Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull, États-Unis, 2008

Indiana Jones et le royaume du
2,5
Écran Large Star Rating 5
Nos lecteurs Star Rating 6
Popularité
30% Popularité
Votre note
HateStar RatingLove
Alertes

Critique

DerfDerf 25 mai. 2008 Star Rating 6
A la question « Indiana Jones 4 est-il un bon film ? » la réponse tant attendue serait non. Non parce que les trois premiers films n’étaient pas des « bons films » mais des excellents divertissements et ce quatrième opus en est un aussi. On retrouve ce qui a fait le succès de la série, de l’aventure, un brin d’humour caustique, des personnages haut en couleur (hum, enfin peut-être pas tous) et la musique héroïque de John Williams. La crainte d’un Harrison Ford trop vieux est vite oubliée dès l’apparition de celui-ci, avec le fameux plan du chapeau de la bande annonce qui fonctionne encore dans le film, sûrement la marque des grandes icônes pop.

Il n’y a pas à tergiverser, ça fait plaisir de revoir des personnages avec lesquels on a grandi, ça fait plaisir de constater qu’ils vieillissent et évoluent eux aussi (même après avoir bu dans le Saint Graal point d’immortalité, constatation qui renvoie directement à une réplique d’Indy où il dit ne « plus croire à ces histoires ») et revoir Karen Allen est la cerise sur le gâteau (de loin la meilleure « Indy Girl » de la trilogie originelle). Cate Blanchett, elle, est plutôt convaincante dans son rôle de méchante russe ouvertement caricaturale.

Mais évidemment tout n’est pas rose. La transparence de Shia Leboeuf est sidérante. On aurait pu s’attendre à un sidekick trop jeune et insupportable de cabotinage, on se retrouve juste avec un personnage inconsistant, jamais drôle et dont le seul but dans le récit serait de confronter Indy à son rôle de père. Enfin, si les scènes d’action ne sont jamais aussi renversantes que dans un Pirates des Caraïbes (mais l’enrobage est bien meilleur…), elles ont le mérite d’être plutôt bien mises en scène, même si elles n’évitent pas toujours le ridicule (la scène « Johnny Weissmuller » de Shia Leboeuf doit sûrement s’expliquer par le contexte historique et culturel dans lequel se passe le film… sinon on ne voit pas trop) et on se retrouve parfois avec un Spielberg pas très subtil quand il s’agit de rendre hommage à ses amis (une taupe et un Jawa finalement c’est presque pareil !!!).

Moins porté sur les artefacts religieux, le film se permet même d’aborder un autre genre de mystère, genre dans lequel Spielberg excelle mais qui aurait pu devenir très casse-gueule dans un Indiana Jones. Forcément moins radical dans son traitement que les précédents (n’espérez pas trouver une goutte de sang ici quand Le Temple Maudit proposait de l’arrachage de cœur en direct), Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal remplit néanmoins son contrat en proposant un excellent divertissement d’aventures, certes ouvertement pour un public (très) jeune mais un excellent divertissement quand même.

Liens sponsorisés

Films attendus
The Dark Knight
Mesrine : L’instinct de mort
James Bond : Quantum of Solace
Babylon A.D.
Coluche
Faubourg 36
Harry Potter 6
Séries télé du moment
Heroes
Lost, les disparus
Desperate housewives
Prison break
Grey's Anatomy
Ugly Betty
24
Stars du moment
Jennifer Lopez
Paris Hilton
Jessica Alba
Britney Spears
Eva Longoria
Lindsay Lohan
Carmen Electra