La Route

Road (The)

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19 déc. 2009 Par Reznik Star Rating 7
C'est peu de dire que l'association entre Cormac McCarthy, John Hillcoat, Nick Cave et Viggo Mortensen soulevait une attente messianique parmi la communauté cinéphilique, y compris (voire surtout) parmi ceux qui n'avait pas encore lu le pavé de l'auteur de NO COUNTRY FOR OLD MEN.
C'est tout aussi peu de dire qu'à l'arrivée, la déception l'emporte sur le respect de l'intégrisme qui ressort de cette adaptation. En effet, LA ROUTE est fidèle à l'idée/idéal que l'on pouvait s'en faire : réaliste, âpre, primitif, donnant à voir l'homme dans son désespoir, ses atermoiements moraux et psychologiques, porté par l'implication totale de ses interprètes et gorgé d'images de dévastation d'une authenticité stupéfiante. Tout est là en un sens.
Pourtant il manque quelque chose...

Demeure jusqu'au bout l'impression qu'Hillcoat peine à dépasser le stade de l'illustration de la pensée d'un autre. Soigné et méticuleux, son film manque de chair et de viscères, ne bouscule et ne dérange pas tant que ça et semble se contenter d'une posture pessimiste sans réellement mettre émotionellement le spectateur à l'épreuve, si ce n'est sur la durée et face à l'ennui (qui n'arrive jamais mais guette au bord du chemin). C'est triste à dire mais sur LA ROUTE la tension se fait progressivement aussi sporadique que la nourriture.
A ce titre on ne peut passer sous silence LA grosse déconvenue : la partition de Cave, sirupeuse et certainement à mettre en cause tant elle adoucit la vision du film, jusqu'à le faire passer pour une balade mélancolique, le rendre supportable, presque agréable... un comble dont on se serait bien passé.

La déception de ce sentiment de trop peu évacuée, on morfle quand même pas mal devant LA ROUTE. A défaut d'être le coup de poing attendu, l'œuvre diffuse une émotion grisâtre latente qui se perpétue longtemps après la projection. Sur le chemin du retour, on donne sans même y réflechir une pièce au sdf que l'on ignore quotidiennement et arrivé à table, on mange pour trois, tellement le film donne faim.
Et si LA ROUTE se vit d'abord comme une aventure humaine désespérée, on peut aussi y voir un conte moral pour adulte sur la transmission ou même le cauchemar collectif contemporain d'un monde touché par une catastrophe environnementale planétaire.
A ressentir et à méditer...


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Laurent Pécha :

Star Rating 9
Aussi sobre qu’émouvant, The road est un voyage magnifique qui rappelle à quel point la vie est aussi éphémère que précieuse. Incontournable !

Vincent Julé :

Star Rating 8
L’un des plus beaux films sur la mort (avec The Fountain)

Ilan Ferry :

Star Rating 8
Portée par le jeu exceptionnel de Viggo Mortensen, l’histoire d’amour infinie d’un père pour son fils. Ou quand une quête désespérée se transforme en odyssée lyrique à taille humaine.

Patrick Antona :

Star Rating 8
Odyssée funèbre et réaliste qui évite les poncifs et les effets-chocs commerciaux, pour se concentrer avec force sur cette relation père-fils de la dernière chance. Glaçant et émouvant à la fois.

Sandy Gillet :

Star Rating 7
Si cette adaptation tient la route (pas fais exprès promis), elle n’en demeure pas moins en deçà du phénoménal roman de McCarthy, chef-d’Å“uvre littéraire incontestable de cette décennie.

Didier Verdurand :

Star Rating 5
A part de très réussis décors apocalyptiques, rien à signaler car il ne se passe pas grand chose, on ne sort jamais de l’anecdotique. Ah si, les dieux sont tombés sur la tête de Viggo. Heureusement que ce n’était pas du coca light !


essaierym09/05/2010 00:02 par essaierym

Ce qu’il propose, c’est une vision d’un futur apocalyptique dénué de tout romantisme. C’est une projection qui va à l’encontre du fun ambiant. Ca ne poutre pas de zombie, ca ne défouraille pas du cannibale. C’est un mec qui marche, qui a faim, et qui a peur pour son gosse. Et puis [...] LIRE LA SUITE
essaierym09/05/2010 00:01 par essaierym

Maintenant, d’un point de vue strictement cinématographique, c’est saisissant. C’est une prod DIMENSION, donc à priori, pas un gros budget. Mais les décors sont sublimes. Hillcoat crée une tension incroyable. Chaque seconde, on croit voir le danger surgir, des hommes ou de l’environnement. J’ai trouvé ça terrifiant. Et il n’y a pas une once [...] LIRE LA SUITE
sixdays01/01/2010 12:39 par sixdays

C’est mon côté minette. :* = poutou LIRE LA SUITE

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