Les Poupées russes

Poupées russes (Les)

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26 fév. 2008 Par limubai Star Rating 8
Xavier n’est plus l’Erasmus fêtard et fauché de Barcelone : il est maintenant écrivain pour la télé. En revanche, niveau cœur, ça n’marche pas fort. Notre dragueur va de fille en fille, sans trouver l’âme sœur. Sans peut-être la chercher réellement, tout simplement, en éternel post ado qu’il est. Mais en petit malin, le conteur Klapisch dit dès l’intro que son héros trouvera sa Jeanne. L’intérêt, c’est de savoir qui donc charmera durablement le gaillard.

Mais entre temps, il faut meubler. Et pour ce faire, le réalisateur a orchestré un joyeux bordel autour de son idée centrale. Un bordel tant narratif que visuel. Une idée que Klapisch retranscrit à l’écran, sous la forme d’un film puzzle qui se fiche des règles et des conventions. A l’image de son délirant montage en mosaïque. Ou lorsqu’il rêve, arrêtant sa caméra sur la silhouette d’une top model, enivré par le flottement de sa jupe, dans une rue à la géométrie idéale.

Résolument moderne dans son approche formelle, son travail est souvent pétillant, parfois agaçant, mais toujours inventif, avec l’envie de surprendre encore et encore. Mais au-delà de l’exercice de style léché, il ne faut pas oublier que les Poupées russes est avant tout un film sur l’Amour. Avec un grand A. Klapisch, le met en scène avec tendresse et humour. Il dit la simplicité du coup de foudre en montrant deux mains qui s’effleurent. Ou la difficulté d’une relation, dont il rapproche la complexité à celle de l’apprentissage d’une langue slave.

Entre Paris, Londres et Saint-Pétersbourg, Romain Duris drague, écrit, dit son ras le bol, crache son venin, joue à la baby-sitter, rêve, baise, hait, tombe amoureux, sirote, envoie tout valdinguer. Tantôt attendrissant, tantôt à baffer, il est un Xavier stupéfiant d’humanité, égoïste et un peu perdu. Jusqu’à ce qu’il saisisse qu’il est devenu adulte. Et que le bonheur amoureux n’est possible que s’il y a honnêteté et sincérité mutuelle …


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DJ Fest12/08/2011 14:38 par DJ Fest

C’est pas parce qu’on vit de sa plume et qu’on a un 90-60-90 dans son pieu que tout va bien. Ben ouais mais ça on s’en doutait un peu avant de voir le film justement. C’est en cela que Klapisch ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes (AMHAtchoum). A la limite [...] LIRE LA SUITE
Gregmond12/08/2011 13:20 par Gregmond

Je le trouve très humain, son simili Doinel. Moi, c’est quand je vois un film ricain comme le dernier Farrelly que je peine à éprouver la moindre empathie pour des personnages ancrés dans un carcan moralo-wasp inébranlable. On peut se taper des bombes et douter clairement du sens des choses. C’est [...] LIRE LA SUITE
KreepyKat12/08/2011 12:06 par KreepyKat

Je connais un Gregmond qui va en faire une jaunisse. :eheh: C’est une question de rapport au personnage. Je dois aimer les cons. Tout à fait. Même si, personnellement, j’ai du mal à voir comment on peut s’attacher à un tel personnage. :gratte: LIRE LA SUITE

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