The Amazing Spider-Man
Amazing Spider-Man (The)- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2012
- DATE DE SORTIE :04 juillet 2012
- GENRE :Fantastique, Action, Aventures
- DURÉE :136 MIN
- REALISATEUR : Marc Webb
- ACTEURS :Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Denis Leary, Campbell Scott
- DISTRIBUTEUR :Sony Pictures Releasing France
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel
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La question de savoir comment définir cet Amazing Spider-Man est bien plus complexe qu’elle n’y parait. Si la mode est actuellement à l’étirement ou à la reprise à outrance des franchises, le principe du reboot (déjà opéré pour Hulk notamment) n’avait jamais été aussi trouble. Tou juste dix ans après le film de Sam Raimi, Marc Webb reprend le flambeau lucratif de la saga non pas pour s’en faire sienne mais bien pour prolonger l’univers du premier film. À vrai dire, à l’annonce du projet, on aurait pu croire qu’il s’agissait pour la firme Marvel de remettre (à l’instar une nouvelle fois de Hulk) leur homme araignée sur les traces des Avengers. Soit une mise en scène limpide mais impersonnelle dans un univers malléable capable sans difficulté de fondre un film dans l’autre (l’homogénéité de style entre Iron Man et Thor est quasi-totale). Point du tout, le film ici présenté se construit plus en miroir du film de Raimi à la manière d’un James Bond. Une formule (qu’il serait passionnant d’analyser) est mise en place afin que le spectateur se sache dans un Spider-Man. Des codes narratifs identiques sont répétés entre l’ancien et le nouveau Peter Parker. Le spectateur se sent rassuré et observe des nuances qui globalement ne changent rien au propos ni à la forme générale.
Des exemples amusants à repérer sont pléthores : les scènes dites d’émotions sont les mêmes (mort de l’oncle avec morale sur la responsabilité) alors que la découverte des pouvoirs est évasive (une scène dans le métro pour synthétiser ce que nous connaissons déjà ). Les deux films se présentent ainsi comme des gruyères dans lesquels on aurait changé la place des trous. Tout comme pour un épisode de James Bond, Marc Webb semble accepter d’effacer son style au profit de l’idée même de saga (ce pourquoi quelqu’un comme Tarantino ne réalisera jamais un James Bond). Pour reprendre la pensée de Nicolas Saada, la notion de film d’auteur disparaît au profit d’un « film auteur ». Le film préfère ainsi se concentrer sur le mystère de la disparition des parents plutôt que sur le passage à l’âge adulte. Le fléau de l’absence de père(s) est démultiplié à n’en plus finir puisque quatre figures paternelles s’affrontent pour le jeune adolescent. Chaque père symbolise un traumatisme à surmonter pour le héros (adolescence, amour, pouvoir,…) dont le mystère du véritable est encore à découvrir afin de savoir qui est Parker. Ce rapport à la filiation emporte l’adhésion bien que se soit dans les prochains épisodes que la véritable construction sera intéressante à regarder. En attendant, The Amazing Spider-Man se regarde sans déplaisir comme un produit difforme qui se mêle au film de Raimi dans notre esprit, les deux films pouvant se confondre dans une même toile, peu de temps seulement après la fin de la projection. On s’amuse de l’absurde potentiel qui consiste à relancer de manière programmée une saga à peine dix ans après l’autre tout en reconnaissant que cette démarche s’avère finalement plus fine que la construction débilisante des Avengers car elle est basée sur une contrainte consentie qui finit par produire des idées de cinéma. Si les Avengers se basent principalement sur un principe sériel dont il ne faut manquer aucun des épisodes pour recomposer le puzzle final, Spider-Man se doit de placer toujours la barre plus haut, comme un héros de luxe pour la firme qui, qui sait, pourrait perdurer des décennies en jouant la carte de la nuance dans la continuité.
Des exemples amusants à repérer sont pléthores : les scènes dites d’émotions sont les mêmes (mort de l’oncle avec morale sur la responsabilité) alors que la découverte des pouvoirs est évasive (une scène dans le métro pour synthétiser ce que nous connaissons déjà ). Les deux films se présentent ainsi comme des gruyères dans lesquels on aurait changé la place des trous. Tout comme pour un épisode de James Bond, Marc Webb semble accepter d’effacer son style au profit de l’idée même de saga (ce pourquoi quelqu’un comme Tarantino ne réalisera jamais un James Bond). Pour reprendre la pensée de Nicolas Saada, la notion de film d’auteur disparaît au profit d’un « film auteur ». Le film préfère ainsi se concentrer sur le mystère de la disparition des parents plutôt que sur le passage à l’âge adulte. Le fléau de l’absence de père(s) est démultiplié à n’en plus finir puisque quatre figures paternelles s’affrontent pour le jeune adolescent. Chaque père symbolise un traumatisme à surmonter pour le héros (adolescence, amour, pouvoir,…) dont le mystère du véritable est encore à découvrir afin de savoir qui est Parker. Ce rapport à la filiation emporte l’adhésion bien que se soit dans les prochains épisodes que la véritable construction sera intéressante à regarder. En attendant, The Amazing Spider-Man se regarde sans déplaisir comme un produit difforme qui se mêle au film de Raimi dans notre esprit, les deux films pouvant se confondre dans une même toile, peu de temps seulement après la fin de la projection. On s’amuse de l’absurde potentiel qui consiste à relancer de manière programmée une saga à peine dix ans après l’autre tout en reconnaissant que cette démarche s’avère finalement plus fine que la construction débilisante des Avengers car elle est basée sur une contrainte consentie qui finit par produire des idées de cinéma. Si les Avengers se basent principalement sur un principe sériel dont il ne faut manquer aucun des épisodes pour recomposer le puzzle final, Spider-Man se doit de placer toujours la barre plus haut, comme un héros de luxe pour la firme qui, qui sait, pourrait perdurer des décennies en jouant la carte de la nuance dans la continuité.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 27/10/2012 19:45 par FinnegansWake J’ai arrêté au bout de 50 minutes, avant même qu’il enfile le costume, tellement c’était… hum… supra chiant.
Et sans le moindre intérêt.
Est-ce que ça s’arrange vaguement après ? J’imagine que oui, il doit y avoir deux ou trois scènes spectaculaires… Mais je n’ai pas eu le courage.
:sleep::sleep::sleep:
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| 10/08/2012 19:16 par M'sieur Jean C’était pas trop mal.
Trop long, comme souvent. Il y a assez peu d’intérêt à revoir la naissance de spiderman, mais après, c’est efficace et la tonalité à la fois fun et dramatique est fidèle à l’esprit comics (jusque dans les excès).
6/10.
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| 07/07/2012 23:28 par tenia Ca donne de plus en plus envie d’aller voir vot’ truc, là . :D
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