Gainsbourg (vie héroïque)

Gainsbourg (vie héroïque)

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03 mar. 2010 Par limubai Star Rating 7
Que ceux qui redoutaient une biographie filmée facile et scolaire sur le style et la légende Gainsbourg se tranquillisent. L’auteur de bandes dessinées Joann Sfar a procédé de façon originale en s’inspirant non pas directement de la vie de l’artiste mais d’anecdotes et de on-dit qu’il a retravaillés à son idée pour un conte à la fois imagé, musical et maboul sur l’ambigu personnage. De fait, le film met en avant ses abords mirliflore, séducteur, provocateur, jouisseur et sulfureux dans une décoction marquée en filigrane par un diablotin longiligne qui l’accompagne dans ses élucubrations et symbolise son côté sépulcral et déluré, ce par et pour quoi il crée, entreprend, s’enhardit, se détruit, avec les femmes, dans la chanson, en société, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce pur exercice de cinéma d’art et d’essai rythmé par les ribambelles du compositeur, il n’en oublie pas, dans des divagations pleines d’humour, les origines de son toupet, les blessures liées à ses origines juives ou son faciès ingrat, ses innombrables conquêtes, soupçonne le frotti-frotta avec Greco, hallucine sur son idylle avec Bardot, rapporte sa liaison de grand adolescent avec Birkin. Sfar n’explique pas, ensorcelé, il rend la pareille, fait passer avant tout le plaisir immédiat des mots, des images, des envolées lyriques décontractées, dans un travail de mise en scène fécond et lunaire où se distingue l’acteur de théâtre Eric Elmosnino, plus vrai que nature, sans pour autant tomber dans les pièges du plagiat ou de la caricature. Quel dommage que cette déclaration d’amour décontenance dans un dénouement mi-figue mi-raisin qui tient du bâclage…


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Patrick Antona :

Star Rating 8
Ce portrait d’un artiste par un autre artiste peut être parfois déroutant, il n’en demeure pas moins que l’Å“uvre est des plus abouties et passionnantes, servi par un casting juste.

Laurent Pécha :

Star Rating 8
On en sort en rêvant d’avoir pu être Gainsbourg. Quelle vie ! Quel homme ! Quel film !

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Inattendu et franchement réussi, le “conte” de Joann Sfarr est une plongée hypnotique au cÅ“ur d’une icône qui devient sous nos yeux une véritable légende.

Stéphane Argentin :

Star Rating 6
L’approche est originale et bien ficelée. Dommage que la narration soit aussi irrégulière.

Ilan Ferry :

Star Rating 6
Une approche intéressante de la vie de Gainsbourg mais qui peine à trouver son équilibre entre conte et biopic. D’où une certaine déception en dépit de réelles fulgurances.

Didier Verdurand :

Star Rating 4
La performance d’Eric Elmosino est grandiose. Unique intérêt de ce Gainsbourg pour les nuls, déguisé en conte qui frôle parfois le grotesque. On n’apprend rien et on se dit que le docu vu la veille à la télé était nettement plus intéressant…

Julien Foussereau :

Star Rating 4
L’idée du double, intéressante d’un point de vue psychanalytique, n’est jamais pleinement exploitée. Une fois abandonnée, elle laisse place à une foire des sosies et une photocopie d’images d’archives bien vaines.

Vincent Julé :

Star Rating 4


Julio Lopez20/02/2011 13:27 par Julio Lopez

C’est tout à l’honneur de Joann Sfar d’être conscient que son film est raté et de se remettre en question (même si je ne suis pas sûr qu’il aille dans la bonne direction). D’autres se seraient reposé sur des chiffres honnêtes (1,2 million France) et quelques critiques positives absurdes pour [...] LIRE LA SUITE
Melunos01/02/2011 23:52 par Melunos

Ouh Putain. Chier comme ça sur France Gall… L’ordure qui a soutenu Sfarr dans son idée du “pantin” aurait du se pendre à la place de Lucy Gordon. A moins que ça ne soit Sarah Forestier. Sais plus. Ce qui est sur c’est qu’il y a plus de vie et d’audace dans [...] LIRE LA SUITE
Julien Foussereau11/02/2010 15:45 par Julien Foussereau

J’ai rattrapé le film sur Coluche y a pas longtemps, ben c’était plus couillu, j’avais pas l’impression de déjà vu 1000 fois. Je sais pas ce qui nous arrive en ce moment, mais là encore : :amour: Je me vois contraint de plusseoire. Retrospectivement, le De Caunes était moins casse-couilles. LIRE LA SUITE

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