Coraline
Coraline- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2008
- DATE DE SORTIE :10 juin 2009
- GENRE :Fantastique, Animation
- DURÉE :100 MIN
- REALISATEUR : Henry Selick
- ACTEURS :Dakota Fanning, Ian McShane, Teri Hatcher, Keith David, Jennifer Saunders
- DISTRIBUTEUR :Universal Pictures International France
- BUDGET : 35 millions de dollars
- Format de tournage : HDCam
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- Site officiel US
Coraline était un film attendu au tournant. Non parce que l'on doute du talent d'Henry Selick, loin de là , mais tout de même pour savoir si, avec un sujet dangereusement similaire, il allait pouvoir se détacher de l'ombre d'un Tim Burton envahissant. James et la pêche géante, tout juste sympathique divertissement, n'avait pas totalement convaincu. Enfin, l'usage de la 3D relief allait-il être enfin transformé, après le relooking « raccommodage » un peu forcé de l'Etrange Noël de Mr Jack?
Coraline gagne sur les 2 tableaux, avec une aisance confondante. La concurrence de Mr Jack est directement confrontée avec le voisin masqué en fausse apparition mortifère. Tour de passe-passe réussi. On peut passer à autre chose, pas tout à fait, on est déjà devant l'esprit malin, bon enfant et joueur d'une intrigue entre rêve et réalité. Sur ces deux mondes parallèles le film va mettre la pâtée aux Noces funèbres d’un Burton en solo recyclant son décorum. Car si dans Coraline nous retrouvons des apparitions comico-horrifiques très colorées, nous ne sommes plus dans la structure de la comédie musicale, même si quelques chansons enrichissent la bande originale. Musique un peu déstabilisante d'un Bruno Coulais pas vraiment en accord avec l'univers, du moins avec ces voix trop elfmaniennes du début, pour mieux s'en éloigner par la suite. La technique de stop motion a encore fait des progrès, un peu aidé par la synthèse mais avec un vrai rendu marionnettes (contrairement à l'anime froid de Burton). L'expressivité est la grande gagnante, avec un design joyeusement inventif, des visages incroyablement crédibles, des mouvements qui ne semblent plus avoir de limites, y compris sur la profondeur...
Car le nouveau système 3D, qui a posé au réalisateur de sacrés défis techniques lors d'une production interminable, se révèle vraiment efficace et participe du spectacle sans l'accaparer. Les réalisateurs de cinéma d'animation sont souvent les plus à même de comprendre que les effets doivent être justifiés par ce qu'ils racontent, puisqu'ils ont un contrôle total, qu'ils créent tout de A à Z. Il en va donc de même avec ce relief qui apporte un réel plus immersif. Nous sommes invités à pénétrer un nouveau monde cinématographique comme Coraline découvre un autre univers, similaire, mais aux apparences plus séduisantes. Là où la jeune héroïne se voile la face, nous ne sommes pas trompés un instant et jamais détournés de l'intrigue par un procédé. Emerveillés et conquis, nous sommes bel et bien au cinéma, pas à la fête foraine.
Coraline gagne sur les 2 tableaux, avec une aisance confondante. La concurrence de Mr Jack est directement confrontée avec le voisin masqué en fausse apparition mortifère. Tour de passe-passe réussi. On peut passer à autre chose, pas tout à fait, on est déjà devant l'esprit malin, bon enfant et joueur d'une intrigue entre rêve et réalité. Sur ces deux mondes parallèles le film va mettre la pâtée aux Noces funèbres d’un Burton en solo recyclant son décorum. Car si dans Coraline nous retrouvons des apparitions comico-horrifiques très colorées, nous ne sommes plus dans la structure de la comédie musicale, même si quelques chansons enrichissent la bande originale. Musique un peu déstabilisante d'un Bruno Coulais pas vraiment en accord avec l'univers, du moins avec ces voix trop elfmaniennes du début, pour mieux s'en éloigner par la suite. La technique de stop motion a encore fait des progrès, un peu aidé par la synthèse mais avec un vrai rendu marionnettes (contrairement à l'anime froid de Burton). L'expressivité est la grande gagnante, avec un design joyeusement inventif, des visages incroyablement crédibles, des mouvements qui ne semblent plus avoir de limites, y compris sur la profondeur...
Car le nouveau système 3D, qui a posé au réalisateur de sacrés défis techniques lors d'une production interminable, se révèle vraiment efficace et participe du spectacle sans l'accaparer. Les réalisateurs de cinéma d'animation sont souvent les plus à même de comprendre que les effets doivent être justifiés par ce qu'ils racontent, puisqu'ils ont un contrôle total, qu'ils créent tout de A à Z. Il en va donc de même avec ce relief qui apporte un réel plus immersif. Nous sommes invités à pénétrer un nouveau monde cinématographique comme Coraline découvre un autre univers, similaire, mais aux apparences plus séduisantes. Là où la jeune héroïne se voile la face, nous ne sommes pas trompés un instant et jamais détournés de l'intrigue par un procédé. Emerveillés et conquis, nous sommes bel et bien au cinéma, pas à la fête foraine.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 22/08/2009 00:09 par sixdays Vu à Annecy avec l’ami 2501.
Un des plus beaux films que j’ai vu cette année. Un régal et personnellement j’aime assez cette 3D. Et je viens de me le rematter en 3D avec bluré ce soir même. Toujours aussi bien.
J’enquille avec Brendan et le Secret de Kells qui est une [...] LIRE LA SUITE | |
| 19/08/2009 11:59 par Jean-Noël Nicolau Ouah ! :calamityquipeteunp:
C’est vachement bien.
C’est parfait pour traumatiser les mômes, c’est diantrement beau et cela enchaîne les morceaux de bravoure avec une vraie délicatesse.
Par contre j’imagine les mères de famille en train de tirer la gueule devant la virulence de la charge anti maman castratrice.
Du beau travail psychanalytique et cathartique, [...] LIRE LA SUITE | |
| 29/07/2009 12:20 par Tristana Vu en VO (de l’autre côté de la Manche donc sans sous-titres), et en 3D.
Déjà , je dois dire que j’ai été emballée par l’expérience 3D, qui ne me disait rien à la base et qui réussit à émerveiller : ça donne vraiment une force à l’ensemble, sans que cela soit [...] LIRE LA SUITE |
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