Bronson

Bronson

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01 aoû. 2009 Par Rogeranium Star Rating 2
Amateur de cinéma trash et de personnages violents, Nicolas Winding Refn avait déjà eu l'occasion d'affirmer brillamment son style cinématographique avec Pusher, la trilogie; la suite s'annonçait prometteuse. Seulement son nouveau bébé esthétique, sous ses airs de biopic et ses influences oranges mécanique, se révèle assez décevant.
La vie de Charles Bronson a pourtant tout ce qu'il faut de mordant et de peu banal pour attirer l'attention néanmoins le choix de la mise en scène fait défaut à scénario percutant. Le spectateur est sans cesse en tension, ne peut jamais relâcher l'attention; tout comme Bronson néanmoins, le processus d'identification ne devient possible à aucun moment, il stagne sur la marche de la confrontation. D'une part à cause de la nature même du personnage qui vacille entre brute acharnée, mégalomane extraordinaire et détraqué mental. D'autre part, la vision subjective prend très vite le dessus, enfermant le film dans l'antre cérébrale, totalement instable et répétitif de Mickael Peterson alias Charles Bronson.
L'esthétique tant revendiquée du film devient oppressante, on sentirait presque la salle de cinéma se transformer en cellule de détention. Certes, le spectateur est aisément entrainé dans l'univers mental du protagoniste, c'est d'ailleurs ce refuge psychique qui est au cœur de film, matérialisé maladroitement en un théâtre où Charles Bronson se donne en spectacle, et narre lui-même l'histoire de sa vie. De cette manière, NWR met en place la mécanique d'une double mise en abîme, qui réfléchit sur l'intérêt porté à Charles Bronson (le plus célèbre détenu d'Angleterre) et sur le monde du spectacle (et de l'art en général) et ce qu'il a de corrompu et d'inhumain. L'expression de soi prend des accents de sport extrême. Ce dernier point sauve peut-être le film qui a tendance à s'enliser dans le martellement d'une esthétique brouillon et dérisoire, qui se repose sur ses références.


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Flavien Bellevue :

Star Rating 7

Laurent Pécha :

Star Rating 7
Un acteur dément et un réalisateur plus que brillant pour un film (d)étonnant mais qui a tendance à trop se regarder le nombril.

Ilan Ferry :

Star Rating 7
Une réalisation inventive, un acteur énorme et totalement habité par son personnage, dommage toutefois que le scénario tourne parfois en rond.

Didier Verdurand :

Star Rating 6
Il y a des passages vraiment hilarants, dommage que le scénario ne soit pas plus abouti. Tom Hardy est juste génial.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Déjanté, inventif et doté d’une énergie communicative, mais au service d’un personnage et d’une histoire qui tournent en rond comme un lion en cage.

Patrick Antona :

Star Rating 5
Personnage par trop antipathique pour que l’on trouve son destin intéressant. En plus les prétentions kubrickiennes n’aident pas le propos, seuls quelques seconds rôles sauvent les meubles. Nicolas Winding Refn est passé près de la correctionnelle sur ce coup là.

Vincent Julé :

Star Rating 5
La proposition est intéressante, le film beaucoup moins.


Tiamat30/01/2012 18:07 par Tiamat

C’est pas mal. Mais pas plus. J’en attendais beaucoup, vu que j’ai adoré Valhalla Rising et Drive. Le personnage est franchement antipathique et je pensais décrocher à cause de ça, mais on reste captivé, notamment par une mise en scène hypnotique (qui n’a toutefois pas la finesse que l’on trouvera plus [...] LIRE LA SUITE
M'sieur Jean31/08/2009 10:03 par M'sieur Jean

Un putain de tunnel d’ennui.J’aurais tendance à plussoyer là-dessus. Ca tourne quand même bien à vide, d’où décrochage au bout d’un moment. Ca manque un peu de propos pour s’autoproclamer comme le nouveau Orange Mécanique.Plussoiement, again. On pense forcément au film de Kubrick et la comparaison fait mal à Bronson. Intéressant esthétiquement [...] LIRE LA SUITE
Matthieu03/08/2009 11:33 par Matthieu

Un putain de tunnel d’ennui. LIRE LA SUITE

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