Gran Torino

Gran Torino

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27 fév. 2009 Par Sandy Gillet Star Rating 9

Quand le projet Gran Torino est devenu une réalité, les rumeurs les plus folles ont couru le web : Clint revenant devant la caméra (cela n'était plus arrivé depuis Million dollar baby) et au vu des premières fuites scénaristiques, cela ne pouvait être que pour reprendre une énième fois le rôle de l'inspecteur Harry Callahan... Depuis Eastwood a balayé tout cela lors de la conférence de presse cannoise où il venait plutôt parler de L'échange arguant du fait qu'il était bien trop vieux pour reprendre ainsi du service...

 

Il est toutefois troublant de retrouver dans Gran Torino la mœlle d'un scénario fantasmé et qui a donc couru sur le web en son temps. À l'époque il était question du meurtre d'un petit fils policier qui devait forcer un Callahan âgé donc de 78 ans à dépoussiérer son 357 Magnum et à mener l'enquête à sa façon. Cela donne en fin de compte un vétéran de la guerre de Corée, Walt Kowalski, ouvrier retraité de la grande usine Ford de Detroit qui vient tout juste de perdre sa femme. Intolérant, craint de ses enfants, détesté de ses petits-enfants et raciste jusqu'au bout des cheveux, il voit débarquer dans la maison d'à côté une famille d'origine asiatique dont le jeune fils est harcelé par un gang local qui veut absolument l'embrigader pour en faire un de leur soldat.

 

Jusqu'au moment où cela dérape forçant le vieux soldat qui a bouffé du niac dans sa jeunesse et qui ne s'en est jamais complètement remis à devoir remiser ses certitudes tout en prenant une leçon de vie à l'orée de la sienne. C'est on l'aura compris cousu de fil blanc et filmé dans la grande tradition d'un cinéma dit eastwoodien pour ne pas dire classique (à ne pas confondre avec académique) : l'évolution du personnage est entendue dès les premières images, les dialogues balancées dans un souffle de plus en plus rauque (seule preuve au final que l'homme vieillit) balisent un terrain ultra connu, la dramaturgie qui se met en place est évidente... Mais alors pourquoi le plaisir reste t'il ici aussi total, intacte et intense ?

 

C'est que mine de rien Eastwood rendosse bien le costume d'un homme en marge d'une société qui le dépasse toujours un peu plus car de moins en moins en phase avec son mode vie, ses certitudes et sa propre histoire. Il y a plus que jamais du Peckinpah ici doublé d'un peu de Cimino dont Stanley White, le flic polack joué par Mickey Rourke dans L'année du dragon n'est pas sans rappeler le Walt Kowalski propriétaire d'une Gran Torino. Et c'est ce qui fait que l'on y soit si attaché dès le début car il symbolise à lui tout seul cette Amérique iconoclaste dépeinte de l'intérieur par les Hawks, Ford, Walsh... et dont Eastwood assume la filiation d'une manière magistrale.

 

Le plaisir est donc intense et renouvelée à chaque fois que la caméra se focalise sur ce visage ridé et que l'on pense éternellement buriné. Que l'on aime aussi entendre Clint Easwood abuser d'un gimmick sonore qui pourrait s'apparenter à une sorte de râle d'outre-tombe dispensé pour signifier son éternel désapprobation sur tout. Et si d'aucuns pourront avancer que Gran Torino n'est au final qu'une simple accumulation de petits plaisirs coupables, nous voulons bien être jugés et condamnés à chaque fois !



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Patrick Antona :

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Stéphane Argentin :

Star Rating 9
Des répliques et un personnage instantanément cultes pour cette réflexion sans détour de « l’american way of life ».

Vincent Julé :

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Julien Foussereau :

Star Rating 9

Sandy Gillet :

Star Rating 9
Ah que cette voix rocailleuse et quasi aphone est douce à nos oreilles !

Ilan Ferry :

Star Rating 9

Nicolas Thys :

Star Rating 8

Didier Verdurand :

Star Rating 8
La mise en scène et l’interprétation sont formidables (un bémol pour la famille de Clint, stéréotypée à outrance). On pardonne facilement le quart d’heure de trop.

Tonton BDM :

Star Rating 8
Avec “Gran Torino”, Clint Eastwood décide à nouveau de prendre ses fans à revers. Le film commence sur les chapeaux de roues en imposant d’entrée un personnage raciste et misanthrope qui balance des bordées d’insultes politiquement très incorrectes -et pour la plupart vraiment hilarantes- à environ tout le monde (adolescents, curés, chinois, mexicains, noirs). Le [...]

Laurent Pécha :

Star Rating 8
Comme chant du cygne de la carrière de comédien de Clint, Gran Torino en impose.

Bruno Laurent :

Star Rating 8


jrdp11/01/2012 10:57 par jrdp

Pourquoi le meilleur Eastwood !!!

Attention Spoil (A ne pas lire si on a pas vus le film) Eastwood flingue un par un ces futurs meurtriers ! Il est trop fort Mr Eastwood ! Il n’y à rien de plus fort que de donné sa vie pour sauver un Ami !:clap: LIRE LA SUITE
fantomeopera28/07/2009 11:58 par fantomeopera

Vu hier soir et j’ai bien aimé. Et pourtant ça partait mal …. Le personnage joué par Clint est caricatural au possible et peu nuancé. La voix (a quand Clint dans l’adaptation de Batman Dark Knight ?), les mimiques lorsqu’il est en colère …. Ca m’a un peu gêné. Beaucoup de scènes très [...] LIRE LA SUITE
Kerouac12/05/2009 11:02 par Kerouac

Quelle déception ! enfin pas tout à fait, car je m’y attendais. La BA ne m’inspirait pas du tout, alors je me suis forcé… J’adore Clint, et plusieurs de ses oeuvres sont pour moi des chefs-d’oeuvre, mais alors là… rien n’est crédible (le mec archi bougon qui en 2 minutes et [...] LIRE LA SUITE

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