The Green hornet

Green hornet (The)




05 jan. 2011 Par Sandy Gillet Star Rating 7

 

Pour ceux qui débarquent, The green hornet est la transposition sur grand écran d'une série diffusée sur ABC en 1967 (en 1986 sur Canal+), elle-même « spin-off » d'un show radiophonique très populaire dans les années 30 intitulé The Lone Ranger. Elle n'a duré qu'une seule saison car n'ayant jamais rencontré son public et avait pour producteur exécutif/créateur, William Dozier, à qui l'on doit aussi le « splastick » Batman dont la deuxième saison battait alors son plein. Les choses auraient pu en rester là (la série a plus que vieilli tant visuellement qu'au niveau des intentions globales à la différence de, au hasard, Batman), mais c'était sans compter sur le culte qui entoure dorénavant Le Frelon vert généré surtout de par la seule présence de Kato, le fidèle assistant d'origine asiatique et maître en arts martiaux, aka Bruce Lee dont c'était là les grands débuts.

Depuis on a pu (re)voir le duo au sein de comics (entre 1989 et 1995) jusqu'à Tarantino qui rend explicitement hommage à la série via son Kill Bill premier du nom. Quant à une version cinéma (on mettra de côté le court-métrage français signé Aurélien Poitrimoult et le film de 1974 qui n'était en fait qu'un montage de plusieurs épisodes de la série uniquement réalisé pour surfer sur la mort de Bruce Lee), il s'agissait juste là d'un de ces serpents de mer qu'Hollywood affectionne tant puisqu'il aura fallu une bonne quinzaine d'années avant que finalement Gondry hérite du bébé. Lui qui ne s'est finalement intéressé au projet que pour faire plaisir à son fils, grand fan de la chose. De tout cela on ne partait pas grandement rassuré. Et pourtant à l'arrivée, la bonne surprise est au rendez-vous.

L'une des satisfactions est que le duo Evan Goldberg et Seth Rogen s'est emparé du matériau original pour en respecter l'arc narratif propre à satisfaire les fans tout en donnant au duo Kato / Green Hornet une profondeur que la série en 26 épisodes, n'avait jamais réussi à insuffler. Et à l'écran on sent bien que l'acteur Seth Rogen qui s'est donc « attribué » le rôle du Green Hornet, s'en donne à cœur joie passant sans problème du geek qui n'en revient pas d'être là à l'acteur maître d'œuvre d'un personnage qu'il endosse avec beaucoup d'aisance. Jay Chou que les aficionados de Shaolin Basket auront reconnu non sans peine, avait la lourde tâche de « faire oublier » Bruce Lee. Et franchement là aussi le pari est amplement gagné. Sa désinvolture physique doublée d'une morgue toute asiatique emportent rapidement le morceau tout au long d'un film sans temps morts et sans ventre mou. On n'oubliera pas de citer Cameron Diaz qui si elle n'a pas vraiment d'alter ego de même sexe dans la série rappelle tout de même le personnage de Mike Axford (joué par Lloyd Gough) qui était une sorte de journaliste spécialisé dans le crime organisé.

Ce crime organisé et autres gangsters étaient justement ce que combattait le duo masqué. Et c'est certainement là que la série trouvait ses limites et ce pourquoi elle n'a pas vraiment décollé auprès du grand public passionné alors par des « bad guys » disons plus excentriques ou invraisemblables. Et c'est, il faut bien le dire, là où pêche aussi un tantinet le film de Gondry au demeurant assez en retrait ici (difficile en effet de détecter la patte du réalisateur français qui à l'évidence s'est laissé porter par cette œuvre de commande sans trop forcer son talent). On a en effet droit à un méchant qui n'en n'est pas vraiment un. Interprété par Chistoph Inglourious Basterds Waltz, celui-ci est peu crédible mais est donc en cela fidèle à ce que proposait la série. Sans doute Goldberg et Rogen ne voulaient-ils point trop distraire le spectateur de ce qui les intéressait par-dessus tout à savoir les origines et la sédimentation d'une amitié dont il fallait creuser la motivation tout en affirmant leur credo : faire le bien en se faisant passer pour les méchants.

Bref c'est plaisant, bien enlevé, souvent drôle, aucunement déceptif et digne d'être prolongé par une suite. On émettra juste un doute sur l'utilité de la 3D dont l'apport visuel est quasi nul alors même que la fameuse « Black Beauty » aux phares verts (en fait une « Chrysler Imperial » complètement transformée en une sorte de « Batmobile » au look beaucoup moins excentrique mais tout aussi bourrée de gadgets à faire pâlir 007) aurait mérité que l'on souligne ses courbes avec plus de profondeur de champ et de culot. Qu'à cela ne tienne, la possibilité d'en apprécier sa plastique et sa fougue « frelonnesque » n'en demeurera pas moins mortelle sinon plus en 2D.



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Tonton BDM :

Star Rating 8
3 ans après “Délire express”, Seth Rogen et Evan Goldberg se servent du “Frelon vert” pour poursuivre leur réflexion rigolarde sur la masculinité et la représentation de l’héroïsme à l’écran, en axant plus particulièrement ici leur comédie sur la notion de “sidekick”. Enlevé et vraiment très drôle.

Sandy Gillet :

Star Rating 7
La mise en scène de Gondry (qui n’apporte rien) et un méchant banal à part, c’est plaisant, bien enlevé, souvent drôle, aucunement déceptif et digne d’être prolongé par une suite.

Didier Verdurand :

Star Rating 6

Stéphane Argentin :

Star Rating 6
Un peu trop omnipotent (acteur, producteur, scénariste), Seth Rogen alourdit ce divertissement décomplexé.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Un distrayant plaisir éphémère avec quelques éclairs de mise en scène stimulants mais pas assez nombreux.

Ilan Ferry :

Star Rating 6
Ecrit sur mesure par et pour Seth Rogen, un buddy movie drôle et attachant. Dommage que la gouaille prenne un peu trop de place.

Vincent Julé :

Star Rating 5

Patrick Antona :

Star Rating 3
Mal torché et scénario écrit sur un timbre-poste, Gondry et Seth Rogen l’ont joué petit bras sur ce coup-là. Seul moment punchy du film : la chanson “Nunchaku” par Jay Chou dans le générique final, c’est bien pauvre.


dodeskaden04/06/2011 14:56 par dodeskaden

ah tiens, je l’ai vu aussi, pas mal en fait dans mon lointain souvenir (avril) 7/10 LIRE LA SUITE
corto28/05/2011 08:21 par corto

ce que j’aime bien dans les films de gondry c’est le bricolage de ses films, l’inventivité de cette homme. là je suis pas fan. déjà pas fan de de seth. je trouve pas que le buddy movie fonctionne. le film reste sympa mais bon je suis de l’état d’euphorie après la [...] LIRE LA SUITE
FinnegansWake20/05/2011 11:12 par FinnegansWake

J’adore la scène où ils se bastonnent sévèrement la gueule tous les deux. Mais elle ne vaut carrément pas celle de Pinneapple Express. En plus c’était déjà Rogen, donc ça fait redite facile. Et les films “beginning”, là, ça devient insupportable. Se taper 2h, minimum, pour une mise en place, j’en [...] LIRE LA SUITE

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