Somewhere
Somewhere- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2010
- DATE DE SORTIE :05 janvier 2011
- GENRE :Comédie dramatique
- DURÉE :98 MIN
- REALISATEUR : Sofia Coppola
- ACTEURS :Stephen Dorff, Elle Fanning, Chris Pontius, Michelle Monaghan, Lala Sloatman
- DISTRIBUTEUR :Pathé Distribution
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- Site officiel US
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"Somewhere", le nouvel opus de Sofia Coppola, s'ouvre sur un long plan fixe montrant une Ferrari 360 Modena noire faire des tours de circuit dans un désert. Plusieurs tours de circuit. Seule. Puis la voiture s'arrête, un homme en sort. Seul.
Ce premier plan donne le ton du quatrième long-métrage de la cinéaste américaine, célébrée pour ses deux sublimes premiers films et franchement refroidie par l'accueil plus que mitigé de son "Marie-Antoinette", mais il prend également un double sens pas forcément flatteur pour Sofia Coppola: on retrouvera dans "Somewhere" les thématiques qui ont fait son succès (l'ennui, l'isolement et la tourmente des nantis et autres parvenus, rédemption via l'ouverture aux autres, nostalgie et mélancolie du temps de l'innocence) mais avec la désagréable impression pour le spectateur que la cinéaste radote, tourne en rond sur ses sujets de prédilection.
Pire, elle ne parvient pas à retrouver l'émotion et l'incroyable empathie que l'on pouvait ressentir dans ses premiers films. On retrouvera donc dans "Somewhere" de vrais morceaux de "Virgin suicides" (l'adolescente blonde, l'innocence incarnée, en souffrance face à des parents à côté de la plaque) et de "Lost in translation" (l'acteur un peu largué se faisant mener par son agent, recevant des prix incongrus et décidé à changer grâce à une rencontre) sans que le film ne parvienne jamais vraiment à décoller.
L'émotion et l'élégance sont des choses fragiles au cinéma et on touche du doigt le spleen cher à la cinéaste par moments, bien aidée dans son œuvre par la photographie toujours sublime de l'immense Harry Savides. On ne peut en revanche s'empêcher de ressentir une réelle déception pour la bande originale, sorte de supercherie phoenixienne discrète et répétitive.
Côté casting, le choix de Stephen Dorff dans le rôle titre se révèle plutôt malin : enfant d'Hollywood, il a étrenné les plateaux de série B jusqu'à atteindre son pic de célébrité en incarnant le méchant vampire cabotin dans "Blade" et le premier rôle dans le pire film d'Uwe Boll ! Un acteur atypique donc, un vrai looser, qui trouve ici son plus beau rôle. Il est hélas faiblement entouré par des seconds rôles effacés, humains désincarnés, Coppola choisissant de s'attarder sur d'autres personnages: la fameuse Ferrari donc et le célèbre Chateau Marmont, lieu de tous les excès et de toutes les légendes (plusieurs références sont faites à l'oeuvre et à la mort d'Helmut Newton, comme si il hantait les lieux).
Il y a sans doute beaucoup de Sofia Coppola dans ce film, elle a probablement voulu parler de la relation avec son père, de l'épanouissement compliqué d'une jeune fille fragile et sensible dans un environnement à la fois écrasant et évanescent, quitte à un peu sacrifier ce qui faisait la réussite de ces intimistes opus précédents, quitte à adopter le difficile parti-pris de l'absence d'avancée dramatique..
Passage peut être nécessaire dans la thérapie de la cinéaste mais assurément dispensable pour le spectateur...
Ce premier plan donne le ton du quatrième long-métrage de la cinéaste américaine, célébrée pour ses deux sublimes premiers films et franchement refroidie par l'accueil plus que mitigé de son "Marie-Antoinette", mais il prend également un double sens pas forcément flatteur pour Sofia Coppola: on retrouvera dans "Somewhere" les thématiques qui ont fait son succès (l'ennui, l'isolement et la tourmente des nantis et autres parvenus, rédemption via l'ouverture aux autres, nostalgie et mélancolie du temps de l'innocence) mais avec la désagréable impression pour le spectateur que la cinéaste radote, tourne en rond sur ses sujets de prédilection.
Pire, elle ne parvient pas à retrouver l'émotion et l'incroyable empathie que l'on pouvait ressentir dans ses premiers films. On retrouvera donc dans "Somewhere" de vrais morceaux de "Virgin suicides" (l'adolescente blonde, l'innocence incarnée, en souffrance face à des parents à côté de la plaque) et de "Lost in translation" (l'acteur un peu largué se faisant mener par son agent, recevant des prix incongrus et décidé à changer grâce à une rencontre) sans que le film ne parvienne jamais vraiment à décoller.
L'émotion et l'élégance sont des choses fragiles au cinéma et on touche du doigt le spleen cher à la cinéaste par moments, bien aidée dans son œuvre par la photographie toujours sublime de l'immense Harry Savides. On ne peut en revanche s'empêcher de ressentir une réelle déception pour la bande originale, sorte de supercherie phoenixienne discrète et répétitive.
Côté casting, le choix de Stephen Dorff dans le rôle titre se révèle plutôt malin : enfant d'Hollywood, il a étrenné les plateaux de série B jusqu'à atteindre son pic de célébrité en incarnant le méchant vampire cabotin dans "Blade" et le premier rôle dans le pire film d'Uwe Boll ! Un acteur atypique donc, un vrai looser, qui trouve ici son plus beau rôle. Il est hélas faiblement entouré par des seconds rôles effacés, humains désincarnés, Coppola choisissant de s'attarder sur d'autres personnages: la fameuse Ferrari donc et le célèbre Chateau Marmont, lieu de tous les excès et de toutes les légendes (plusieurs références sont faites à l'oeuvre et à la mort d'Helmut Newton, comme si il hantait les lieux).
Il y a sans doute beaucoup de Sofia Coppola dans ce film, elle a probablement voulu parler de la relation avec son père, de l'épanouissement compliqué d'une jeune fille fragile et sensible dans un environnement à la fois écrasant et évanescent, quitte à un peu sacrifier ce qui faisait la réussite de ces intimistes opus précédents, quitte à adopter le difficile parti-pris de l'absence d'avancée dramatique..
Passage peut être nécessaire dans la thérapie de la cinéaste mais assurément dispensable pour le spectateur...
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 12/02/2011 15:27 par dodeskaden Superbe film vide sur le vide… pareillement, il est amusant d’avoir dépensé autant pour celà .
Explosion de rire avec la scène de l’hélico (en mon for intérieur : “non, elle ne va quand même pas faire le coup de l’hélico… noooon ? siiiiiiiiiiii ! ! ! !”).
8/10
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| 10/01/2011 11:55 par dehaas84 Je suis à la fois d’accord que ce sont des films certainement un peu bourgeois, et en même temps, je vois pas trop le problème…on sait qu’on vient pas voir un film anarchiste.
Ce qui m’embête plus, c’est que cet univers planant et un peu décalé s’appuyait sur quelque chose de [...] LIRE LA SUITE | |
| 05/01/2011 09:38 par Stéphane Argentin sofia c’est quand même un peu les histoires de upper middle class girl mal à l’aise dans son environnement tout le temps.
Depuis Virgin suicides, je continue à suivre ses films mais sans grand intérêt. La chance des débutants ?
LIRE LA SUITE |
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