Ultimate game

Gamer




20 juil. 2009 Par Vincent Julé Star Rating 4

 

A force de tourner autour du pot, plutôt deux fois qu'une, avec Hyper tension, il fallait bien que Brian Taylor et Mark Neveldine réalisent enfin leur adaptation cinéma de jeu vidéo. Bon, il ne s'agit pas d'un jeu officiel, de GTA ou de Counter Strike, mais ça en a tout l'air. Se rappelant à Running Man et Strange Days, le duo créé une réalité alternative, où le virtuel et le vidéoludique règnent en maîtres. Chaque humain est un joueur potentiel, à la différence près que son avatar est lui aussi humain. Ainsi dans leur simulation de guerre (Slayers) et de vie (un ersatz de Sims 3), le gosse de riches tête à claque ou le gros geek dégoulinant contrôlent des êtres de chair et de sang, qu'ils soient taulards, putes, marginaux et autres laissés pour compte.

Si l'on a du mal à appréhender les codes de ce film-jeu et à savoir quand commence l'emprise du joueur et se termine la liberté du joué, Taylor / Neveldine ne semblent pas prêts à nous aider. En effet, ils jettent les bases d'un univers qu'ils ne vont jamais approfondir, pour lui préférer une imagerie punk et destroy. Mais attention, punk et destroy dans les années 80 ! Leur version 2009 des Sims est donc perruques roses fluo et combinaisons latex moulantes, boîtes de nuit bruyantes et séances de touche-pipi. Rien de surprenant de la part de ceux qui ont commis Hyper tension me direz-vous, oui, mais en fait, rien de surprenant du tout. S'ils s'en sortent mieux dans la mise en scène de leur FPS bourrin, elle n'a rien non plus d'inventive ou d'originale, à quelques clins d'œil hardcore gamers près.

Si l'énergie des réalisateurs est intacte, elle se révèle ici complètement vaine. A vouloir raconter une histoire un tant soit peu ambitieuse (et encore), ils se prennent déjà trop sérieux, ou plutôt, ils ne semblent pas capable de l'assumer et d'atteindre une quelconque ampleur. A l'instar de leur héros, un Gerard Butler bien bouffi et sans intérêt. Pourtant, au détour de scènes sorties de nulle part ou du personnage de psychopathe de Michael C. Hall, Ultimate Game rappelle ce qu'il aurait pu (dû ?) être. Ah... mais ce film existe, et il s'appelle Hyper tension 2 !


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Ilan Ferry :

Star Rating 7
Une louchée de Running Man, un zeste de Death Race et une pincée de Nirvana, voilà la recette de ce cocktail totalement azimuté qui, derrière son apparente connerie abyssale, cache une terrifiante vision de l’univers vidéoludique.

Patrick Antona :

Star Rating 6

Flavien Bellevue :

Star Rating 6

Laurent Pécha :

Star Rating 5
On savait que les auteurs d’Hyper tension (1 & 2) étaient fous. Ultimate game le confirme sauf que cette fois-ci, on ne les suit que par intermittences. Attention à la migraine en sortant de la salle !

Vincent Julé :

Star Rating 4
Les auteurs de Crank se prennent un peu au sérieux, et c’est déjà trop, puisqu’ils gâchent chaque bonne idée. Pour le jeu vidéo au cinéma, (re)voir Crank 2 !

Sandy Gillet :

Star Rating 3
Franchement à côté de ça, Le prix du danger est un chef-d’Å“uvre !!!!

Stéphane Argentin :

Star Rating 2
Matrix pour les nuls.


tenia20/09/2009 18:31 par tenia

Certes, Gamer n’est pas très fin. Et dès que ça tente de penser, ça se fait mal aux synapses. Mais, tout de même, il y a quelque chose d’extrêmement fascinant chez Neveldine et Taylor dans leur griffe… …une sorte de jusqu’au boutisme dans l’enflure, le trash, l’ultra misogynie latente qui leur confère [...] LIRE LA SUITE
hello kitty !!!20/09/2009 18:01 par hello kitty !!!

seance bien fun, manquant de la despé coulant à flot pour faire passer les passages lourds mais de bonnes rigolades qui défoulent meme si ça secoue la caméra comme un shaker apres une journée bien tassée. 4/10 PS : Dexter est juste une burne comme acteur mais ça, je le savais deja. LIRE LA SUITE
Julien Foussereau20/09/2009 14:26 par Julien Foussereau

Certes, Gamer n’est pas très fin. Et dès que ça tente de penser, ça se fait mal aux synapses. Mais, tout de même, il y a quelque chose d’extrêmement fascinant chez Neveldine et Taylor dans leur griffe… …une sorte de jusqu’au boutisme dans l’enflure, le trash, l’ultra misogynie latente qui leur confère [...] LIRE LA SUITE

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