Scott Pilgrim
Scott Pilgrim vs. the World- PAYS :États-Unis, Canada, Royaume-Uni
- ANNÉE DE PRODUCTION :2010
- DATE DE SORTIE :01 décembre 2010
- GENRE :Action, Comédie
- DURÉE :112 MIN
- REALISATEUR : Edgar Wright
- ACTEURS :Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Jason Schwartzman, Kieran Culkin, Aubrey Plaza
- DISTRIBUTEUR :Universal Pictures International France
- BUDGET : 60 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- D'après le roman graphique de Bryan Lee O'Malley
- Site officiel US
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Un comics à succès, un jeu vidéo façon beat’em all old school, et maintenant un film au cinéma, Scott Pilgrim versus the World est un phénomène.
Ou pas. Pas pour tous en tous cas. L’Universal en aura décidé autrement avec la distribution sacrifiée d’un film auquel ils n’auront jamais cru. Pourtant, loin d’être uniquement réservé à une niche geek (même si tout de même… un rêve de geek), le troisième film d’Edgar Wright (les poilants Shaun of the dead et Hot Fuzz, donc pas un débutant) embrasse tout un éventail de genres en détournant habilement le teen movie. Sans toutefois lui manquer de respect. Au contraire, Scott Pilgrim est peut-être le film qui cerne le mieux l’air du temps. Du teenager actuel au trentenaire, tous les « ados », véritables, attardés ou assimilés, peuvent s’y retrouver.
Les trailers rock n’roll annonçaient un spectacle foisonnant, mixant avec une certaine inspiration post-moderne – pas loin du feeling ressenti devant l’ovni Speed Racer – les esthétiques artistiques dominantes de notre époque. Cinéma jeu comics musique séries anime… Edgar Wright s’est en effet éclaté à illustrer de la manière la plus graphique qui soit (la moindre sonnerie ou même vibration est inscrite à l’écran) le récit de ce post-ado pris entre deux amours. Enfin, surtout aux prises (Fight !) avec les sept ex copains maléfiques de son nouveau coup de cœur : la colorée Ramona Flowers.
L’empathie du spectateur pour ces personnages tient donc davantage du rire que de l’émotion, même si le film arrive à cerner son sujet. Si ça limite son impact à long terme, le kick ass immédiat est assuré. Le spectacle est généreux (7 ex, 7 combats, on les aura !), l’action jamais répétitive, et les amateurs de comics et de vidéoludisme vont se régaler des gimmicks typiques repris dans ce gros délire pop.
Néanmoins, si Edgar Wright assure au niveau mise en scène, il ne transcende pas non plus cette forme. Comme ce fût déjà cette année le cas pour Matthew Vaughn (Kick-Ass) il n’est ni expérimental (Scott n’est pas le fiston de Speed Racer), ni virtuose (Kill Bill a encore la palme du postmodernisme pop). Seulement un entertainer très doué qui a tout saisit au monde qui l’entoure. Ce qui est déjà franchement appréciable !
Bien plus gênant, c’est du côté de l’interprétation que le bât blesse le plus… Les seconds rôles, très nombreux, sont impeccables, une belle galerie de tarés, du copain gay à la « fille à problèmes ». Sans parler des 7 Evil Ex-Boyfriends, une sacrée brochette de personnages azimutés (le végétalien, l’acteur de film d’action… du très lourd !). Non, le problème viendra principalement de la tolérance personnelle que vous avez vis-à -vis de cette crevette de Michael Cera. Pour le reste, Scott Pilgrim versus the World est un des divertissements les plus réjouissants de cette (pauvre) année 2010. Sa coolitude absolue, son humour et son insuccès (voire même son statut de film maudit) sont les garanties d’un futur film culte.
Ou pas. Pas pour tous en tous cas. L’Universal en aura décidé autrement avec la distribution sacrifiée d’un film auquel ils n’auront jamais cru. Pourtant, loin d’être uniquement réservé à une niche geek (même si tout de même… un rêve de geek), le troisième film d’Edgar Wright (les poilants Shaun of the dead et Hot Fuzz, donc pas un débutant) embrasse tout un éventail de genres en détournant habilement le teen movie. Sans toutefois lui manquer de respect. Au contraire, Scott Pilgrim est peut-être le film qui cerne le mieux l’air du temps. Du teenager actuel au trentenaire, tous les « ados », véritables, attardés ou assimilés, peuvent s’y retrouver.
Les trailers rock n’roll annonçaient un spectacle foisonnant, mixant avec une certaine inspiration post-moderne – pas loin du feeling ressenti devant l’ovni Speed Racer – les esthétiques artistiques dominantes de notre époque. Cinéma jeu comics musique séries anime… Edgar Wright s’est en effet éclaté à illustrer de la manière la plus graphique qui soit (la moindre sonnerie ou même vibration est inscrite à l’écran) le récit de ce post-ado pris entre deux amours. Enfin, surtout aux prises (Fight !) avec les sept ex copains maléfiques de son nouveau coup de cœur : la colorée Ramona Flowers.
L’empathie du spectateur pour ces personnages tient donc davantage du rire que de l’émotion, même si le film arrive à cerner son sujet. Si ça limite son impact à long terme, le kick ass immédiat est assuré. Le spectacle est généreux (7 ex, 7 combats, on les aura !), l’action jamais répétitive, et les amateurs de comics et de vidéoludisme vont se régaler des gimmicks typiques repris dans ce gros délire pop.
Néanmoins, si Edgar Wright assure au niveau mise en scène, il ne transcende pas non plus cette forme. Comme ce fût déjà cette année le cas pour Matthew Vaughn (Kick-Ass) il n’est ni expérimental (Scott n’est pas le fiston de Speed Racer), ni virtuose (Kill Bill a encore la palme du postmodernisme pop). Seulement un entertainer très doué qui a tout saisit au monde qui l’entoure. Ce qui est déjà franchement appréciable !
Bien plus gênant, c’est du côté de l’interprétation que le bât blesse le plus… Les seconds rôles, très nombreux, sont impeccables, une belle galerie de tarés, du copain gay à la « fille à problèmes ». Sans parler des 7 Evil Ex-Boyfriends, une sacrée brochette de personnages azimutés (le végétalien, l’acteur de film d’action… du très lourd !). Non, le problème viendra principalement de la tolérance personnelle que vous avez vis-à -vis de cette crevette de Michael Cera. Pour le reste, Scott Pilgrim versus the World est un des divertissements les plus réjouissants de cette (pauvre) année 2010. Sa coolitude absolue, son humour et son insuccès (voire même son statut de film maudit) sont les garanties d’un futur film culte.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 30/08/2011 08:36 par FinnegansWake Drôle de discussion dans le topic d’un film qui n’a même pas atteint 50 millions de recettes mondiales :D
Le Rocky Horror Picture Show n’a jamais atteint les 50 millions dans le monde au moment de sa sortie non plus :D
Et il est toujours diffusé au cinéma aussi. :D
LIRE LA SUITE | |
| 30/08/2011 00:43 par Julio Lopez Pour les fans hardcores
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| 28/04/2011 12:37 par Julio Lopez Drôle de discussion dans le topic d’un film qui n’a même pas atteint 50 millions de recettes mondiales :D
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