En choisissant d'expliquer les origines de l'infection du premier film (au bout de 15 minutes !) et par le biais d'un argument 100% fantastique (entendez par là complètement "irrationnel"), [Rec]² prend rapidement une direction sensiblement éloignée de son modèle. Finie l'angoisse et la montée en tension, cette fois, Plaza et Balaguero ont visiblement décidé de privilégier la course frénétique en avant et les affrontements barbares rappelant d'autant plus un genre de doom-like à la Fear que la première partie du récit suit une équipe genre GIGN -lourdement armée- dans les couloirs de l'immeuble infecté.
S'il n'est plus à proprement parler un film "qui fait peur", [Rec]² n'en est cependant pas exempt de séquences vraiment stressantes, ultra-bourrines (on ne compte plus les têtes explosées au fusil à pompe) ou dérangeantes (un suicide filmé en caméra subjective), doublées en plus de deux-trois visions cauchemardesques, l'argument fantastique étant balancé tout de go au spectateur en allant se servir parmi les délires les plus marquants de la saga "L'exorciste" (une obsession chez Balaguero). Bref, ça vaut pas le premier assurément, mais ça fait le boulot tout de même.
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| Rec 2, c’est le Evil dead 2 de Rec. Le meilleur film d’horreur de la décennie. Vivement le 3 !
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| Plaza et Balaguero ont tout compris aux médiums qu’ils utilisent et livrent une suite réjouissante et pleine de surprises, à la lisière entre le film d’horreur et le jeu vidéo.
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| Visuellement, [Rec] 2 est une bombe. On peut même parler de leçon de mise en scène, qui devrait être obligatoire pour tout réalisateur français qui s’attaque au genre, tant la maîtrise est spectaculaire. Quant au scénario, il tient la route alors ne jouons pas trop les difficiles…
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| En choisissant d’expliquer les origines de l’infection du premier film (au bout de 15 minutes !) et par le biais d’un argument 100% fantastique (entendez par là complètement “irrationnel”), [Rec]² prend rapidement une direction sensiblement éloignée de son modèle. Finie l’angoisse et la montée en tension, cette fois, Plaza et Balaguero ont visiblement décidé de [...] |
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| Ce que l’on gagne en maturité dans la mise en scène, on le perd dans une histoire beaucoup moins funky et original. Mais pourquoi fallait-il mélanger la religion à tout cela ?
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| En ajoutant une partie fantastique à son récit [Rec] 2 perd en terreur pur. Le twist final tombe comme un soufflet tant il est prévisible. Reste un très bon sens de la mise en scène.
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| Plus proche de Saw 2 ou The Descent 2 que d’Evil Dead 2 et Aliens. Oubliant son univers zombiesque, foutant en l’air son concept, préférant l’hystérie à la peur, REC 2 tente en vain d’explorer sa mythologie et bouffe à tous les râteliers : L’exorciste, Hidden, Carpenter…
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| Alors que le premier volet misait sur le rythme et l’effet de surprise, avec une certaine efficacité, cette suite se perd dans les circonvolutions (avec une tentative de scénario qui laisse perplexe) et les effets de style que tout bon spectateur anticipera bien à l’avance.
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