Harry Brown
Harry Brown- PAYS :Royaume-Uni
- ANNÉE DE PRODUCTION :2009
- DATE DE SORTIE :12 janvier 2011
- GENRE :Thriller
- DURÉE :103 MIN
- REALISATEUR : Daniel Barber
- ACTEURS :Michael Caine, Emily Mortimer, Charlie Creed-Miles, David Bradley (IV), Iain Glen
- DISTRIBUTEUR :Surreal Distribution
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel français
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Harry Brown laisse ce petit goût de déception, ce petit goût qui amène à penser qu'il aurait pu être un grand film.
Harry est vieux et retraité, sa femme est hospitalisée, il partage sa vie entre les visites à l'hôpital, la cité peuplée de jeunes voyous violents et son ami Len, seul rempart contre sa solitude. Il passe chaque matin devant le tunnel où zonent les jeunes de la cité, et chaque matin, il fait un détour pour ne pas le traverser. Ce passage deviendra le symbole de sa relation avec la jeunesse dépravée de la cité : le jour où sa femme meurt, il ne peut la voir sur son lit de mort à cause du détour qu'il a du faire, et c'est également là que Len finira par être battu à mort.
Avant toute chose, il convient de dire que le film est techniquement maîtrisé : la banlieue britannique, que l'on a l'habitude de voir dans le cinéma réaliste de Ken Loach filmée de façon très crue, se retrouve ici cadrée selon des lignes précises, éclairée par une photo expressive (on ne compte plus les légers contre-jours qui entourent Michael Caine comme la violence entoure son personnage). Les situations étouffantes se multiplient au fur et à mesure que Caine étoffe son jeu (il est à proprement parler époustouflant) et l'explosion interne du personnage est parfaitement amenée par une évolution subtile de sa mentalité (même si l'accumulation des faits pour le plonger dans la solitude est des plus exagérée).
Même si le film offre son lot de tension, notamment par le décalage de Harry avec son environnement, focalisant notre attention sur le déroulement de l'histoire, il est impossible de ne pas remarquer la musique omniprésente, qui vient souligner la plupart du temps des informations et des émotions déjà bien compréhensibles. De plus les scènes explicatives sonnent souvent faux, mais le jeu de Caine sauve toujours l'affaire.
La violence, morale et physique, parcourt le film dans toute sa longueur, et exerce sur le spectateur un magnétisme fou malgré son exagération évidente. Elle vient donc contaminer Harry, qui ne cherche plus qu'à venger la mort de son ami. C'est là que vient se greffer la plus grosse frustration du film. L'assaut vengeur que donne Harry trouve une résonance malsaine dans l'arrestation massive de trafiquants par la police. Sans spoiler la fin, celle-ci porte l'apologie de la violence en réponse à la violence à son paroxysme : certes les dégâts collatéraux sont nombreux, mais la criminalité finit par être éradiquée de toute la banlieue. Une conclusion aussi naïve et peu réaliste surprend de la part d'un film qui partait sur des rails plus subtils…
Harry Brown est donc au final un film magnétique, qui ne laisse que peu de répit à son spectateur, et qui se perd dans sa partie finale dans une morale plus que douteuse, où les forces de police gagnent leur bras de fer avec le banditisme de quartier d'un petit coup de CRS.
Harry est vieux et retraité, sa femme est hospitalisée, il partage sa vie entre les visites à l'hôpital, la cité peuplée de jeunes voyous violents et son ami Len, seul rempart contre sa solitude. Il passe chaque matin devant le tunnel où zonent les jeunes de la cité, et chaque matin, il fait un détour pour ne pas le traverser. Ce passage deviendra le symbole de sa relation avec la jeunesse dépravée de la cité : le jour où sa femme meurt, il ne peut la voir sur son lit de mort à cause du détour qu'il a du faire, et c'est également là que Len finira par être battu à mort.
Avant toute chose, il convient de dire que le film est techniquement maîtrisé : la banlieue britannique, que l'on a l'habitude de voir dans le cinéma réaliste de Ken Loach filmée de façon très crue, se retrouve ici cadrée selon des lignes précises, éclairée par une photo expressive (on ne compte plus les légers contre-jours qui entourent Michael Caine comme la violence entoure son personnage). Les situations étouffantes se multiplient au fur et à mesure que Caine étoffe son jeu (il est à proprement parler époustouflant) et l'explosion interne du personnage est parfaitement amenée par une évolution subtile de sa mentalité (même si l'accumulation des faits pour le plonger dans la solitude est des plus exagérée).
Même si le film offre son lot de tension, notamment par le décalage de Harry avec son environnement, focalisant notre attention sur le déroulement de l'histoire, il est impossible de ne pas remarquer la musique omniprésente, qui vient souligner la plupart du temps des informations et des émotions déjà bien compréhensibles. De plus les scènes explicatives sonnent souvent faux, mais le jeu de Caine sauve toujours l'affaire.
La violence, morale et physique, parcourt le film dans toute sa longueur, et exerce sur le spectateur un magnétisme fou malgré son exagération évidente. Elle vient donc contaminer Harry, qui ne cherche plus qu'à venger la mort de son ami. C'est là que vient se greffer la plus grosse frustration du film. L'assaut vengeur que donne Harry trouve une résonance malsaine dans l'arrestation massive de trafiquants par la police. Sans spoiler la fin, celle-ci porte l'apologie de la violence en réponse à la violence à son paroxysme : certes les dégâts collatéraux sont nombreux, mais la criminalité finit par être éradiquée de toute la banlieue. Une conclusion aussi naïve et peu réaliste surprend de la part d'un film qui partait sur des rails plus subtils…
Harry Brown est donc au final un film magnétique, qui ne laisse que peu de répit à son spectateur, et qui se perd dans sa partie finale dans une morale plus que douteuse, où les forces de police gagnent leur bras de fer avec le banditisme de quartier d'un petit coup de CRS.
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Simon Riaux :
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Ilan Ferry :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 05/08/2011 18:55 par El Duderino Enfin bref, le réalisme social de Harry Brown voulu comme caution m’a bien fait ricaner par endroits, notamment dans la séquence totalement poilante de l’achat de gun chez un dealer infect où t’as droit à la totale : crasse, yeux vitreux, scarifications, piercing infecté au téton droit, champ de cannabis, [...] LIRE LA SUITE | |
| 05/08/2011 18:13 par Julien Foussereau Quel lascar ce mouton ! :D
Toutes ces années à zoner ont forgé l’âme du gonzoman. :jaimz:
[SIZE=3]Don’t fuck wiz gonzo sheep fuckin’ oldbag vigilante wanker ! :boxe:
http://www.vagueo.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/mouton-surf.jpg
Les jeunes années de l’ami Shaun (il faisait pas semblant le bougre…)
:lol:
Le pire étant que j’ai frôlé le coma éthylique avec des zèbres aussi [...] LIRE LA SUITE | |
| 05/08/2011 15:17 par DJ Fest C’est moi aussi l’idée que je me fais du film… Du coup je suis quasi-sûr d’adorer ! :calamity2:
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