The Amazing Spider-Man

Amazing Spider-Man (The)




21 juin. 2012 Par Laurent Pécha Star Rating 5

 

On le redoutait mais le cas d'école que représente The Amazing Spider-man, soit rebooter une franchise à peine 10 ans plus tard, accouche d'un non-événement et Sam Raimi de pouvoir dormir tranquille tant son Spider-man reste la référence des origines de la saga pour les années à venir. Mis en chantier pour des raisons des plus mercantiles (un nouveau projet devait voir le jour sous peine de perdre l'usage de la licence), le film joue donc la carte de la facilité : refaire le coup des origines étant donné que les codes de l'exercice sont parfaitement maîtrisés par Marvel suite aux multiples licences adaptées. Et en cas de coup de mou au niveau de l'inspiration, il y a toujours matière à copier sur son prédécesseur.

Malheureusement, cette version 2012 ne fait jamais honneur à son titre et la seule chose d' « amazing », c'est son incroyable capacité à survoler les thèmes inhérents à l'homme araignée sans jamais les traiter plus de quelques minutes, voire secondes (la responsabilité qui vient avec des superpouvoirs comme seul exemple). Autre élément de notre courroux, c'est cette fameuse « untold story » qui servit pendant longtemps de teasing au projet : un début qui la traite lorsque Peter Parker est encore un enfant et abracadabra je t'embrouille pour ne quasiment plus en parler jusqu'à une séquence post générique fumeuse qui nous invite à attendre le numéro 2 pour en savoir plus.

Au lieu de ça, on se retrouve avec un décalquage à variables du Sam Raimi : un méchant vert en remplace un autre (le lézard qu'on croirait presque numériquement inspiré d'un croisement entre les  gardes du méchant de Super Mario Bros et un des héros de Monstres contre Aliens), une amoureuse une autre (Gwen Stacy qui retrouve sa place originale pour l'une des rares vraies satisfactions du film grâce aux looks et moues craquantes d'Emma Stone), sans oublier des passages obligés qui ne plaident jamais en faveur du petit nouveau (la mort de l'oncle Ben, la découverte des pouvoirs, l'attaque du pont,...).

Techniquement irréprochable malgré une 3D anecdotique - alors même que c'était peut être l'élément qui aurait permis de booster le film par rapport au Raimi -,  The Amazing Spider-man enfile les séquences sans jamais trouver ni même chercher à installer une vraie thématique. Si le film se montre plutôt convaincant du côté de l'histoire d'amour grâce à l'alchimie entre le très bon Andrew Garfield et l'adorable Emma Stone, il ne propose guère d'implication émotionnelle lorsque Spider-man prend le relai. Tentant sans trop y croire la carte de l'humour (une ou deux blagues et on passe à autre chose), le récit n'arrive jamais à donner une dimension tragique aux aventures de notre héros. Il enchaîne les prouesses technologiques en faisant  virevolter Spidey aux quatre coins de New York mais tout ceci ressemble bien trop souvent à un jeu vidéo auquel on nous aurait confisqué la manette.

Totalement en adéquation avec une époque où les blockbusters ressemblent de moins en moins à des œuvres qui ouvrent des barrières vers un inconnu cinématographique attisant l'excitation - soit la totale définition du Spider-Man de Raimi - The Amazing Spider-man ne réussit absolument pas à imposer une quelconque relecture marquante comme avait su le faire, en 2005, son autre concurrent direct dans le cœur des fans de comics, un certain Batman.



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Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Un reboot fort honorable et qui n’a pas trop à rougir de la comparaison avec le premier film de Sam Raimi, aussi bien pour la mise en scène, le scénar que l’interprétation.

Patrick Antona :

Star Rating 7
Moins virtuose que le Raimi, cette nouvelle version emporte l’adhésion grâce à l’émotion dégagée par le couple Garfield/Stone et une proposition de cinéma qui colle plus à l’univers de la BD, tout en ménageant quelques bonnes surprises.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Une partie dramatique beaucoup plus convaincante que chez Raimi bien aidée en cela par Garfield et Stone qui enterrent le couple Dunst / Maguire. Pour le reste, il s’agit là d’un bon divertissement pour pré-ados et honnête pour les plus âgés.

Melissa Blanco :

Star Rating 5
Marc Webb, visiblement très à l’aise dans le genre de la comédie romantique, en oublie de faire un film du super-héros. The cute but boring Spiderman.

Laurent Pécha :

Star Rating 5
La fameuse “untold story” reste à l’état de mystère. A la place, on a une version aseptisée qui ne fait jamais de l’ombre à celle de Sam Raimi.

Simon Riaux :

Star Rating 5
Waouuuuuuuu, ils sont trop beaux Emma Stone et Andrew Garfield, on se croirait dans Twilight ! Pffff et dire qu’il y aura des pisse-froid pour se plaindre du scénario inabouti, de la mise en scène impersonnelle et du méchant en carton…


FinnegansWake27/10/2012 19:45 par FinnegansWake

J’ai arrêté au bout de 50 minutes, avant même qu’il enfile le costume, tellement c’était… hum… supra chiant. Et sans le moindre intérêt. Est-ce que ça s’arrange vaguement après ? J’imagine que oui, il doit y avoir deux ou trois scènes spectaculaires… Mais je n’ai pas eu le courage. :sleep::sleep::sleep: LIRE LA SUITE
M'sieur Jean10/08/2012 19:16 par M'sieur Jean

C’était pas trop mal. Trop long, comme souvent. Il y a assez peu d’intérêt à revoir la naissance de spiderman, mais après, c’est efficace et la tonalité à la fois fun et dramatique est fidèle à l’esprit comics (jusque dans les excès). 6/10. LIRE LA SUITE
tenia07/07/2012 23:28 par tenia

Ca donne de plus en plus envie d’aller voir vot’ truc, là. :D LIRE LA SUITE

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