Paranormal activity

Paranormal activity

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28 déc. 2009 Par snake master Star Rating 1
Événement surprise du box-office où les recettes ont autorisées une démultiplication juteuse du budget rikiki original, fruit d'une campagne virale relativement prodigieuse, Paranormal Activity débarque donc sans prévenir dans les salles obscures les plus proches pour foutre la frousse à ceux qui n'auraient pas peur de "ne plus pourvoir dormir après". Tout le monde est donc intrigué par la soudaine ruée de spectateurs, mais personne ne parle vraiment du film en lui-même. Pourquoi? Parce qu'il n'y a sans aucun doute rien à dire sur un vide intersidéral d'une heure trente-six tout de même, qui aligne les séquences creuses et inutiles avec une obstination qui frôle souvent la démence. Que ce couple charmant se filme la nuit pour prouver l'existence de forces paranormales passe encore, surtout quand on connaît la superstition naturelle qui alimente les foyers américains. Mais que cette idée soit un prétexte pour filmer en plan fixe des portes qui bougent, des bruits de pas invisibles, un démon qui va pisser sans prévenir ou des cris hors-champ sur une durée aussi longue autorisent soit la colère la plus profonde, soit le sommeil le plus évident.

Surtout qu'en surfant sur la paranoïa sécuritaire qui alimente depuis quelques années déjà un monde occidental renfermé sur lui-même, Oren Peli joue sans cesse sur la frustration du spectateur par un minimalisme maniaque qui fait décrocher du récit dès les premières tente minutes. Sous le prétexte du cinéphile qui n'aime pas le sang, "le réalisateur" met en scène les bruits ou les meurtres hors du cadre et de la perception du spectateur, se contentant donc au final de filmer les dialogues creux du matin ou le sommeil en accéléré. Comme il n'y a donc rien à montrer, le métrage joue la carte de la complicité, tentant de nous faire croire par une caméra portée (en totale perte de contrôle puisque à l'évidence il n'y a eu aucune réflexion de mise en scène) et par l'usage d'un lieu familier (on a tous déjà cru entendre des bruits dans sa maison ou son appartement) que le métrage ici présent est une expérience réelle (on passera sur le générique, qui va jusqu'à rendre hommage au couple). Un pétard mouillé qui frise donc le foutage de gueule quand on constate le succès démesuré du film et les propos faciles d'une "revanche du public sur les grosses majores". Une preuve de plus que n'importe qui ne peut pas s'improviser cinéaste.


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Didier Verdurand :

Star Rating 7
Pas aussi flippant qu’on aurait pu l’espérer (à cause du marketing génial qui entoure le film ?), mais quand même plus intéressant qu’un énième film de zombies. Vouloir faire peur sans litres de sang, une intention plaisante.

Sandy Gillet :

Star Rating 7
C’est malin, sans prétentions et en plus ça fait peur. Que demande le peuple ?

Vincent Julé :

Star Rating 6
Derrière le pétard mouillé, un objet social et culturel assez passionnant sur l’american way of life and fear.

Patrick Antona :

Star Rating 3
On prend un peu de BLAIR WITCH, beaucoup de REC, on saupoudre le tout d’un soupçon de L’EMPRISE et on sert une tambouille qui sent plus que le réchauffé. Il reste à sauver une fin choc plutôt marrante mais il aura fallu se farcir 1h30 de couloirs et de séance canapé avant ça.

Julien Foussereau :

Star Rating 2
Activité paranormale ? Plutôt du théâtre de boulevard : portes qui claquent et quelques coups dans les murs. Ne manque que l’irruption de Marthe Mercadier et Georges Beller. Côté flippe ? 2 petites minutes et puis s’en vont.

Ilan Ferry :

Star Rating 2
Pas effrayantes pour un sou, ces activités paranormales auraient plutôt tendances à provoquer l’indifférence voire la crise de narcolepsie soudaine tant elles usent à si petit escient de ficelles maintes fois utilisées et particulièrement mal digérées ici. C’est bien beau de jouer sur la frustration encore faut il proposer une alternative intéressante.

Flavien Bellevue :

Star Rating 2
Le film d’Oren Peli ne manque pas d’idées mais il joue trop avec les nerfs du spectateur (souvent pour rien) et fini par lasser pour une fin peu originale. Il aura le mérite de ne pas laisser indifférent, on aime ou on n’aime pas.

Bruno Laurent :

Star Rating 2
Une vaste escroquerie. Le projet Blair Witch peut dormir sur ses deux oreilles.

Laurent Pécha :

Star Rating 1
L’arnaque filmique absolue. Tout ce que le cinéma ne devrait jamais être est dans Paranormal activity.


blanc.profond23/10/2010 11:09 par blanc.profond

ton message a eu la mauvaise idée de me remettre cette daube en tête j’avais oublié que je l’avais vu ;-) LIRE LA SUITE
Le Gluon20/10/2010 10:12 par Le Gluon

Une véritable honte que ce film derrière lequel il y a quasiment zéro boulot ait bénéficié d’un tel buzz. Aucune montée en tension, un copier-coller de séquences du début à la fin (bonjour la monotonie), des dialogues rébarbatifs, des situations expédiées (le coup du médium qui débarque et repart 20 sec [...] LIRE LA SUITE
blanc.profond10/12/2009 12:34 par blanc.profond

on élargit le débat là. Je rappelle que le cinéma, ce n’est pas de la culture, mais de la pop culturealors là, vraiment, je trouve que c’est une phrase intéressante. est-ce que ce serait possible que tu explique (question sérieuse, je précise) pourquoi ne pas qualifier de culture ce que tout [...] LIRE LA SUITE

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