Gainsbourg (vie héroïque)

Gainsbourg (vie héroïque)

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25 mar. 2010 Par zimandzam Star Rating 7
Après l’Amérique, la manie du biopic à tout va gagne le cinéma français. Françoise Sagan, Coluche ou Coco Chanel ont eu droit au leur. Serge Gainsbourg est aujourd’hui le sujet de ce coup de projecteur. Le dessinateur Joann Sfar a eu le culot de s’atteler à l’exercice et a en plus fait preuve d’une véritable originalité en croquant le mythe non pas dans une biographie classique mais dans une sorte de conte fantasmagorique qui prend son essence dans l’enfance imaginaire du futur grand, alors que Lucien Ginsburg et gosse de Paris, il narguait la police allemande sous l’Occupation et sortait aller baratiner les filles.

Accompagné d’un guide spirituel cartoon que ne renierait pas Tim Burton, Gainsbourg devient Gainsbarre, l’amant que veulent toutes les femmes de la capitale, l’artiste de génie, le sale type ou l’as de la provoc en avance sur son temps. Les meilleurs instants de la création sont quand la caméra de Joann Sfar s’introduit dans l’intimité de la star et fantasme son flirt avec Juliette Greco puis une nuit avec Brigitte Bardot (Laetitia Casta est à croquer) ou sa rencontre avec les Frères Jacques dans un interlude musicale guilleret. Ce que seul un cinéaste innocent et poète pouvait penser et reproduire, introduisant judicieusement pour l’heure quelques tubes fort à propos composés par l’homme à la tête de chou et retravaillés par la nouvelle scène de la chanson française.

Il est dommage que le dernier tiers du film, qui étale les zones d’ombre et le côté déglingue de Gainsbourg ne soit pas du même niveau. Ce n’est pas Eric Elmosnino, ivre de Gainsbarre jusqu’à plus soif dans la gloire comme la décrépitude qui est en question mais plutôt le ton général décoloré et circonspect alors adopté pour les images et l’émotion. Gainsbourg (vie héroïque) devient dans le même temps aussi ignominieux que ne l’était dans ses dernières années le fumeur de Gitanes à jamais le plus fascinant et le plus complexe de l’Hexagone.


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Patrick Antona :

Star Rating 8
Ce portrait d’un artiste par un autre artiste peut être parfois déroutant, il n’en demeure pas moins que l’Å“uvre est des plus abouties et passionnantes, servi par un casting juste.

Laurent Pécha :

Star Rating 8
On en sort en rêvant d’avoir pu être Gainsbourg. Quelle vie ! Quel homme ! Quel film !

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Inattendu et franchement réussi, le “conte” de Joann Sfarr est une plongée hypnotique au cÅ“ur d’une icône qui devient sous nos yeux une véritable légende.

Stéphane Argentin :

Star Rating 6
L’approche est originale et bien ficelée. Dommage que la narration soit aussi irrégulière.

Ilan Ferry :

Star Rating 6
Une approche intéressante de la vie de Gainsbourg mais qui peine à trouver son équilibre entre conte et biopic. D’où une certaine déception en dépit de réelles fulgurances.

Didier Verdurand :

Star Rating 4
La performance d’Eric Elmosino est grandiose. Unique intérêt de ce Gainsbourg pour les nuls, déguisé en conte qui frôle parfois le grotesque. On n’apprend rien et on se dit que le docu vu la veille à la télé était nettement plus intéressant…

Julien Foussereau :

Star Rating 4
L’idée du double, intéressante d’un point de vue psychanalytique, n’est jamais pleinement exploitée. Une fois abandonnée, elle laisse place à une foire des sosies et une photocopie d’images d’archives bien vaines.

Vincent Julé :

Star Rating 4


Julio Lopez20/02/2011 13:27 par Julio Lopez

C’est tout à l’honneur de Joann Sfar d’être conscient que son film est raté et de se remettre en question (même si je ne suis pas sûr qu’il aille dans la bonne direction). D’autres se seraient reposé sur des chiffres honnêtes (1,2 million France) et quelques critiques positives absurdes pour [...] LIRE LA SUITE
Melunos01/02/2011 23:52 par Melunos

Ouh Putain. Chier comme ça sur France Gall… L’ordure qui a soutenu Sfarr dans son idée du “pantin” aurait du se pendre à la place de Lucy Gordon. A moins que ça ne soit Sarah Forestier. Sais plus. Ce qui est sur c’est qu’il y a plus de vie et d’audace dans [...] LIRE LA SUITE
Julien Foussereau11/02/2010 15:45 par Julien Foussereau

J’ai rattrapé le film sur Coluche y a pas longtemps, ben c’était plus couillu, j’avais pas l’impression de déjà vu 1000 fois. Je sais pas ce qui nous arrive en ce moment, mais là encore : :amour: Je me vois contraint de plusseoire. Retrospectivement, le De Caunes était moins casse-couilles. LIRE LA SUITE

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