L'Armée du crime

Armée du crime (L')

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17 sep. 2009 Par Sandy Gillet Star Rating 7

 

S'inspirant d'un épisode peu connu de l'occupation (déjà filmé ceci dit par Frank Cassenti en 1976 sous le titre L'affiche rouge), L'armée du crime relate la formation et la montée en puissance du réseau Manouchian du nom de son chef arménien Missak Manouchian. Composé uniquement d'émigrés juifs venant de toute l'Europe, ils deviennent rapidement les ennemis à abattre pour la police vichyssoise et l'armée allemande. Ils sont finalement arrêtés, jugés sommairement et fusillés en février 44. Un dénouement tragique qui sera l'occasion pour l'occupant d'orchestrer une ultime opération de propagande via une affiche placardée sur toutes les villes de France.

Comme de coutume ce qui intéresse ici Guédiguian ce sont les rapports (de force, intimes...) entre les hommes propres à déclencher la grande histoire. Avec L'armée du crime l'Histoire s'adjoint un h majuscule et reprend le même schéma que Le promeneur du Champ de Mars mais avec un canevas encore plus ambitieux. La faute à la multiplication des personnages et donc des points de vue qui font monter crescendo une narration vers une fin certes attendue et connue mais filmée avec sobriété (la déclamation des noms et prénoms de chacun), tact et beaucoup d'émotions.

Bien entendu le choix du sujet n'est pas anodin. On est encore ici en terrain connu entre résistance prolétaire, chant de l'International et utopie d'une Europe de tous les peuples unie vers le même idéal. L'épopée est belle, certainement trop belle même si Guédiguian n'oublie pas d'égratigner en profondeur les bons français et son gouvernement collaborationniste. Le tout renvoyant aux contradictions de notre politique actuelle « en faveur » des immigrés.

La démonstration est comme souvent avec le cinéaste d'origine arménienne juste et fort à propos. Il reste que le ton s'est tout de même adouci et la charge moins exaltée qu'auparavant. Si l'on y gagne en rigueur, on perd en souffle épique et dévastateur. La marque d'un début de renoncement ou de maturité !



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Stéphane Argentin :

Star Rating 7
La résistance n’est peut-être pas un métier d’avenir (dixit l’un des personnages) mais Guédiguian n’oublie pas pour autant d’en faire un devoir de mémoire soigné dans la lignée de L’Armée des ombres.

Sandy Gillet :

Star Rating 7

Vincent Julé :

Star Rating 6
Démonstratif voire démagogique, le film semble parfois se tromper de combat. Il trouve tout de même une force de caractère à travers ses personnages et ses acteurs.

Patrick Antona :

Star Rating 5


dodeskaden22/09/2009 18:04 par dodeskaden

Toi tu donnes envie d’aller au cinéma !! :jaimzsexone:en effet, j’aurai dû faire plus bref :love: LIRE LA SUITE
Julio Lopez22/09/2009 17:34 par Julio Lopez

Toi tu donnes envie d’aller au cinéma !! :jaimzsexone: LIRE LA SUITE
dodeskaden22/09/2009 16:49 par dodeskaden

Pas mal comme film… 7/10 LIRE LA SUITE

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