Hors de contrôle

Edge of darkness

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



27 jan. 2010 Par Vincent Julé Star Rating 6

Avec son affiche badass, son pitch de vigilante et son trailer rentre-dedans, Hors de contrôle marquait à coup (dans la gueule) sûr le grand retour de Mad Mel au cinéma. Pas de film en tant qu'acteur depuis 2002, mais une passion et une apocalypse. Des années d'abstinence, de frustrations et d'envies réunies dans un seul rôle, celui du flic désabusé, celui de l'homme seul, celui de Mel Gibson contre le reste du monde. Sauf qu'il y a un peu tromperie sur la marchandise, pas aidé il faut dire par le titre français. Car en version originale, le film s'intitule Edge of darkness et renvoie à une mini-série britannique de 1985, produite par la BBC et déjà réalisée par Martin Campbell. Déjà, à l'époque, la vengeance et l'enquête du meurtre de sa fille menaient Craven simple flic à mettre au jour une conspiration politico-industrielle. Sauf que la course au nucléaire était d'actualité pendant la Guerre froide, sauf que les six épisodes d'une heure étaient un minimum pour dénouer une intrigue complexe, riche et théorique.

A l'instar du récent Jeux de pouvoir, Hors de contrôle a dû élaguer, épurer, recentrer. Et autant le dire tout de suite, il ne reste plus grand-chose de cette enquête, de ce complot. Heureusement incarné par de vraies gueules (Danny Huston, Ray Winstone), le film avance, titube, au gré des rencontres, des mystères, des évocations. Difficile de prêter un quelconque intérêt à cette « affaire du siècle », tout simplement parce que le héros lui-même s'en fout. Seul demeure son chemin de croix. Petit, trapu, malaisé, Mel Gibson empreigne alors chaque plan de violence et de désespoir. Du meurtre inaugural à la vendetta finale, c'est moins les effets de mise en scène brutaux qui impressionnent que sa présence massive, naturelle, incontrôlable (en voilà un bon titre français, non ?). Il ferait presque peur. Sa philosophie un peu aussi d'ailleurs : « de celui qui est sur la croix ou celui qui plante les clous, il faut choisir son camp ! ».



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Vincent Julé :

Star Rating 6
Mad Mel is back, dans un mauvais film, une fausse intrigue, une mise en scène paresseuse, mais c’est l’essentiel, non ?

Julien Foussereau :

Star Rating 4
“C’est comme un Bronson avec une toile de fond politique derrière.” affirme Gibson. C’est exactement ça. Si Martin Campbell emballe bien sa loi du Talion et Mad Mel n’a rien perdu de sa puissance sadique, l’ensemble reste gentiment gerbant.

Stéphane Argentin :

Star Rating 4
Il n’y a pas que les protagonistes qui ont été irradiés, le scénar aussi et le résultat s’avère neurasthénique au possible en dépit d’un gros potentiel politico-militaire.

Ilan Ferry :

Star Rating 4
En dépit d’un final hard boiled, ce polar mou du genou est loin d’égaler la fureur d’un payback !

Laurent Pécha :

Star Rating 4
Mad Mel est enfin de retour devant l’écran… Mais visiblement il est rouillé et surtout pas aidé par un réal complètement à côté de son sujet.

Sandy Gillet :

Star Rating 4
Trop long, pas crédible et doté d’une intrigue qui n’en conserve que le titre. Quant à Gibson …

Didier Verdurand :

Star Rating 3
Comment la plus grosse fortune d’Hollywood a-t-elle pu se retrouver dans cette galère ? On imagine que c’est à cause d’un pari qu’il a perdu, ivre mort à la sortie de la messe…


pulpy26/02/2010 17:29 par pulpy

Oh putain la bouse ! Bon, j’y allais pour me distraire, mais là c’est pas possible. Une intrigue inexistante qui n’exploite pas un sujet qui aurait pu donner un résultat autrement plus intéressant, pataud dans sa réalisation, mou comme c’est pas permis, et les répliques de Gibson qui multiplient les allusions [...] LIRE LA SUITE
250121/02/2010 23:41 par 2501

Martin Campbell, dans le secteur très balisé de l’artisan hollywoodien, est capable du pire comme du meilleur. Bon ravaleur de façade, il est à l’origine d’un sympathique Zorro modernisé et de pas moins de deux résurrections remarquées de 007. Nous livrant avec Casino Royale sans conteste sa meilleure Å“uvre en [...] LIRE LA SUITE
Gregmond19/02/2010 10:04 par Gregmond

Faites chier. Je dois y aller ce soir …. mais y a Ray Winstone, quand même. J’aime Ray Winstone. :D LIRE LA SUITE

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