Sucker Punch

Sucker Punch




29 mar. 2011 Par Laurent Pécha Star Rating 9

 

A 45 ans passés et après avoir souvent brillamment adapté le travail des autres (Watchmen et 300 en tête), Zack Snyder s'émancipe enfin et signe avec Sucker Punch le premier...porno fétichiste grand public !???!!! A la barre de son premier scénario original, le cinéaste américain n'y va effectivement pas par quatre chemins : son récit est tout entier construit autour de quatre séquences d'action dantesque comme autant de scènes de sexe auquel s'adjoint une histoire abracadabrante qui comblera, il faut bien recharger notre cerveau, notre attente et désir de voir se mouvoir 5 magnifiques donzelles face à des adversaires aussi délirants que des samouraïs de 15 mètres de haut armés de sulfateuse, des soldats allemands zombies, un dragon ou encore des robots dernier cri.

Par le passé, Snyder a prouvé qu'il n'avait pas son pareil à Hollywood pour foncer tête baissée dans l'icônisation à outrance et Sucker Punch est à ce jour le point de non retour du réalisateur. Ah ces jeunes femmes habillées dans des tenues qui feraient frémir de plaisir le moindre eunuque, Zack les filme avec cet œil fétichiste qui nous dilate la rétine. A coups de ralentis et plans totalement fabriqués par ordinateur mais toujours inventifs dans leur représentation, Snyder créé des guerrières uniques en leur genre. Les voir mettre des branlées à des ennemis aussi féroces en apparence que faciles à dégommer, procure un orgasme cérébrale compulsif qui risque de séduire autant les hommes que les femmes...Mais pas pour les mêmes raisons !  

Le bonhomme a cette capacité, bien plus encore que Tarantino, de digérer tout ce qui le fascine dans la vie et les arts pour créer son propre imaginaire. En résulte un univers comme nulle part ailleurs où l'on navigue dans un étrange hôpital psychiatrique tenue par une professeur sexuée au possible (Carla Gugino et ses tenues estampillées escort-girl). Où l'attraction principale est la capacité d'une jeune femme à mettre en transe tout son entourage (surtout masculin) à travers un numéro de danse qu'on imagine incroyablement érotique (on ne le verra jamais, celui-ci étant le déclencheur du passage dans le monde virtuel où les armes prennent le dessus). Où un Scott Glenn truculent se la joue vieux bouddha sage distillant à chaque mission de savoureux conseils et un avertissement sous forme de dicton. Où les musiques de standards incontournables sont réinventées pour magnifier une esthétique visuelle déjà impressionnante à l'image de la sombre ouverture du film, muette, sur fond de Sweet dreams d'Eurythmics.

L'histoire développée a beau ne pas voler haut (la director's cut visible en Blu-ray changeant considérablement la donne), Snyder est assez malin pour suffisamment insister sur les codes du conte initiatique pour que son récit tienne la route lors des séquences de « parlotte ». Les plus émotifs pourront même être ébranlés par la noirceur finale de l'entreprise (remember the title). Et puis, comme tout bon porno, on n'est pas venu ici pour voir des jeunes femmes papoter. On est venu pour les admirer dans l'action et ça, c'est mission archi accomplie : les filles de Zack répondent à nos attentes plus que de raison. Elles sont l'essence suprême d'un spectacle visuel à la jouissance primitive rare.



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Laurent Pécha :

Star Rating 9
Le premier porno fétichiste grand public !

Stéphane Argentin :

Star Rating 8
Un conte cruel au féminin agrémenté de séquences d’action hallucinantes que tous les gamers et autres amateurs de fantasy apprécieront à leur juste valeur.

Tonton BDM :

Star Rating 7
Ça manque de nibards et de vice, et le dernier acte tire en longueur. Mais visuellement c’est une tuerie et les séquences de “danse” sont immédiatement anthologiques.

Vincent Julé :

Star Rating 7

Simon Riaux :

Star Rating 7
Une tornade visuelle, souvent jouissive, qu’un scénario mécanique et linéaire empêche de tout détruire sur son passage.

Patrick Antona :

Star Rating 7
Dommage que Zack Snyder n’ait pas pu exploiter le côté fétichiste et tendancieux amorcé par son script, limitant son film à une succession de séquences d’action certes époustouflantes mais servant à masquer un script anémique. On ne s’ennuie pas en tout cas et c’est déjà çà.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Ça manque de fesses (© PA) et l’histoire de moelle. Bref on bande mou et pour couronner le tout Zack a prit grave le melon (mon Dieu cette voix off). Reste l’univers visuel de Znyder mais “what’s the point ?”

Didier Verdurand :

Star Rating 5
Il ne faut pas avoir vu de petite culotte depuis des lustres pour parler de porno… En réalité, il s’agit d’un enchaînement de clips décérébrés montrant des nymphettes se battre à coup de ralentis et gros plans à la con. Pas déplaisant mais vite lassant.

Louisa Amara :

Star Rating 5
Il y a du style, débauche d’effets numériques, de jolies filles, mais les rebondissements répétitifs d’un scénario assez maigre déçoivent beaucoup. Quand on a été capable de faire 300 et Watchmen, on se doit de faire au moins aussi bien. Mais tout est fait pour que les ados aiment, alors…


tenia26/09/2011 21:39 par tenia

Le problème de Sucker Punch, c’est qu’il dure 2h passées pour seulement 5×5 min de baston. Et entre, des tunnels de dialogue qu’aucun artifice de montage ou ralenti ne saurait rendre palpitants. Et pourtant, j’aime bien Snyder, hein. Ptet pas 300 quand même, mais j’aime bien. LIRE LA SUITE
DJ Fest25/09/2011 11:48 par DJ Fest

Ben j’avoue que je rejoins Shaun sur ce coup-là. J’étais moi-même étonné de jamais être rentré dans le film malgré ses multiples morceaux de bravoure. (alors que devant A Bout Portant je me suis laissé balader malgré les multiples incohérences/facilités, et visiblement c’est mal :D) LIRE LA SUITE
Reznik25/09/2011 10:31 par Reznik

Abscons j’en conviens, la plume c’est pas son truc à Zak mais chiant j’ai pas trouvé, c’est du cinéma de la séquence, avec un tronc plan-plan et des morceaux de pure maitrise plastique dedans. Et c’est surtout dans les-dites scènes d’action (filmées sous l’angle “collectif”, comme dans 300) que les “relations” [...] LIRE LA SUITE

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