Grendel, les passages marins…
Même le gore est présent et on ne compte plus les membres arrachés ou les personnages dévorés.
Bref, du grand cinéma, violent et burné avec un casting aux petits oignons et des images mémorables magnifiées par la partition d’Alan Silvestri.
En outre, il est à noter que la motion capture commence à faire des merveilles. Le nombre de détails est toujours plus hallucinant (on découvre un nouveau truc à chaque vision), l’expression faciale a considérablement évoluée et même si tout n’est pas encore photo-réaliste, on reconnaitra parfaitement la plastique parfaite de la Jolie. On aurait préféré en chair et en os mais c’est un début.
En s’inspirant d’un célèbre poème épique éponyme, œuvre clé de la littérature anglo-saxonne datée du 8ème siècle, il livre un film très influencé par le 13ème guerrier de McTiernan. On peut également y voir un peu de La chair et le sang de Verhoeven. En effet, même pour un film d’animation, tout est très sauvage, féroce et sent le stupre et la luxure (on décèle ici et là de nombreuses allusions sexuelles comme quand Angelina Jolie manipule un glaive à la manière d’un sexe en érection).
Le scénario, signé Gaiman et Avary (ceci expliquant sûrement cela), il se permet avec une audace folle de présenter le héros principal comme un menteur, un lâche, un mythomane qui ne désire que gloire et sexe. Tant de détails le rendant immédiatement attachant. Des faiblesses humaines pour un combattant élevé au rang de Dieu par les siens.
La caméra est, elle, ultra mobile, rendant l’action extraordinairement rythmée. Les morceaux d’anthologie ne manquent pas : les attaques de Grendel, les passages marins…
Même le gore est présent et on ne compte plus les membres arrachés ou les personnages dévorés.
Bref, du grand cinéma, violent et burné avec un casting aux petits oignons et des images mémorables magnifiées par la partition d’Alan Silvestri.
En outre, il est à noter que la motion capture commence à faire des merveilles. Le nombre de détails est toujours plus hallucinant (on découvre un nouveau truc à chaque vision), l’expression faciale a considérablement évoluée et même si tout n’est pas encore photo-réaliste, on reconnaitra parfaitement la plastique parfaite de la Jolie. On aurait préféré en chair et en os mais c’est un début.


