Crying freeman

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23 mai. 2007 Par Reznik Star Rating 4

 

Crying Freeman est typiquement le genre de film qui divise. Un film hommage avec son caractère nécessairement très référencé qui fait vibrer l’amateur du genre célébré pendant qu’il exaspère les profanes. Ici c’est le cinéma d’action asiatique des années 90 qui est à l’honneur. John Woo et Johnnie To sont les portes drapeaux de la vague esthétisante qui a submergé la production cinématographique à cette époque.

Tous les clichés (ou «ingrédients » pour rester objectif) du genre sont réunis et poussés à leur maximum : une mise en scène de poseur, beaucoup d’effets de tous types, un plan à haute teneur symbolique toutes les 5 minutes, des scènes de violence purement gratuites et irréalistes et enfin des dialogues solennels et théâtraux.
Ce dernier aspect ne pose pas de problèmes en présence de Walken, De Niro ou Pacino. En revanche avec des acteurs qui ornent plutôt les jaquettes de film sortis direct to vidéo (plus Tcheky Karyo branché sur son mode « carrière internationale » et donc en plein exercice de « quand t’as rien à dire, dis-le quand même ») ça peut devenir très pesant.

Un exemple très significatif qui souligne la gratuité de la violence et l’absence totale de recherche de crédibilité : nos 2 tueurs veulent descendre un ponte d’une triade et l’un a la cible dans le viseur de son fusil de précision. Tout semble réglé. Mais le belliqueux ne visera pas la tête mais préférera faire exploser le réservoir de la caisse du truand, ce qui ne manquera pas d’alerter les deux douzaines de sbires du gaillard et obligera notre Freeman à orchestrer une véritable boucherie en pleine rue au cours de laquelle il évitera 76 projectiles pour aboutir au même résultat (il bute le type).
Tout est dit.

Par ailleurs il est fort possible que le film comporte plus de plans au ralenti que d’images filmées à vitesse réelle. Les ralentis, utilisés judicieusement et à point nommé, peuvent sublimer une action (voir les films de W.Hill) voire en accentuer la portée dramatique (films de Peckinpah). Mais dans Crying Freeman c’est l’overdose.

Pourquoi 4/10 alors ? Tout simplement Crying Freeman compte tout de même quelques séquences qui valent le détour et le tout reste globalement facile à suivre.


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La Rédaction30/11/1999 01:00 par La Rédaction

Crying freeman

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