Somewhere

Somewhere

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



04 sep. 2010 Par Laurent Pécha Star Rating 6

Ou plutôt Nowhere ! A l'instar de son personnage principal, Johnny Marco, star de cinéma en manque total de repères (affectifs, professionnels...), Sofia Coppola est bien perdue dans ce nouveau opus qui tente, en vain, de se glisser dans le sillage de son « chef d'œuvre », Lost in translation, après un très décrié - et pour cause - Marie-Antoinette.

Il y a un gros dilemme qui se pose à la sortie de Somewhere : comment appréhender un film qui fait de la vacuité et de la superficialité le moteur et les enjeux de son récit ? Et oui, il ne se passe (presque) rien dans Somewhere. Mais c'est voulu ! La finalité de l'histoire étant de savoir si Marco va enfin prendre sa vie par le bon bout et s'apercevoir que l'essentiel est à portée de lui (sa fille qu'il ne voit qu'en coups de vent). Pour en arriver jusque « là », Sofia raconte alors ce qu'elle connaît sans doute trop bien - ah la part autobiographique dans l'œuvre de l'auteur, un sujet toujours passionnant... ou pas - : la vie d'une « movie star » à Hollywood. La jeune cinéaste se fait alors plaisir à glisser toute l'ironie emmagasinée depuis plus de 30 ans et de faire des mœurs et coutumes de la faune hollywoodienne un va et vient sympathiquement stérile.

Ouaaah, l'impertinence de l'artiste  qui peut même faire appel à ses « amis » pour faire plus vrai que nature (Benicio Del Toro en passage éclair rappelant que tout le monde ne s'appelle pas Soderbergh). Ouaaah, la singularité du cinéaste qui ose du plan « indé » (l'ouverture sur plan fixe d'une Ferrari qui fait quatre fois le tour d'une piste). Ouaaah, l'audace de la scénariste qui ne rend jamais facile l'adhésion à son histoire (deux lap dance voulues comme érotiquement ridicules, non vraiment, deux, c'était nécessaire ?).

Alors, oui, on finit par arriver Somewhere, car la dame sait parfaitement s'entourer. Son film est, comme d'habitude, techniquement bien au dessus de la plupart de la concurrence du genre (montage et bande originale en tête). Le revenant Stephen Dorff trimballe sa belle gueule avec un spleen attachant. Quant à la relation avec sa fille (Elle, l'autre douée de la famille Fanning), elle offre quelques jolies séquences touchantes.

Mais de là, à ce que l'on rechange notre fusil d'épaule pour écrire que le futur cinématographique des Coppola s'écrit avant tout au féminin, il y a un sacré Tetro de retard...



LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

CRITIQUES SPECTATEURS

TOUTES LES CRITIQUES

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Laurent Pécha :

Star Rating 6
Le boss chez les Coppola, c’est Francis… Avec Somewhere, Sofia a un sacré Tetro de retard !

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Si l’on comprend bien où Sofia Coppola veut en venir, la forme utilisée est soit trop attendue, soit trop couillue. Dans les deux cas, le spectateur peut facilement se perdre en route. Dommage !

Didier Verdurand :

Star Rating 5
La spécialiste du cinéma bling-bling d’AUTEUR nous propose un film à l’image de sa première scène : ça tourne en rond trop longtemps. C’est parfois mignon, mais un scénario aussi épais qu’un timbre-poste a ses limites et on finit par bâiller jusqu’au dernier plan, médiocre.

Ilan Ferry :

Star Rating 5
Douce léthargie pour film mineur. Somewhere marque les limites du cinéma de Coppola fille mais permet à Stephen Dorff de briller enfin dans un rôle à la hauteur de son talent. C’est déjà ça !

Stéphane Argentin :

Star Rating 2
Filmer toute la mélancolie et la solitude des coulisses du Hollywood System, l’intention est louable mais le résultat se révèle d’un chiant absolu.


dodeskaden12/02/2011 15:27 par dodeskaden

Superbe film vide sur le vide… pareillement, il est amusant d’avoir dépensé autant pour celà. Explosion de rire avec la scène de l’hélico (en mon for intérieur : “non, elle ne va quand même pas faire le coup de l’hélico… noooon ? siiiiiiiiiiii ! ! ! !”). 8/10 LIRE LA SUITE
dehaas8410/01/2011 11:55 par dehaas84

Je suis à la fois d’accord que ce sont des films certainement un peu bourgeois, et en même temps, je vois pas trop le problème…on sait qu’on vient pas voir un film anarchiste. Ce qui m’embête plus, c’est que cet univers planant et un peu décalé s’appuyait sur quelque chose de [...] LIRE LA SUITE
Stéphane Argentin05/01/2011 09:38 par Stéphane Argentin

sofia c’est quand même un peu les histoires de upper middle class girl mal à l’aise dans son environnement tout le temps. Depuis Virgin suicides, je continue à suivre ses films mais sans grand intérêt. La chance des débutants ? LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter