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Critique
Quel film sinon celui-ci pourrait démontrer à quel point l'œuvre toute entière de Robert Zemeckis ne tourne qu'autour d'une de ses obsessions : l'exploration de la psyché humaine.
Car bien avant ses trois oeuvres les plus intelligemment réfléchies ("Contact", "Apparences" et "Seul au monde"), il était déjà grandement question d'exploration psychologique dans ce fabuleux premier épisode de sa trilogie abordant l'un des plus fameux thèmes de la science-fiction : le voyage dans le temps.
Mais la maestria de Zemeckis ne se borne pas juste à nous asséner un cours magistral de logique imparable, propre à résoudre les paradoxes que tout changement provoquera dans le présent si le passé se modifiait d'un poil. Il sait surtout s'appuyer à merveille sur un scénario en béton pour étayer l'un des fantasmes qui accompagne le rêve impossible du voyage temporel. C'est donc à un des fondements de la psychanalyse qu'il se confronte en mettant en scène le complexe d'Oedipe et ses conséquences directes ou indirectes.
Il est fascinant de constater combien Zemeckis réussit à divertir constamment tout en donnant matière à réfléchir en seconde lecture sur la nature de nos désirs universels.
Suivre le jeune héros se démener pour provoquer dans le passé la rencontre de ses propres parents relève pour lui d'un véritable défi métaphysique : s'il laisse sa mère succomber à l'attirance inconsciente qu'elle éprouve pour lui, il en deviendra un éternel maudit (en effet, s'il "réalisait" l'interdit incestueux il remplacerait le père et disparaitrait donc littéralement dans les limbes du néant puisqu'il n'aura jamais été conçu !).
Robert Zemeckis a décidément tout compris de ce qui constitue notre humanité et sait admirablement nous le faire partager à notre insu.
Un Prix Nobel de Cinéma humaniste ça pourrait exister ?
Car bien avant ses trois oeuvres les plus intelligemment réfléchies ("Contact", "Apparences" et "Seul au monde"), il était déjà grandement question d'exploration psychologique dans ce fabuleux premier épisode de sa trilogie abordant l'un des plus fameux thèmes de la science-fiction : le voyage dans le temps.
Mais la maestria de Zemeckis ne se borne pas juste à nous asséner un cours magistral de logique imparable, propre à résoudre les paradoxes que tout changement provoquera dans le présent si le passé se modifiait d'un poil. Il sait surtout s'appuyer à merveille sur un scénario en béton pour étayer l'un des fantasmes qui accompagne le rêve impossible du voyage temporel. C'est donc à un des fondements de la psychanalyse qu'il se confronte en mettant en scène le complexe d'Oedipe et ses conséquences directes ou indirectes.
Il est fascinant de constater combien Zemeckis réussit à divertir constamment tout en donnant matière à réfléchir en seconde lecture sur la nature de nos désirs universels.
Suivre le jeune héros se démener pour provoquer dans le passé la rencontre de ses propres parents relève pour lui d'un véritable défi métaphysique : s'il laisse sa mère succomber à l'attirance inconsciente qu'elle éprouve pour lui, il en deviendra un éternel maudit (en effet, s'il "réalisait" l'interdit incestueux il remplacerait le père et disparaitrait donc littéralement dans les limbes du néant puisqu'il n'aura jamais été conçu !).
Robert Zemeckis a décidément tout compris de ce qui constitue notre humanité et sait admirablement nous le faire partager à notre insu.
Un Prix Nobel de Cinéma humaniste ça pourrait exister ?

