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Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull, États-Unis, 2008
Critique
A la question « Indiana Jones 4 est-il un bon film ? » la réponse tant attendue serait non. Non parce que les trois premiers films n’étaient pas des « bons films » mais des excellents divertissements et ce quatrième opus en est un aussi. On retrouve ce qui a fait le succès de la série, de l’aventure, un brin d’humour caustique, des personnages haut en couleur (hum, enfin peut-être pas tous) et la musique héroïque de John Williams. La crainte d’un Harrison Ford trop vieux est vite oubliée dès l’apparition de celui-ci, avec le fameux plan du chapeau de la bande annonce qui fonctionne encore dans le film, sûrement la marque des grandes icônes pop.
Il n’y a pas à tergiverser, ça fait plaisir de revoir des personnages avec lesquels on a grandi, ça fait plaisir de constater qu’ils vieillissent et évoluent eux aussi (même après avoir bu dans le Saint Graal point d’immortalité, constatation qui renvoie directement à une réplique d’Indy où il dit ne « plus croire à ces histoires ») et revoir Karen Allen est la cerise sur le gâteau (de loin la meilleure « Indy Girl » de la trilogie originelle). Cate Blanchett, elle, est plutôt convaincante dans son rôle de méchante russe ouvertement caricaturale.
Mais évidemment tout n’est pas rose. La transparence de Shia Leboeuf est sidérante. On aurait pu s’attendre à un sidekick trop jeune et insupportable de cabotinage, on se retrouve juste avec un personnage inconsistant, jamais drôle et dont le seul but dans le récit serait de confronter Indy à son rôle de père. Enfin, si les scènes d’action ne sont jamais aussi renversantes que dans un Pirates des Caraïbes (mais l’enrobage est bien meilleur…), elles ont le mérite d’être plutôt bien mises en scène, même si elles n’évitent pas toujours le ridicule (la scène « Johnny Weissmuller » de Shia Leboeuf doit sûrement s’expliquer par le contexte historique et culturel dans lequel se passe le film… sinon on ne voit pas trop) et on se retrouve parfois avec un Spielberg pas très subtil quand il s’agit de rendre hommage à ses amis (une taupe et un Jawa finalement c’est presque pareil !!!).
Moins porté sur les artefacts religieux, le film se permet même d’aborder un autre genre de mystère, genre dans lequel Spielberg excelle mais qui aurait pu devenir très casse-gueule dans un Indiana Jones. Forcément moins radical dans son traitement que les précédents (n’espérez pas trouver une goutte de sang ici quand Le Temple Maudit proposait de l’arrachage de cœur en direct), Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal remplit néanmoins son contrat en proposant un excellent divertissement d’aventures, certes ouvertement pour un public (très) jeune mais un excellent divertissement quand même.
Il n’y a pas à tergiverser, ça fait plaisir de revoir des personnages avec lesquels on a grandi, ça fait plaisir de constater qu’ils vieillissent et évoluent eux aussi (même après avoir bu dans le Saint Graal point d’immortalité, constatation qui renvoie directement à une réplique d’Indy où il dit ne « plus croire à ces histoires ») et revoir Karen Allen est la cerise sur le gâteau (de loin la meilleure « Indy Girl » de la trilogie originelle). Cate Blanchett, elle, est plutôt convaincante dans son rôle de méchante russe ouvertement caricaturale.
Mais évidemment tout n’est pas rose. La transparence de Shia Leboeuf est sidérante. On aurait pu s’attendre à un sidekick trop jeune et insupportable de cabotinage, on se retrouve juste avec un personnage inconsistant, jamais drôle et dont le seul but dans le récit serait de confronter Indy à son rôle de père. Enfin, si les scènes d’action ne sont jamais aussi renversantes que dans un Pirates des Caraïbes (mais l’enrobage est bien meilleur…), elles ont le mérite d’être plutôt bien mises en scène, même si elles n’évitent pas toujours le ridicule (la scène « Johnny Weissmuller » de Shia Leboeuf doit sûrement s’expliquer par le contexte historique et culturel dans lequel se passe le film… sinon on ne voit pas trop) et on se retrouve parfois avec un Spielberg pas très subtil quand il s’agit de rendre hommage à ses amis (une taupe et un Jawa finalement c’est presque pareil !!!).
Moins porté sur les artefacts religieux, le film se permet même d’aborder un autre genre de mystère, genre dans lequel Spielberg excelle mais qui aurait pu devenir très casse-gueule dans un Indiana Jones. Forcément moins radical dans son traitement que les précédents (n’espérez pas trouver une goutte de sang ici quand Le Temple Maudit proposait de l’arrachage de cœur en direct), Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal remplit néanmoins son contrat en proposant un excellent divertissement d’aventures, certes ouvertement pour un public (très) jeune mais un excellent divertissement quand même.
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