L'Élite de Brooklyn

Brooklyn's finest

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08 sep. 2009 Par Laurent Pécha Star Rating 8

Voilà bien un film qui porte fièrement son titre. Durant 140 minutes foisonnantes et passionnantes, on a effectivement le droit à l'élite du polar urbain moderne. Dans ce qui est, de loin, son meilleur film, Antoine Fuqua suit trois flics aux préoccupations et destins similaires, trois policiers qui ont touché le fond et tentent comme ils peuvent de s'en sortir. Il y a Sal, joué par Ethan Hawke, qui ne peut assurer à sa famille très nombreuse, un toit décent avec son salaire misérable (il vaut plus cher mort que vivant dit-il avec l'assurance que toucherait sa femme en cas de décès) et qui enfreint la loi pour récolter de l'argent facile. Il y a Eddie (Richard Gere) qui à quelques jours de la retraite, ne sait plus quoi faire de sa vie. Quand il n'hésite pas le matin à se tirer une balle avec son arme de service, il va chercher un réconfort éphémère et illusoire avec une prostituée. Et puis il y a Tango (Don Cheadle), le flic infiltré depuis des années, qui a tout perdu (sa femme a demandé le divorce) et qui se demande dans quel camp il est. Trois êtres brisés mais trois êtres dignes qui symbolisent finalement assez bien les laisser pour compte de l'Amérique moderne.

Malgré leurs failles et erreurs, on éprouve une empathie de plus en plus grandissante pour ces trois là. D'autant que leurs interprètes livrent des performances exceptionnelles. Avec sa richesse d'écriture bluffante, L'Elite de Brooklyn jongle habilement entre ces trois histoires sans que jamais celles-ci ne se croisent vraiment. Mais la tragédie est en place et Fuqua de nous la faire sentir à chaque instant. On sait que tout ces histoires vont finir par se rejoindre et qu'à force de jouer avec le feu, le point de non retour va être franchi. Sans jamais en rajouter dans sa mise en scène, Fuqua fait confiance à la noirceur de son récit et s'évertue à rendre crédible et réaliste tous les recoins malfamés d'un Brooklyn sombre. Et quand les coups de feu éclatent, la violence fait alors mal, très mal. Au diable alors le côté un poil moralisateur qui peut se dégager d'une conclusion pourtant magistrale, L'Elite de Brooklyn gagne avec la manière ses galons de référence actuel du genre.



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Patrick Antona :

Star Rating 8
Réalisation solide, acteurs excellents. Avec plus de finesse, le film rejoignait l’élite des sagas de flics, Fleischer et Aldrich n’étaient pas loin.

Laurent Pécha :

Star Rating 8
Dense, passionnant, violent, L’Elite de Brooklyn porte bien son nom. Il s’agit de l’élite du film noir moderne. Et quels numéros d’acteurs !

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Après Training day, Fuqua nous plonge à nouveau dans un univers âpre et captivant aux côtés de flics “endommagés”.

Didier Verdurand :

Star Rating 6

Sandy Gillet :

Star Rating 5
Poussif, didactique et complaisant. Cet élite de Brooklyn ne se sauve in extremis que par ses acteurs tous très bons.


tenia24/06/2010 22:29 par tenia

Non, pour “l’élite du film noir” il fallait plutôt se tourner du côté de Herzog et Cage cette année-là (aussi surprenant que cela puisse paraitre). Moui, euh, non plus. :D Non, cela va au-delà de la simple sphère du film noir, je te l’accorde ! Disons que je suis surtout très peu fan [...] LIRE LA SUITE
ziterk24/06/2010 20:21 par ziterk

Non, pour “l’élite du film noir” il fallait plutôt se tourner du côté de Herzog et Cage cette année-là (aussi surprenant que cela puisse paraitre). Moui, euh, non plus. :D Non, cela va au-delà de la simple sphère du film noir, je te l’accorde ! LIRE LA SUITE
tenia24/06/2010 07:15 par tenia

Non, pour “l’élite du film noir” il fallait plutôt se tourner du côté de Herzog et Cage cette année-là (aussi surprenant que cela puisse paraitre). Moui, euh, non plus. :D LIRE LA SUITE

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