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Critique
S'il y a bien un film qui a divisé le petit monde des cinéphiles-phages l'année dernière, c'est bien celui-là.
En effet, "Sunshine" n'est pas le film de SF inoffensif et pyrotechnique attendu mais bel et bien une oeuvre intelligente et risquée, aux partis pris qui divisent, et la liste est longue, tant Boyle et Garland ont décidé de constamment prendre le spectateur à contrepied.
Seule la trame (le fond) restera ultra-classique, presque vue et revue 1000 fois, celle d'une équipe d'astronautes partie sauver la Terre dans une mission suicide pour 'rallumer' le soleil qui s'éteint, et c'est la forme qui amènera le métrage vers des cieux plus cléments.
A deux exceptions près :
1/ Alors que certains auraient cédé aux sirènes de 'la petite histoire d'amour', ici c'est la mission qui prime, la solitude et l'angoisse de chacun (formidable découpage des plans) comme toile de fond, devant un soleil toujours plus menaçant (magnifique photographie).
2/ Le revirement du film vers la série B basique et le 'survival' spatial post-"Alien" à un quart d'heure de la fin.
Deux partis-pris qui auront suffi à faire oublier le reste... que pendant plus de 90 minutes, Boyle et Garland auront fait le choix de coller aux illustres chefs-d'oeuvre de la SF qu'étaient "Silent Running" et "Le Mystère Andromède", plutôt qu'à leurs pendants pompiers, en réalisant un film d'une beauté confondante et totalement immersif (le score prodigieux d'Underworld et Murphy rappelant celui d'Explosions in the Sky pour "Friday Night Lights").
Et si la fin rappelle "Supernova" (le chef-d'oeuvre de Hill mutilé par le gros Coppola) ou "Event Horizon" (magnifique 'slasher' spatial), LA question se pose :
Ces deux derniers films étaient-ils si 'mauvais' ?
La réponse est "non, bien sûr"... évidemment !
En effet, "Sunshine" n'est pas le film de SF inoffensif et pyrotechnique attendu mais bel et bien une oeuvre intelligente et risquée, aux partis pris qui divisent, et la liste est longue, tant Boyle et Garland ont décidé de constamment prendre le spectateur à contrepied.
Seule la trame (le fond) restera ultra-classique, presque vue et revue 1000 fois, celle d'une équipe d'astronautes partie sauver la Terre dans une mission suicide pour 'rallumer' le soleil qui s'éteint, et c'est la forme qui amènera le métrage vers des cieux plus cléments.
A deux exceptions près :
1/ Alors que certains auraient cédé aux sirènes de 'la petite histoire d'amour', ici c'est la mission qui prime, la solitude et l'angoisse de chacun (formidable découpage des plans) comme toile de fond, devant un soleil toujours plus menaçant (magnifique photographie).
2/ Le revirement du film vers la série B basique et le 'survival' spatial post-"Alien" à un quart d'heure de la fin.
Deux partis-pris qui auront suffi à faire oublier le reste... que pendant plus de 90 minutes, Boyle et Garland auront fait le choix de coller aux illustres chefs-d'oeuvre de la SF qu'étaient "Silent Running" et "Le Mystère Andromède", plutôt qu'à leurs pendants pompiers, en réalisant un film d'une beauté confondante et totalement immersif (le score prodigieux d'Underworld et Murphy rappelant celui d'Explosions in the Sky pour "Friday Night Lights").
Et si la fin rappelle "Supernova" (le chef-d'oeuvre de Hill mutilé par le gros Coppola) ou "Event Horizon" (magnifique 'slasher' spatial), LA question se pose :
Ces deux derniers films étaient-ils si 'mauvais' ?
La réponse est "non, bien sûr"... évidemment !


