Morse (Let the right one in)

Låt den rätte komma in

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01 fév. 2009 Par Vincent Julé Star Rating 8

Après la série True Blood et le phénomène Twilight, le mythe du vampire confirme qu'il est à la mode avec Morse, tout frais vainqueur du Grand Prix du festival fantastique de Gérardmer. Mais est-ce aussi simple ? Car le film suédois de Tomas Alfredson ne s'inscrit pas, ou peu, dans le cinéma de genre. Il n'en a ni la couleur (blanche), ni le rythme (lent), ni les personnages (des enfants)... juste l'odeur (du sang). A l'instar d'un Aux frontières de l'aube ou de La sagesse des crocodiles, la figure vampirique est dans Morse un mal voire un mal-être aux résonances plus humaines que fantastiques.

 

Un postulat qui n'a rien de révolutionnaire mais qui en prenant la forme d'une chronique adolescente trouve une force évocatrice et poétique aussi inattendue que rare. L'histoire est celle d'une rencontre, la nuit dans un square enneigé comme dans les comédies romantiques. Sauf que la neige est épaisse, étouffante et ne s'arrête jamais. Il n'y a donc personne dehors, à part deux adolescents solitaires de 12 ans : le diaphane Oskar et la mystérieuse Eli. La nature de leur relation ne dit jamais son nom, entre amour et désespoir, amitié et innocence. La mise en scène lui est pourtant entièrement acquise en posant et pesant chaque plan, en jouant des symboliques avec subtilité et en gérant la violence avec un naturel déconcertant. Qu'elle soit suggérée au début ou assumée à la fin, elle permet de retrouver les codes et surtout les plaisirs du film de genre.

 

Mais le vrai tour de force de cette adaptation du best-seller nordique et vampirique de John Ajvide Lindqvist est la double lecture qui sous-tend tout le récit et le personnage d'Eli. Qui est-elle ? Comment vit-elle, et qui est ce vieil homme qui l'accompagne ? Ces zones d'ombre trouvent des réponses au détour d'un plan furtif ou d'une phrase anodine, mais qui font glisser pour ne pas dire basculer Morse dans une autre dimension, sombre, déviante, désespérante. De ce point de vue, la fin lumineuse laisse un étrange goût dans la bouche, et ce n'est plus celui du sang.



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Nicolas Thys :

Star Rating 9

Julien Foussereau :

Star Rating 9
Cette variation vampirique qui vient du froid fait chaud au coeur. Malgré une poignée de scènes éprouvantes, Morse stupéfait par sa tendresse, tour à tour violente, austère et contagieuse. Impressionnant.

Patrick Antona :

Star Rating 9

Bruno Laurent :

Star Rating 8

Laurent Pécha :

Star Rating 8
Le meilleur film de vampires depuis Aux frontières de l’aube.

Vincent Julé :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 7

Ilan Ferry :

Star Rating 7

Sandy Gillet :

Star Rating 7

Didier Verdurand :

Star Rating 5


Le Gluon30/12/2009 12:14 par Le Gluon

D’ailleurs, je reste persuadé que celui-ci se trouvait à la place d’Oskar 30-40 ans avant… Cette réflexion fut également la mienne à la fin du film! Il est superbe, ce “Morse”… Son atmosphère mélancolique, son rythme très posé, ainsi que l’aspect contemplatif de certains plans, m’a beaucoup rappelé “Trouble Every Day” de [...] LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau14/05/2009 23:12 par Jean-Noël Nicolau

Woooooo :o Juste ultime. :crette: 10/10 LIRE LA SUITE
Hate-craft15/03/2009 19:55 par Hate-craft

Mais j’ai pas bien compris pourquoi … lors d’un plan furtif, on voit le sexe de la petite; et j’ai eu l’impression de voir une cicatrice horizontale. Ce serait donc un garçon castré ? :quoi: Un ami m’a dit que dans le livre, on apprend que la petite fille est en effet un [...] LIRE LA SUITE

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